14 décembre 2011

Le vin bio vu de France et d'Allemagne

En prélude à sa 19e édition, qui aura lieu à Montpellier du 23 au 25 janvier prochain, le salon Millésime Bio diffuse une étude sur les habitudes de consommation des Allemands et des Français en matière de vin bio. L'enquête, réalisée en septembre dernier sur un échantillon de 2.000 personnes, a été commanditée à l'institut Ipsos par l'association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc-Roussillon. 

Une petite surprise: en terme de prix consenti à la bouteille les comportements des consommateurs des deux grands pays européens sont assez semblables; à savoir, environ 10,6 euros pour les Français, 9,6 pour les Allemands.

Dans les deux cas, c'est nettement plus que le prix moyen payé pour les vins de leur consommation quotidienne, mais moisn que pour leur consommation festive (respectivement 16,7 euros en France et 11,2 euros en Allemagne).

Mais contrairement à une opinion répandue qui prête aux Allemands une fibre verte, l'enquête démontre que les Français sont plus familiers des vins bios que leurs homologues d'Outre-Rhin (83% contre 63%), même si l'écart se resserre lorsqu'on parle d'achats: 39% des Français déclarent consommer du vin bio, contre 36% des Allemands.

Il faut dire aussi que la proportion de consommateurs de vin, bio ou non, est plus élevée en France: 32% des Français déclarent consommer du vin au moins une fois par semaine, contre 21 % pour les Allemands. Et 10% des Français déclarent en consommer tous les jours, contre 5 % en Allemagne.

Méfions nous cependant du déclaratif: même si le vin bio a vu ses ventes s'accroître en France de 8% l'an dernier, il ne représente toujours que quelques 322 millions d'euros. On est donc encore très loin des 39%...

De même, les prix cités semblent en peu surestimés.

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Allemagne, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vin, vin bio, france, allemagne |

16 mai 2011

Du vin bio, "nature"... et industriel

J'aimerais citer quelques lignes d'un papier de mon collègue Jérôme Van der Putt, amoureux des vins bio et nature, à paraître dans le prochain IVV:

"Pour la 2ème année consécutive, la foire FIVE (Feria International del Vino Ecológico) s’est tenue en avril à Pamplona, jolie capitale de la Navarre où il ne fait pas bon se balader quand on lâche les taureaux, début juillet, lors de la San Fermín.
J'y ai fait quelques belles découvertes, mais après avoir quand même trié au milieu de vins bio de tous acabits, parfois issus de processus totalement industriels et destinés aux grandes surfaces; tel ce vin zéro sulfites, vendangé à la machine sur un domaine de 250 hectares, levuré et filtré tellement stérile qu’il ne reste plus qu’un jus de bonbon aseptisé à l’arrivée. Pas ma tasse de thé !"

Je me demande depuis longtemps si l'industrialisation ne guette pas le bio, et même le vin nature. Faudra-t-il que les puristes lancent de nouveaux labels, de nouvelles certifications, pour éviter la récupération, la normalisation, la mystification?

Amis du vin sincère, Olif, Isabelle, Iris, Lilian..., à l'aide!