20 mars 2015

Forza les cépages corses!

La réappropriation de leur patrimoine ampélographique par les vignerons corses est une carte importante à jouer, pour la reconstruction d'une image positive du vin corse, notamment sur la Côte orientale.

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La "plaine" orientale est plus vallonnée qu'on ne le croit. Photo (c) H. Lalau 2014

 

Si le sol et le climat se prêtent à une viticulture qualitative, autant faut-il encore éviter le piège des cépages internationaux. Dans cet état d’esprit, le Centre de Recherche Viticole de Corse s’est doté dès 2000 d’un conservatoire des variétés autochtones. L’une d’elles, le Biancu Gentile, a été rapidement repérée, notamment par Antoine Arena à Patrimonio, le premier à en planter, suivi d’Yves Canarelli à Figari. Cette adhésion de vignerons prestigieux a été un élément déclencheur pour leurs homologues de la Côte Orientale: c’était la preuve que les anciens cépages pouvaient détenir une des clés du renouveau.
Aujourd’hui, le Biancu Gentile se rencontre dans quelques cuvées de la Côte Orientale, de même que le Minustellu, un autre rescapé du passé. Les autres, comme le Moresconu, le Genovese, l’Aleaticu, le Carcajolo, le Rossola Brandinca… commencent à compléter et enrichir les assemblages avec les Vermentinu, Niellucciu et Sciaccarellu.
Mais l’AOP Vin de Corse (dont l’aire correspond grosso modo à la Côte Orientale, les autres zones ayant des sous appellations ou des AOP à part entière) reste frileuse en termes de pourcentages de ces «nouveaux anciens cépages» dans les assemblages. Espérons que les choses évoluent afin que la gamme des vins proposés puisse s’étoffer, les assemblages se complexifier, et que revive ce joli passé des plants insulaires.

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07:31 Écrit par Hervé Lalau dans Corse, France | Tags : corse, cÉpages, nielluciu, minustrellu | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

17 juillet 2014

Clos Culombu

De tous les vignobles de Corse, celui de Calvi est le seul que je n'ai pas visité. De passage à Corte, j'ai eu l'occasion de déguster le vin du Clos Culombu, qui me servira pour l'instant de mètre-étalon... au moins en rouge.

C'était le millésime 2012.

L'assemblage fait la part belle au Nielucciu (50%) et au Sciaccarellu (30%), complétés de syrah et de grenache.

Le nez surprend par son côté épicé (poivre, anis, fenugrec), qui ferait presque oublier le joli fruité (groseille, cerise mûre); épices que l'on retrouve en bouche; celle-ci, tout en fluidité, présente des tannins bien ronds, la finale laissant une belle impression de fraîcheur fruitée.

Une bouteille tout à fait recommandable, de quoi donner un air de vacances corses à votre prochaine grillade. Et plus si affinités.IMG_4052.jpg

Plus d'info: Clos Culombu

 

 

09:43 Écrit par Hervé Lalau dans Corse, France | Tags : corse, calvi, clos culombu | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |