27 décembre 2011

Que boit Lady Gaga?

On apprend aujourd'hui que Lady Gaga est très exigeante vis-à-vis de ses assistantes - journées interminables, nuits interminables, disponibilité de tous les instants. Au détour d'une plainte en justice contre la vedette, voici que sa dernière "Nounou" (car comment qualifier autrement quelqu'un qui la maternait à ce point?) révèle quelques facettes cachées de la vie de la chanteuse - si tant est que c'est son vrai métier. Je ne parle pas de la couleur de ses petites culottes - elle les montre abondamment dans son oeuvre filmée. Non, je parle de sa vie hors caméras.

vulgarité,vinLady Gaga (photo Giulio Pugliese)

Malgré ces sulfureuses, futiles mais lucratives révélations (que je vous invite à lire dans les Ga-gazettes), il y a une chose d'elle qu'on ne sait pas encore: que boit-elle?

Préfère-t-elle le Champagne, le Prosecco ou le Cava?

Le Pommard ou le Barolo?

La Napa ou la Sonoma?

Martini ou Campari?

La Romanée Conti ou le Clos des Lambrays?

Latour ou Cheval Blanc?

Petrus ou Angelus?

Smirnoff ou Eristoff?

Hennessy ou Martell?

Havana Club ou Bacardi?

Coke ou Pepsi?

Autant vous le dire tout de suite, je n'en ai aucune idée. Et même, je m'en contrefiche.

Mais si j'ai pu, ne serait-ce qu'une minute, amener un seul consommateur de "pipoles" à réfléchir au côté superficiel des stars dont on le gave; si j'ai pu, ne serait-ce qu'une seconde, lui faire percevoir qu'il y a une vie derrière les marques, le clinquant, la bestialité, le surfait, le plagiat, le copier-coller, le racolage, la vulgarité markettée, l'argent facile, alors je n'aurai pas perdu mon temps.

Auprès des autres, je m'excuse par avance de les avoir dérangés dans leur rêve éveillé. Je les laisse à leur Slut Academy, et à leur dilemme: à quelle Lady Gaga, à quelle Paris Hilton, à quel Justin Bieber devront-ils (ou elles) ressembler demain à l'école, à l'université, au boulot, au Carrefour, dans la vraie vie?

Ce qui, incidemment, me fait penser que même dans le vin, nous avons nos idoles kitsch, nos fausses valeurs, nos vacuités montées en neige.

Les starlettes montrent leurs culs; les grands crus montrent leurs prix. Le plus indécent n'est peut-être pas celui qu'on pense.

Et si je vous dis ça, ce n'est pas seulement parce que je ne suis pas dans le groupe cible, côté portefeuille. Non, c'est parce que je sais que le prix de revient à la bouteille ne dépasse jamais les 50 euros.

Bon, je sens encore que je ne vais pas me faire que des amis!