30 janvier 2012

http://vinsdeloire.info

Ca fait un petit bout de temps que je n'ai pas surfé sur le site des Vins de Loire, http://vinsdeloire.info

Comme je visiterai bientôt le salon d'Angers, j'ai voulu vérifier s'il y avait du nouveau.

La réponse est oui!

Je n'ai pas bien compris des nouveaux slogans, sauf qu'à l'évidence, l'Asie prend de plus en plus de place dans le marketing ligérien.

Quant à l'illustration, j'ai du mal à la relier à un vin de Loire en particulier. Un vin légèrement rosé, mais qui a de la cuisse...

Vin de Loire Info.jpg

 

A moins, bien sûr, que le site des vins de Loire ne soit plus celui des vins de Loire.

Fin de contrat? Hacking?

S'il y a un Asiatique dans l'assistance et qu'il peut me traduire ce que propose cette dame...

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : loire, vin, asie |

01 octobre 2011

Chinon, jeune et vieux

Voici un Chinon beaucoup plus jeune que ceux dégustés sur place voici quelques jours par mes copains Marc et Jim  le 2009 de Baudry-Dutour. Vieilles vignes, quand même.

Et j'aime ça.

Chinon-2009.jpg

Meilleur demain?

Parce que c'est mûr, mais pas trop - pas de poivron en vue, mais de la groseille. Pas d'écurie, ni de renard, mais une belle bouche suave, pleine de fruit rouge. Des tannins si soyeux qu'on croirait qu'il n'y en a pas, d'abord, mais ils sont bel et bien là pour tenir l'ensemble, comme la trame d'un bon drap des Flandres. C'est assez long, fluide, sans problème.

Aurais-je mieux fait de l'attendre? Pas sûr. J'en garde une bouteille et je vous en reparle dans 10 ans? Chiche!

Au fait, pour reparler des vieux vins, qu'est-ce que j'apprends? Que le Comme Chez Soi, l'un des restaurants les plus cotés de Bruxelles, une institution de la gastronomie belge, met en vente 3000 de ses vieux vins. Sans surprise, ce sont presque tous des grands Bordeaux. Y compris une verticale de 10 ans de Pétrus.

Non que ça m'intéresse tellement en qualité de buveur (ni d'investisseur).

Non, ce qui m'intéresse, c'est la raison invoquée par le patron: "Il faut faire de la place pour de nouveaux vins, les clients aiment les vins plus jeunes".

Si la clientèle d'un établissement aussi classique que le Comme chez Soi dit ça, on se demande où l'on pourra continuer à boire des vieux vins en restauration...

Et "Comme chez Moi", ce soir, ce sera donc du Chinon 2009.

Hervé

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chinin, loire, baudry |

28 septembre 2011

Quarts de Chaume Grand Cru

Vieux et long fleuve vineux, la Loire, curieusement, n'avait pas jusqu'ici de Grand Cru. L'oubli est réparé avec l'accession à ce statut de Quarts de Chaume (l'INAO a donnné le feu vert, il ne reste plus qu'au Ministre à apposer sa signature). Et pour faire bonne mesure, la Loire inaugure aussi un Premier Cru: Chaume, toujours dans cette région bénie par le Layon (plutôt que par la cryoextraction).

Merci à mon ami Jim Budd pour cette excellente nouvelle, et espérons que les producteurs auront à coeur de justifier cet honneur.

22:19 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaume, quarts de chaume, loire, vin, vignoble |

30 juin 2011

Quel avenir pour le Muscadet?

Les Crus? L'IGP? Ou bien, No future?

Voyez un peu ce qu'en pense Michel Smith sur les 5 du Vin (et bientôt, dans Cuisine & Vins de France). C'et ICI

Les commentaires aussi sont intéressants.

12:26 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, loire, muscadet |

08 mars 2011

Le Sauvignon en V.O...

Un court extrait d'un dossier écrit à 4 mains avec mon ami Marc Vanhellemont et publié dans le dernier IVV. Le sujet: les blancs du Centre-Loire.

Juste pour vous mettre le silex à la bouche...

sauvignon, loire, sancerre, pouilly, roumet, In Vino VeritasA droite ou à gauche, des vignobles

LES TERROIRS DE SANCERRE ET DE POUILLY

Pourquoi fait-on du Sancerre à Sancerre et pas à Marlborough ? Sans doute un peu à cause des sols. Révisons donc ceux du Sancerrois.

 

• Les Silex: Les "cailloux", comme on les appelle ici, se trouvent surtout en bord de Loire.
Ils accumulent facilement la chaleur et la restitue aux raisins, qui mûrissent plus vite. Les vins issus de ces terroirs sont généralement assez durs et fermés pendant leur première année, mais s’ouvrent ensuite ; ils sont puissants, tranchants et présentent un bon potentiel de vieillissement. Le sauvignon de silex présente souvent des notes épicées et de pierre à fusil.

• Les Terres Blanches: Ces sols mêlant argiles et calcaires sont assez froids et ralentissent la maturation des raisins ; ce qui n’a pas que des inconvénients, car les raisins récoltés plus tard sont généralement très sains. Les vins de terres blanches ont besoin de temps pour s’ouvrir ; ils présentent généralement des nuances florales et végétales au nez, mais des bouches assez rondes. Ils sont élégants. Leur potentiel de garde est important.

• Les Caillotes: Ce sol de pierre calcaire est une couche de surface (40 cm au maximum). Les vins qui en sont issus sont à la fois vifs et fruités, avec une certaine tendresse. Ce sont souvent les premiers prêts à boire.

• Les Marnes Kimméridgiennes: Assez rare à Sancerre (la Côte des Monts Damnés en est un bel exemple), les marnes produisent des vins assez longs à s’ouvrir, mais équilibrés, fruités et suaves.

Et merci à Benoit Roumet pour la matière première...

07 mars 2011

Et si on créait une marque de Cabernet d'Anjou?

Il n'y a pas que les grands groupes américains ou australiens qui misent sur les marques dans le vin: Castel aussi. Le groupe a des ambitions en Loire, depuis le rachat de Friedrich et Sautejeau. Aussi a-t-il créé de toutes pièces la marque Plessis-Duval pour le cabernet d’Anjou. Et ça marche: avec 3 millions de bouteilles en 2010, elle est en passe de devenir un des ténors de l'appellation. Et pour faire bonne mesure, elle a obtenu le label “Saveurs de l’année”.

Pas convaincus? On voit bien que vous ne pratiquez guère la GD. Tout y est possible, ou presque, à condition d'y mettre le prix.

 

06:15 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, loire, anjou |

18 février 2011

Robert Parker en route pour Remouillé

Comme moi, vous avez sans doute été surpris que Robert Parker confie certaines de ses régions fétiches comme la Californie à de nouveaux disciples. Je suis en mesure de vous en donner la raison véritable.

C’est que le grand Bob vient d’apprendre que le Gros Plant du Pays Nantais va finalement passer AOC. Et il veut être le premier à pouvoir émettre un jugement sur la nouvelle appellation. Son jet privé, le Woody One, est attendu d'un jour à l'autre sur l'astroport international de Remouillé (44140). M. le Maire a fait pavoiser la Salle des Fêtes, juste au cas où. Fébrilement, la fanfare municipale répète le Star Splangled Banner. Pour cette fois, le trombone jouera du piccolo, car il paraît que Bob se pique d'élégance, à présent.

loire,gros plant,vin,vignoble,parkerRemouillé, ze blason

Dans le même temps, la clientèle asiatique est dans l’expectative, le négoce londonien s'affole (blanche), le buzz l'éclaire et les spéculateurs spéculent: quand les trois lettres magiques vont-elles réellement pouvoir orner les étiquettes? Millésime 2011 ou 2012? Cet insupportable suspense, digne d’un soap brésilien, est en passe de reléguer les Primeurs de Bordeaux au rang d’actualité locale.

Bon, je rigole, mais le Gros Plant revient de loin. Lors de la mise en place de la réforme européenne, qui prévoit la disparition des VDQS, en 2007, les producteurs ont d’abord pensé se rabattre sur l’Indication Géographique de Provenance (IGP), afin de pouvoir maintenir leurs rendements. En 2009, retournement de tendance, une nouvelle assemblée des producteurs opte pour l’AOC et formule une demande officielle en ce sens auprès de l’INAO (Q).

Celui-ci est beau joueur et la lui accorde: le nouveau décret est prévu pour mars 2012, prédit mon ami Jim Budd. Il faut dire que le plus gros de l’aire du Gros Plant est déjà classé AOC, et depuis 1937. C’est en effet à peu de choses près la même que l’aire du Muscadet.

Certes, la folle blanche n’est pas le melon de Bourgogne. Certes, l’aire du Muscadet elle-même est sans doute un peu large – d’ailleurs, les ventes ne suivent plus.  Mais justement, à l’heure où le Pays Nantais se cherche un second souffle, l’INAO (Q) aurait eu mauvaise grâce à ne pas encourager une démarche qualitative, même de dernière minute.

Alors, bon vent à l’AOC Gros Plant, et sortez les crustacés!

On suivra quand même avec attention le dossier – l’aire de production va-t-elle être restreinte? Les rendements mieux respectés? C’est là l’enjeu. Et c'est à cette aune-là qu'on mesurera les véritables ambitions du nouveau système de "mentions de qualité" chapeauté par l'INAO (Q).

Les sigles, c’est bien, mais ce serait vraiment dommage de retrouver sous l’AOC... de l’eau citronnée. Même si Bob prône l'élégance, entre mouillé et Remouillé, il y a plus qu'une nuance...

12:39 Écrit par Hervé Lalau dans Loire, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : loire, gros plant, vin, vignoble, parker |

03 janvier 2011

J'ai ouvert La Grille

Le jour de l'An, j'ai débouché une bouteille retrouvée au hasard d'un rangement dans ma cave. Le genre de petit miracle qui fait remonter à la surface quelques bons souvenirs presque oubliés.

Nous étions en vacances à Ballan-Miré, près de Tours. C'était au mois d'avril, en 2005. Nous sillonnions la Touraine pour faire découvrir aux enfants quelques châteaux et villes de la Loire. J'ai une faiblesse pour les vins de la région, cabernet franc et chenin, en particulier. Et l'alibi culturel, c'est encore ce qui marche le mieux pour y traîner sa famille!

Au retour d'une visite à Chinon, je me suis arrêté au Château de La Grille, dans la montée vers Azay.

La Grille.jpgLe Château de La Grille (Photo H. Lalau (c))

A l'époque, les Beaudry-Dutour n'étaient pas encore aux commandes, c'est l'ancienne propriétaire (peut-être Mme Gosset?) qui nous a reçus - ses deux gros chiens effrayaient les enfants, elles les a vite rentrés. Au caveau, j'ai dégusté quelques vins, j'en ai acheté de deux millésimes, 1996 et 2000, si ma mémoire est bonne. Juste 6, panachés, 3 et 3. Car j'avais quelques doutes: je trouvais les vins assez boisés. Mais j'étais là, je me suis dit qu'il y avait de la matière, et que le tout se fondrait peut-être avec le temps. Des copains m'avaient parlé de ces vins en bien.

Le problème, évidemment, c'est que je n'ai guère laissé le temps faire son oeuvre. Des trois 96, j'en ai bu un quelques mois après notre retour - correct, mais toujours très "grillé", et j'en ai donné deux à des amis.

Les trois 2000? J'ai dû en boire deux au cours des années qui suivaient, ils ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. La deuxième bouteille, ce devait être en 2005, je l'ai trouvée fermée. Sans doute le mauvais moment pour la déguster. Et je me suis bien juré de ne plus acheter ce type de vin. Car quoi, vous le savez si vous lisez ce blog, je suis d'abord un nasal.

Et voila que la semaine dernière, je retrouve une bouteille de ce lot. Je l'ouvre, je l'aère un peu, et là, surprise, elle est pleine de fruit. Et même de fruit frais - mûre, cerise du nord, garriguette. En bouche, le fumé prend le relais, mais il est très bien intégré, et le fruit revient, poussé par l'acidité. Puis vient le bouquet final, tout s'assemble comme les pièces d'un puzzle. Des notes animales déboulent, comme sortant d'un sous bois, où s'ouvriraient les campanules et les violettes.

C'est un moment rare. Dix ans, et pas une ride. Ou plutôt, dix ans, et plus une ride, mais une sorte de majesté, de grâce aérienne. Vous vous rappelez Sophie Marceau dans La Fille de D'Artagnan? Un frais minois, mais du caractère. De belles rondeurs là où il faut, mais une fine lame bien affûtée sous les dentelles... Une jolie fleur toute juste épanouie dans un jardin noble qu'on ne visite pas tous les jours...

Alors, ça ne valait pas le coup d'ouvrir La Grille?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loire, touraine, chinon, la grille, vin, vignoble |

23 décembre 2010

L'Hurluberlu, vin allégorique

Ca bouge, à Waterloo. La morne plaine (à ce qu'on dit) vient d'accueillir un nouveau supermarché totalement consacré au bio. En lieu et place d'un Go Sport.

Ce qui tendrait à prouver que les Waterlootois sont plus gourmands que sportifs, mais je digresse.

Le nouveau magasin s'appelle Séquoia, c'est le 3ème du genre, ils tous proches de Bruxelles, et on y trouve une foule de produits bio, aux marques souvent confidentielles sauf pour les inititiés. D'ailleurs, quand on entre là, on a un peu l'impression de changer de monde. Sensation d'espace, ambiance un peu zen, drôles d'emballages, et je ne vous parle pas du look de certaines clientes. Diversity, brothers & sisters. Le bobo, parfois, ça fait mal... aux yeux. Mais un mien copain qui affectionne les anoraks orange et les t-shirts aux motifs porcins me dit que je suis vieux jeu avec mes cravates et mes vestons, alors...

Bref, ce magasin possède un petit rayon vin, et c'est là que j'ai déniché L'Hurluberlu, un Saint Nicolas de Bourgueil que j'avais déjà croisé lors d'une dégustation IVV, mais dans un autre milllésime. Celui-ci, c'est le 2008. Bouteille bordealise légère, capsule à vis, look résolument jeune, on est guère dans les canons traditionnels de ce petit morceau de Loire bien tranquille, mais j'ai voulu vérifier ce qu'il y avait dedans. Bien m'en a pris, car j'aime ce vin, et bien au delà de sa présentation.

Hurluberlu.jpgLe vin de terrasse par excellence (enneigée, la terrasse, s'entend).

Pour son fuit très pur (fraise, cerise, framboise groseille, on croirait une confirure aux 4 fruits, sauf que ça n'a rien de confituré), sa vivacité, son petit côté espiègle aussi, en bouche - du genre: tu m'as mls sur ta langue, tu ne vas pas en avoir de regrets, j'y suis j'y reste. Et un joli grain. Comme on dirait d'un grain de peau, si vous me passez l'allégorie rudement érotique pour une veille de veillée de Noël.

Bref, beaucoup de présence, de prestance, un vrai seigneur en habits de maraud. Un vin vrai qui vous fait chaud à l'âme et même au reste, si vous voyez ce que je veux dire.

Je l'ai dégusté bien frais, pourtant - il faut dire qu'actuellement, j'ai agrandi mon frigo aux dimensions de ma terrasse, c'est l'avantage de ce joli début d'hiver... En plus, comme ma rue n'est pas déneigée, je ne suis pas tenté de rouler. Et donc je bois. Allez-gorique!

 

 

 

 

 

22 décembre 2010

Pas de bulles en IGP de Loire

Le Journal du Vin publie cet entrefilet qui me laisse songeur: "Les producteurs de vins de pays du Val de Loire ont fait machine arrière, et ont finalement abandonné leur projet de mettre sur le marché des vins de pays effervescents, avec la mention Loire sur l’étiquette. Le projet avait fait beaucoup de bruit dans le vignoble ligérien, et avait notamment soulevé l’hostilité des vignerons d’appellation. Le syndicat des vins de pays a donc décidé de ne pas l’inscrire dans son cahier des charges, qui sera en vigueur pour les vendanges 2011."

A ma connaissance, il n'y a plus de vins de pays en France ni en Europe, juste des IGP et des AOC/AOP, ou bien des vins sans indication de provenance.

Si le Journal du vin fait allusion aux IGP du Val de Loire (dont la "raison sociale" reste à définir), je ne vois pas en quoi le fait qu'ils soient ou non effervescents change quoi que ce soit à leur provenance (l'IGP reconnaissant un territoire, pas un terroir, et ce territoire ayant démontré depuis des lustres qu'il était propice à la bulle).

Si leur syndicat (ODG?) s'oppose à ce qu'on inclue des effervescents dans leur cahier des charges au nom d'une concurrence possible avec les AOC de la région, je trouve ce scrupule bien curieux: pourquoi juste les effervescents? Et puis, se rogner ainsi volontairement les ailes n'est-il pas contraire à la philosophie du nouveau système européen qui prétendait libérer les vins hors AOC des contraintes qui pesaient sur eux, afin de les aider à concurrencer les pays tiers?

Vraiment, je ne vois aucune raison objective à ce revirement, mais plutôt la marque d'un marchandage entre opérateurs.

 

22:45 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, terroir, territoire, igp, loire |

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