16 octobre 2011
La Suisse achète moins de vins français
En dix ans, entre 1999 et 2009, la France a vu ses exportations vers la Suisse passer de 70 millions de litres (dont 7,5 millions de litres d'effervescents) à 44,2 millions de litres (dont 4,7 millions de litres d'effervescents). Sa part de marché est tombée de 36 à 23%.
C'est l'Italie qui bénéficie le plus de ce fléchissement de la France, aussi bien du côté des effervescents que des vins tranquilles. En termes relatifs, les plus belles progressions sont le fait de l'Allemagne (qui a triplé ses expéditions vers la Suisse, à 3,8 millions de litres) et du Portugal (qui les a doublées, à 4,4 millions de litres).
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Source: France Agrimer/Onivins
10:50 Écrit par Hervé Lalau dans France, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26 mars 2011
Vin français: simplifier ou expliquer?
"Les vins français doivent revenir plus accessibles aux consommateurs, plus compréhensibles, moins ésotériques, moins élitistes, déclarait récemment Anne Haller, de France Agri Mer. Se basant sur un étude commanditée par l'office de promotion agricole français, elle enfonçait le clou: "Les consommateurs veulent bien boire du vin français mais pour eux ce doit être un service facile, ils ne souhaitent pas faire des efforts, être éduqués".
C'est dommage, parce que la mission d'explication, c'est justement celle de la presse. Je ne compte donc pas sur France Agri Mer pour m'y aider.
C'est dommage aussi pour les gens qui s'évertuent à faire des vins "compliqués" - je veux dire, autre chose que les 5 grands cépages mondiaux, tous hyper-concurrencés. Autre chose que des vins évidents.

"Bon alors pour simplifer votre acte d'achat, on a maintenant deux types de rouge en France, la bouteille haute et la bouteille basse. Vous mettez les étiquettes que vous voulez, c'est la cuvée Agri Mer"
C'est dommage, parce que j'ai du mal à comprendre comment France Agri Mer entend faire passer le message français avec le type de vins qu'il prône. Suggère-t-il de jouer uniquement sur le prix? J'ai le regret d'annoncer à Mme Haller que sur ce chapitre, à cépage égal et à qualité égale, nos amis Australiens, Sud-Africains et Chiliens sont plus que compétitifs. L'entrée de gamme, ils connaissent. Le premium aussi. Ils y sont même souvent plus forts que nous. Simplifier, dans ce contexte, cela risque fort de faire perdre au vin de France son "unique selling proposition".
Mais de qui au juste France Agrimer est-il le porte-drapeau, avec sa "simplification"?
A l'évidence, pas des petits Bourguignons épris de leurs climats et cherchant à affirmer leur différence. Quitte à l'expliquer. Au risque de vous surprendre, tous les consommateurs étrangers ne sont pas décérébrés; il y en a même qui demandent de l'info.
Non, je pense que cette approche "basique" s'adresse plutôt aux grands faiseurs cherchant à écouler leurs volumes à l'export, alors que le marché français se rétracte. Mais cette France là me rend plutôt... aigre et amer.
Au fait, les deux types de producteurs ne financent-ils pas France Agri Mer?
00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Bourgogne, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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