09 décembre 2011

En Côte Chalonnaise, avec Louis Max

Négociant établi à Nuits depuis 1859, Louis Max possède aussi des vignes en propre, et la plus grosse partie sont situées dans la Côte Chalonnaise, et notamment à Mercurey. Voici justement deux vins dégustés dans les caves nuitonnes qui me donnent furieusement envie d'aller voir sur place. Une histoire à suivre, donc...

Bourgogne Côte Chalonnaise 2010 Pinot Noir

Fraise écrasée, mûre, quetsche, c'est très croquant en bouche; j'aime son grain, son jus côté juteux, goumand et très pinot. Sans oublier sa finale légèrement saline. Il y a un potentiel de garde, à l'évidence, mais je n'aurais guère le coeur à attendre vu la qualité du fruit aujourd'hui. Excellent rapport qualité prix.

Vignes bio.15/20 

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Mercurey Clos La Marche 2010

Un fruit très pur au nez - griotte, fraise gariguette; en bouche, c'est plutôt épicé, mais aussi bien tannique; un bel équilibre entre élégance et caractère, avec, en toute fin, le retour de la cerise qui laisse sa trace acidulée. Superbe dosage du bois, qui souligne mais ne masque pas. Beau potentiel de garde, là encore.
Vignes bio. Un clos détenu en monopole par Louis Max. 15/20

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La pureté liquide

 

Et en plus, les étiquette à l'esprit presque BD sont très réussies...

Plus d'info: louismax@louis-max.fr

05 janvier 2011

Château de Rully: le charme discret de la Côte Chalonnaise

Lors des séances de dégustation d'IVV, on goûte, on note, on garde, on regoûte, on écarte. A l'aveugle, bien sûr. Quand on garde, c'est publié. Dans le cas contraire, c'est selon. Soit on laisse la bouteille, de dépit, soit on redéguste chez soi. C'est ce que j'appelle les "re-bus d'IVV".

Le vin que voici, lui, n'a pas passé la barre de la première dégu. Peut-être sera-t-il repêché. Dans le doute, je le repêche moi-même. Il s'agit du Château de Rully, un des domaines d'Antonin Rodet (Groupe Boisset). Un Rully  AOC Premier Cru La Bressande, millésime 2008.

Lors de la première dégustation, je l'avais trouvé plaisant, mais un peu creux. J'ai redégusté la bouteille le lendemain midi, et c'était une toute autre histoire. Je ne vais pas vous refaire le coup de l'aération, vous connaissez. Mais je tiens à défendre ce vin parce que je pense qu'il le mérite.

Château de Rully.jpgChâteau de Rully 2008 "La bressande"

D'abord, c'est un vrai chardonnay, avec ses notes de poire, de fleurs blanches, d'acacia et de fleur d'oranger, au nez; la bouche, délicate, est beaucoup plus marquée par les épices, en définitive, que par le bois que j'avais crû noter la veille. Le tout étant arrondi par un petit côté beurré. Pas vraiment gras, non, mais pas maigre  non plus. Cerise sur ce gâteau aéré, en finale, un soupçon de minéral relance la machine.

Au contraire de la fière bâtisse à laquelle les vignes servent d'écrin (une forteresse médiévale, plutôt carrée), ce vin est tout en dentelle. Fluide, subtil, pas du genre à s'imposer - mais ce n'est pas une raison pour passer à côté.

Mais une raison de plus de redécouvrir le charme discret de la Côte Chalonnaise.

 

00:06 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, côte chalonnaise, rully, rodet |