29 octobre 2011

Herdade da Comporta

Au dernier jour de notre périple à Setúbal, notre hôte Henrique Soares nous emmène déjeuner à Comporta, à l'entrée de la presqu'île de Troia, une longue langue de terre barrant le Sado, accessible par bateau ou bien au terme d'une assez longue virée par la route, entre vignes, dunes, pâtures et lagunes...

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Praia da Comporta

Vers une heure, nous arrivons à la plage, où se dresse un petit restaurant. Le lieu est charmant, avec un petit côté exotique, du sable blanc et fin comme on se l'imagine sous les Tropiques. Avec la cuisine locale (du boeuf, pour moi), nous dégustons le rouge de la quinta qui se trouve à un jet de pierre, l'Herdade da Comporta.

Herdade da Comporta 2007

Tinto 13,5% alc.
Aragonez, trincadeira, alicante, touriga franca. Sol sableux (qui l'eût cru?)
Au nez, du fruit rouge, du fruit noir, du pruneaun un côté presque muscaté (original, pour un rouge); en bouche, du cuir, de l'estragon, du poivron grillé,  du romarin, un poil de surmaturité; beaux tannins bien fondus. La finale évoque la frangipane, c'est riche, mais cela reste très buvable.

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15/20.

Plus d'info: http://www.herdadedacomporta.pt/

00:30 Écrit par Hervé Lalau dans Portugal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : portugal, setubal |

09 octobre 2011

Setubal: deux muscats d'anthologie

Suite et fin de mes notes de dégustation des vins de Bacalhôa, avec deux moscatels de Setubal d'anthologie...
Un tout petit rappel sur l'élaboration, d'abord: il s'agit de  muscat d'Alexandrie, ramassé à maturité, muté à l'alcool (le produit titre environ 17 degrés à l'arrivée, pour environ 130g de sucre jeune, mais aussi, et c'est plus original, élevé en vieilles barriques entre 5 et 10 ans selon les qualités. Et ces vieilles cuvées dépassent souvent les 200g de sucre.

L1040680.JPGLe chai à barriques de Bacalhôa


Moscatel de Setúbal 2005

Celui-ci est un millésime 2005, qui a passé 5 ans dans le bois.
Explosion de fruit au nez, confiture d'abricot mêlée d'épices (cannelle, notamment), mais aussi de quinquina, de foin, de rose fanée; en bouche, on part sur le café, l'abricot à nouveau, la frangipane. On en oublierait presque le sucre. On note par contre quelques jolies notes de vieux marc et une pointe d'acidité très bienvenue? Un vin qui se mange autant qu'il se boit, si vou svoyez ce que je veux dire... 17/20

Setubal.jpgA boire, à manger, à rêver...

Moscatel de Setubal "Moscatel Roxo" 1999

Ici, on a utilisé une variante rosée du cépage, le moscatel Roxo, qui délivre quelques tannins. Côté couleur, il n'y a guère de différence cet c'est le fut qui la donne, ces muscats ont la robe d'un vieil armagnac.
 Le nez parait plus simple au premier abord, sur des notes de cognac, mais d'autres arômes prennent bientôt le relais, notamment de la poire mure, des dattes, des prunes, et puis ine belle brassée d'épices. Attention, nous sommes face à un vin multidimensionnel! Un vin qui nous emmène au tréfonds de notre bibliothèques sensorielle; je vous donne ma version, mais je suis sur que vous pouvez en trouver d'autres. En bouche, je pars sur les raisins de Corinthe, le moka et l'essence de fleur d'oranger, l'alcool est là, mais bien integré; il donne même un côté aérien à l'ensemble   Le sucre ne domine pas, il se fond. L'acidité semble un peu plus élevée que dans le précédent, ce qui réveille les papilles. Grand vin d'amateur... à prix démocratique. 18/20


00:40 Écrit par Hervé Lalau dans Portugal | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, moscatel, muscat, setubal |