04 avril 2011

Le Rouge & le Blanc, N°100

Je reçois ce matin le dernier numéro du magazine "Le Rouge & le Blanc". Et pas n'importe quel numéro: le n°100.

En plus d'un quart de siècle (27 ans, pour être précis), cette revue libre de toute publicité, mais ni de passion ni de convictions, a trouvé une place unique dans le microcosme vineux francophone.

Ce n'est sans doute pas la plus chatoyante, la plus mode, la plus bling-bling, mais comme ses coups de coeur font plaisir à lire! Car ils sont authentiques, comme les vignerons auxquels ils se rapportent.

Leurs coups de griffe, aussi, sont authentiques, car qui aime bien châtie bien.

Tiens, dans le N°100, il y a un reportage sur les Champagne de l'Aube. Un thème que je connais un tout petit peu pour avoir visité Veuve Devaux cet automne. Mais là, c'est autre chose: 17 pages de dossier serré, argumenté, illustré, non par de jolies quadrichromies, mais par de vraies notes de dégustations, et de vrais portraits de vrais vignerons. Toute ressemblance avec le dossier sur le même thème dans Cuisine & Vins de France de ce mois serait non seulement fortuite, mais très vague.

Comme quoi, bien sûr, les sujets sont importants, mais le regard qu'on leur porte encore plus. Beauty is in the eye of the beholder, disait Shakespeare...

A lire aussi dans ce numéro, une entrevue avec Olivier Humbrecht, et puis un supplément "Le vin & les mots".

A toute l'équipe du Rouge et du Blanc (que je ne connais pas, à part Jean-Marc Gatteron), bravo et merci. Continuez votre oeuvre utile, votre croisade intéressante et désintéressée.

 

 

10:28 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin, vignoble, presse vineuse | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

11 mars 2011

Quand Decanter interroge ses lecteurs

Le magazine britannique Decanter va publier un article sur les Cabernets californiens, millésime 2007, où il vantera leur équilibre et leur fraîcheur. Mais sur son site, il a interrogé ses lecteurs à ce sujet. Et ceux-ci apparaissent pour le moins dubitatifs: 39% sont d'avis qu'on trouve encore beaucoup trop de bombes fruitées et hors de prix dans cette catégorie de produits. Et 18% qu'on ne peut pas se faire une idée sur un seul millésime.

Comme quoi la presse ne peut jamais aller tout à fait à l'encontre du public. Mais que Decanter publie ce genre de choses, qui mettent directement en question un de ses articles, je trouve ça plutôt sympa. On a beau être la "meilleure revue du vin au monde" (c'est en tout cas ce qu'ils prétendent sans fausse modestie), on laisse le lecteur s'exprimer, et ça, c'est bien.

00:32 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Tags : decanter, vin, vignoble, presse vineuse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |