03 août 2011

Eloge du tannat

Olivier Bourdet-Pees (Plaimont Producteurs) était un des intervenants du colloque "Tannat/Madiran-Uruguay", qui s'est tenu lors de Vinexpo 2011. Fort à propos, à mon sens, il a rappelé l'importance de préserver des cépages moins diffusés, comme le tannat, alors qu’aujourd’hui, en France, 20 cépages représentent 86% du vignoble.

"Nous devons les défendre pour faire valoir notre typicité de production. Parler du tannat aujourd’hui, c’est aussi contribuer à la diversité des vins, des goûts et des émotions."

tannat,uruguay,vin,vignoble,madiranGrappe de tannat (photo Pancrat, conservatoire du vignoble charentais)

Pour Bourdet-Pees, paradoxalement, qu’il soit aussi présent en Uruguay permet de porter de message sur le continent américain où prédominent les grands cépages internationaux. Il observe aussi que le tannat est l’ambassadeur des vertus d’une consommation modérée de vin car il présente une grande richesse en polyphénols totaux.

PS. N'oublions pas les quelques AOC et IGP françaises qui proposent également du tannat à leur "assortiment", comme Irouléguy, Côtes du Brulhois, Saint Mont, Saint Sardos, Tursan ou même Cahors...

Plus d'info: Victorine Crispel, l'Agence Vini Fera, v.crispel@lagencevinifera.fr

28 décembre 2010

Charlotte, vingt ans déjà

Il y a vingt ans jour pour jour, je me levais pour partir au boulot. Ma femme m'a retenu: "Je crois que c'est pour aujourd'hui". Changement de programme, on part à la clinique. Trois heures plus tard, Charlotte était née. Avec Charlotte, les choses ne traînent pas.

Cliché 2007-04-29 12-37-39.jpgCharlotte, 20 ans déjà

Si Charlotte était une voiture, ce serait une Mini Cooper. Diesel. Parce qu'elle est rapide, qu'elle a du style, mais aussi de l'endurance.

Si Charlotte était un animal, ce serait un écureuil. Curieux de tout, toujours sur le qui-vive, sensible, mais assez réfléchi pour penser à faire son stock de noisettes pour les mauvais jours.

Si Charlotte était un vin, ce serait un rouge de Loire, vif, fruité, avec du velouté en bouche. Un vin d'auteur, un vin d'artiste.

Bon, vous l'avez compris, j'aime très fort ma fille et je suis fier d'elle. Je suis sûr qu'elle fera son chemin dans la vie. Elle est en 3ème année d'histoire - et oui, je lui ai passé cette passion-là.

Je ne suis pas sûr d'avoir été le meilleur père qui soit - je suis assez soupe au lait, et j'ai été souvent absent. Mais ce n'est ni le moment ni le lieu de m'apitoyer.

Si je vous en parle, c'est parce que je me dis que c'est un cadeau original: vous ne la connaissez pas; aussi, vous la vanter, c'est totalement désintéressé.

Et puisque sur ce blog, tout finit, non en chansons, mais en vins, je vous signale, amis soiffards, que nous boirons aujourd'hui deux vins de son année, 1990.

Un Coteaux du Layon Rochefort de chez Grosset. Et un Madiran Domaine de Mourchette. Je suis curieux de voir s'ils s'épanouiront aussi bien que notre Charlotte.

11:37 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : charlotte, vin, vignoble, grosset, madiran |