10 septembre 2010
Lustau East India Solera
Je rebondis sur les échanges de commentaires de mes amis Luc Charlier, David Cobbold, Alain Leygnier et Michel Smith, nourris de jazz et de bon vin. Au détour d'un post, ce dernier évoque Lustau et son East India Solera.
Magie du direct, au même moment, je reçois ce texte d'un autre complice, Marc Vanhellemont, qui détaille ce vin!
Sans plus lanterner, le voici (attention, côté affect, c'est du lourd)...
"L’ambre rouge de sa robe reflète quelques nuances marron et dorées dès le verre agité. Mais que sent-on, quels effluves s’exhalent à foison de cet obscur breuvage? Serait-il venu d’Orient chargé d’épices douces et piquantes, d’essences rares, de poivre de la côte des Malabars? Peut-on en boire, n’est-ce pas trop de voluptés réunies en un seul verre ? Dès la première gorgée, nous voilà transportés des amandes, figues sèches et noires olives hispaniques jusqu’aux confins asiatiques peuplés de parfums sucrés.
Suave, il coule sur la langue qui s’alanguit dès l’orange confite goûtée, dès la pointe du moka perçue, dès la fraîcheur du citron comme par miracle ressentie. C’en est trop, fermons nos yeux et laissons jouir nos papilles.
Jadis les tonneaux de ce type de Jerez servaient de lest aux bateaux. Le roulis de la route des Indes les affinait et leur donnait ce parfum de soleil levant. Fait d’une majorité d’Oloroso coupé du liquoreux Pedro Ximenes, il titre 20° et appartient à la gamme des Cream."

09:31 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : vin, vignoble, xérès, jerez, sherry |
19 août 2010
Neuf bodegas de Jerez condamnées pour entente illicite
Neuf bodegas de Jerez et le Consorcio Regulador de la DO ont été condamnés par la Commission Nationale espagnole de la Concurrence à une amende de quelque 6 millions d'euro pour entente sur les prix. Les faits se sont déroulés entre 2001 et 2008.
Il s'agit des Bodegas Williams & Humbert (condamnées à 2,3 millions euros), Bodegas José Estévez (1,25 million), Bodegas Barbadillo (900.000 euros), Bodegas González Byass (870.000 euros), Bodegas Emilio Lustau (400.000 euros), Bodegas Pedro Romero (240.000 euros), Bodegas J. Ferris (135.000 euros) et Caydsa (28.000 euros). La neuviève bodega impliquée, Bellavista, condamnée à 670.000 euros, a été exemptée du paiement, en raison de sa coopération avec la Commission. C'est elle, en effet, qui a dénoncé les faits. Ce qui ne devrait pas la rendre très populaire parmi ses consoeurs...
Une telle entente serait plus choquante si les prix du sherry n'étaient pas aussi bas, et ce, depuis des années! S'entendre sur un prix minimum, quand le produit est à ce point bradé, c'est peut-être légalement condamnable, mais dans les faits, on peut comprendre...
D'autant qu'ailleurs sur la planète vin, combien de syndicats de producteurs réclament des prix minimum?
00:20 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : jerez, sherry, espagne, vin, vignoble, concurrence |


