12 janvier 2015

A Dijon, la culture du vin... bientôt à l'hôpital!

Le projet fait moins de bruit que la "Cité des Civilisations du Vin" de Bordeaux, mais Dijon accueillera bientôt une des Cités Internationales de la Gastronomie (au même titre que Lyon, Chevilly-Larue/Rungis, Tours et Beaune), et plus particulièrement le pôle de référence pour la culture de la vigne et du vin. 

Pour la petite histoire: tous les candidats à l'appel d'offre de l'Etat ont gagné (Versailles a retiré d'elle même sa candidature). On se croirait au bac!

Quoi qu'il en soit, le projet dijonnais, chiffré à quelque 200 millions d'euros, devrait ouvrir ses portes en 2018.

A ce projet s'adossera un tout nouvel "écoquartier" d'habitations et de commerces sans rapport avec le vin, et qui posent d'emblée le problème de la cohérence architecturale avec les bâtiments (classés) de la cité elle-même. On dirait plutôt que la municipalité entend faire cofinancer le projet par les futurs propriétaires et locataires des espaces ainsi créés!

Mais le plus intéressant est le lieu choisi pour l'implantation de la cité: il s'agit de l'ancien hôpital général de Dijon. La culture du vin prenant le relai de la santé: tout un symbole!

Pour les plus curieux, voici un plan du futur site (où l'on voit bien l'importance du pôle hôtelier et du pôle commercial dans le projet).

dijon,cité de la gastronomie

08:27 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Tags : dijon, cité de la gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

21 janvier 2013

Cité de la gastronomie: le gouvernement décide de ne pas décider

Cinq villes postulaient pour le titre (envié?) de capitale de la gastronomie française, et surtout, pour la mise en route d'un projet de cité de la gastronomie: Lyon, Dijon, Beaune, Tours et.. Chevilly-Larue (tout près du MIN de Rungis).

Le gouvernement devait trancher ces jours-ci, il reporte sa décision au mois d'avril; et se dirige plutôt vers la mise en place d'un "réseau" de plusieurs villes. Histoire de ne faire de peine à personne?

Mais après tout, à quoi bon? Avons-nous vraiment besoin d'une cité de la gastronomie? N'avons-nous pas plutôt besoin d'une bonne gastronomie, de bons restaurants, accueillants, pratiquant le juste prix des mets et des vins, une cuisine inventive et inspirée par le terroir?

gastronomie,cité de la gastronomie,lyon,dijon

La gastronomie, une passion française

Ce qu'il nous faut, c'est une cuisine digne de l'image que les étrangers (et les quelques Français qui s'y intéressent) se font encore de la table à la Française, mais qui s'estompe chaque année un peu plus quand ils doivent supporter nos buffets de gare indigents, nos restoroutes repoussants, la bouffe standardisée qui s'impose jusque dans les cantons les plus reculés, la mauvaise formation du personnel d'accueil, sans oublier la morgue des restaurateurs et cafetiers parisiens.

J'ai l'air de noircir le tableau, de cracher dans la soupe aux choux; et pourtant, non, je ne fais que constater la détérioration de ce secteur, détérioration qui va de pair avec la perte du goût de bien manger par les Français eux-mêmes.

Pourquoi des restaurateurs feraient-ils des efforts quand les nouvelles générations ne demandent souvent qu'à manger vite et médiocre, quand ils préfèrent invesitir dans le dernier téléphone mobile ou la dernière tablette plutôt que de payer le juste prix pour un bon repas gastronomique? Pourquoi feraienils encore leurs fonds de sauce ou leurs galces quand Nestlé ou Miko leur proposent à moindre frais de personnel?

Je ne sais pas s'il faiut rire ou pleurer de la consécration obtenue voici deux ans par le Repas Gastronomique Français, élevé au rang de patrimoine de l'Humanité. Il était bien temps de le préserver, car il a virtuellement disparu, faute de transmission.

Ne vous méprenez pas: je sais bien qu'il reste des artisans de valeur, des cuisiniers de talent; mais combien de chances a-t-on de tomber chez eux plutôt que chez des gougnafiers? Ce ne sont pas ceux là qui font de la pub à la télé.

Veuillez excuser ce coup de gueule totalement inutile (car ce n'est pas moi qui vais changer les choses). Qui aime bien châtie bien; j'ai eu la chance de grandir à une époque où sortir au restaurant était un plaisir qu'on partageait en famille, aussi bien à Paris que dans les petites villes de province - et je parle pas de restaurants de prestige.

J'aurais voulu pouvoir le partager, ce plaisir, avec mes enfants, mais de récentes déconvenues ne m'incitent guère à renouveler trop souvent l'expérience, et mes moyens ne me permettent pas de fréquenter les étoilés....

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Gastronomie | Tags : gastronomie, cité de la gastronomie, lyon, dijon | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |