31 août 2011
Deux ténors de la politique dans un bain pour une pub, ça vous choque?
C'est en Belgique que ça se passe (where else, Mr. Clooney?). Et c'est pour une pub de bière. Les deux hommes politiques qui sont montrés (des sosies, bien sûr) sont le vice-premier ministre socialiste Elio di Rupo et son adversaire politique de droite, Bart de Wever.
Si on devait trouver une comparaison approchante, en France, on prendrait Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy (mais on ne peut pas vraiment comparer, car en Belgique, il y a aussi l'aspect linguistique qui entre en jeu).
Toujours est-il que la pub les montre ensemble dans une baignoire, avec plus que des sous entendus.
C'est ICI
D'aucuns disent que toute caricature est légitime; d'autres qu'on touche là à la vie privée - un sujet d'autant plus sensible dans ce cas qu'Elio Di Rupo est homosexuel.
Alors, peut-on tout dire et tout montrer? Quand il s'agit de faire rire, j'aurais tendance à dire que oui, car à force d'imposer le socialement correct, on bride toute liberté d'expression indépendante. Mais s'il s'agit juste de vendre de la bière, j'ai quelques doutes.
En plus, je ne suis pas sûr que la vie politique en sorte grandie. Nos politiciens sont-ils si méprisables? Et qui les a élus?
Et vous, vous en pensez quoi?
12:07 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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28 août 2011
Eric Boschman nous parle d'eau
Que d’eau, que d’eau… disait Mac Mahon en voyant la mer. Notre ami Eric Boschman reprend la formule, bien d'actualité en ces temps pluvieux. Mais laissons le digresser à son aise...
En matière d’eau, il y a à boire et à manger. Et encore je me limite. C’est que depuis quelques décennies, les européens de l’Ouest que nous sommes se sont mis à consommer de plus en plus d’eau minérale, de source et autres joyeuseté du même robinet. Pourtant, entre toutes ces eaux il y a des nuances. Des différences marquantes, c’est le moins que l’on puisse dire. Ajoutez à cela une législation pas forcément compréhensible par tout le monde et vous nagerez en plein au milieu de la mare au canards, qu’il ne faut pas confondre, comme chacun le sait, avec le Maracana.
Quelles sont les différences entre les eaux ? Et pas que celui d’Anvers par rapport à Pairidaisa hein. L’eau minérale naturelle, par exemple, est pure par nature. C’est précisément pour préserver cette pureté de la source jusqu’au consommateur qu’il est interdit par la loi de traiter l’eau minérale naturelle et qu’elle doit être embouteillée à la source. La mission des minéraliers est de mettre en place des mesures draconiennes de protection des sources naturelles et des nappes aquifères, afin de garantir que l’eau minérale que nous buvons aujourd’hui sera la même que celle que boiront nos petits enfants dans 50 ans…pure, naturelle avec une stabilité constante. La source est protégée contre tout risque de pollution et de contamination.
La composition de l’eau est stable dans le temps, elle ne subit aucun traitement chimique et microbiologique. L’eau minérale naturelle peut revendiquer des effets favorables pour la santé. Et une eau de source ? L’eau de source est comparable à l’eau minérale naturelle mais n’offre pas tout à fait le même degré de stabilité. Cette eau doit respecter, à la source, les mêmes normes que l'eau du robinet après traitement. Mais sa composition minérale peut donc varier, ce qui l'empêche de pouvoir revendiquer des effets bénéfiques sur la santé.
Et l’eau du robinet? Le plus souvent, cette eau est rendue potable par un centre de traitement et de désinfection, puis stockée dans un ou plusieurs réservoirs en attendant d'être consommée. La qualité de l’eau du robinet est très règlementée et soumise à de nombreux contrôles sanitaires. Elle provient le plus souvent d’une nappe souterraine, d’une rivière ou plus simplement d'une source apparente et subit de nombreux traitements avant d’arriver au consommateur. Sur les 110 litres d'eau du robinet que consomment chaque jour les Belges, seul 1% est utilisé comme boisson, 99% étant affectés aux soins corporels et au ménage (source: Spadel). Bon, vous voilà renseigné. Mais lors de vos dégustations et consommations variées et à venir prochainement, vous serez mis en présence de diverses formes de produits. C’est que dans les linéaires des magasins ou dans les restaurants, le marché de l’eau est plutôt juteux. C’est presque un reflexe, lors d’un repas au restaurant, en plus de vos boissons alcoolisées, vous commandez presque automatiquement une demi d’eau plate ou pétillante.
Sachant que certaines eaux se marient mieux que d’autres avec les vins, mais ça, c’est, normalement, le job du sommelier au point de vue conseil. Quoi qu’il en soit de votre choix, et c’est là le cœur du sujet du jour, on trouve de plus en plus de restaurants proposant des bouteilles d’eau à leur effigie. Que cette eau soit plate ou gazeuse. Parfois on vous assure que l’eau est de la source maison, et à ma connaissance à part une belle maison d’Awenne dans les Ardennes qui porte sept fontaines fièrement, c’est rarissime. En fait, ces bouteilles sont remplies d’eau du robinet, d’eau de ville pour faire plus joli, qui est filtrée dans un appareil mis à disposition des restaurateurs par des entreprises spécialisées.
L’idée n’est pas totalement mauvaise, comme souvent, c’est l’application qui est relativement plus foireuse. Lors d’un récent repas dans un restaurant à la mode de la côte, il m’a été facturé 8,5€ pour une bouteille de cette eau. ET j’ai comme l’impression que l’on s’est largement foutu de ma gueule. Quand nos chefs prennent la pose à longueur de journal et d’émission de télévision en prônant l’origine, seulement l’origine et uniquement l’origine du produit, des asperges du pays, du coucou de Malines, de la langoustine d’un bled paumé au fond du Morbihan ou que sais je encore, est il de bon ton de filer de l’eau de ville aux gogos sans expliquer clairement de quoi il s’agit vraiment ? Ensuite, d’un point de vue tarifaire, le prix au mètre cube de l’eau à Bruxelles étant de 0,086 €, si je divise par mille, j’ai donc un prix de reviens au litre d’environ 0,000086€. Si je vends ça à 8,5€ TVAC et sans accises, car les minéraliers payent en plus cette taxe, je fais un coefficient de pas loin de 10000, si je ne me suis pas pris les pieds dans le tapis. Dans le genre foutage de gueule, le prix du café c’est une blague et les crétins qui râlent parce que les restaurateurs font des coefficients de quatre ou cinq sur leurs pinards sont loin du compte. En dehors de l’aspect pécuniaire des choses, car quel mal y a t il a s’enrichir même un peu lourdement sur le dos des autres hein? Même Deng à dit en Chine : «Enrichissez-vous», et ça à l’air de marcher. Par contre là où la chose me titille encore un peu, c’est qu’au niveau de la gestion des flacons, j’ai comme un doute.
Je vois déjà les milliards de mails de mes ex-collègues restaurateurs me clouant au pilori en disant que je déconne a fond, que je poujadise joyeusement, mais au niveau de l’hygiène des bouteilles est ce que chacun des utilisateurs de ces filtres à eau pourra me jurer dans le blanc des yeux qu’il stérilise ses flacons chaque jour, qu’ils sont rangés au frais dés la mise, ou, encore mieux, que les flacons stérilisés sont remplis à la commande. Et puis, tant que l’on est dans le domaine des questions qui me vaudront d’être cloué au piloris par mes camarades, est ce que les utilisateurs des bouteilles stérilisées chaque jour, bien vidées chaque soir, seulement remplies à la commande, pourront me certifier qu’une fois qu’ils devront payer eux-mêmes le remplacement des filtres des machines, ils le feront régulièrement? Oui, je sais : «C’est la faute au personnel, gentils c’est pas ça, mais pas très malins. Et en plus ils ne font pas ce que l’on demande ma bonne dame. Si vous saviez. J’en ai même qui ne fument plus mais prennent quand même leurs poses, ça vous situe. C’est de leur faute si les filtres ne sont pas remplacés. Pensez donc, nous on fait tout ce qu’il faut quand il le faut, mais, je ne comprends pas, j’avais pourtant demandé que cela soit fait.».
Et puis, derniers détails, après le prix prohibitif de la chose, les bouteilles stérilisées, les filtres remplacés, il y a un truc qui me taraude encore un peu. Notre eau de robinet est de très bonne qualité, c’est ce que je peux lire un peu partout. Même à la télé on le dit, alors c’est que c’est vrai. Mais alors, puisque c’est vrai, a quoi bon la filtrer encore une fois. Ne risque-t-on pas de lui enlever ses dernières qualités nutritives, quelques sels minéraux résiduels et autres ions positifs ? A quoi bon la filtrer si c’est pour nous faire courir des risques inutiles ? Ou alors, d’un côté ou de l’autre du robinet ou de la machine à filtrer l’eau on se fout un peu de notre gueule. Si je ne me trompe, en France, la carafe d’eau sur table, lorsqu’elle est demandée, est servie et offerte. Et personne n’a l’air d’en être mort récemment. Dans notre joyeux Royaume, il est de mise de consommer de l’eau minérale en bouteille, si vous voulez vraiment de l’eau du robinet, demandez une carafe au restaurateur. Il se pourrait même qu’il fasse comme nos voisins hexagonaux, qu’il vous l’offre. Allez savoir. Bon, c’est promis, la semaine prochaine, on reparlera de pinard.
De l’eau, partout, au robinet ou en bouteille, c’est à vous de voir.
Eric Boschman
01:22 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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17 juillet 2011
La Belgique n'a pas de gouvernement, mais elle a du Champagne!
C'est sur le net, à l'adresse http://www.groupon.be/deals/liege/golden-storm/547531?nlp=&CID=BE_CRM_1_0_0_198&a=1313
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15:11 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Champagne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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19 juin 2011
Rien à déclarer (cherchez la femme)
Sur le site de l'excellent Olivier Dauvers, sans doute le meilleur spécialiste de la GD en France, cette déclaration de Gérard Mulliez (le patriarche d'Auchan) a attiré mon attention:
«Les journalistes qui écrivent que je vis en Belgique sont très mal renseignés. J’habite bien en France, à quelques minutes de l’entreprise. Pourquoi ? C’est simple… Ma femme m’a dit: si tu pars en Belgique, je reste. Et à mon âge c’est quand même bien compliqué de changer de femme !».
Ca m'a fait sourire, parce que moi, cela fait 25 ans que je vis en Belgique... pour la même raison.
21:10 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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26 avril 2011
Comment le Chili a conquis la Belgique
Avec mon complice Marc Vanhellemont, je pars dimanche au Chili, grâce aux bons offices de l'agence Brandabout, qui oeuvre au développement de la notoriété des caves de ce pays.
C'est ma deuxième visite là-bas (les habitués de ce blog pourront retrouver mes chroniques de 2009 dans la catégorie... Chili).
Avant de partir, je voulais vous donner quelques chiffres.

Le fleuve Maipo, vu de la Viña Maipo - Photo H. Lalau (c)
En Belgique, aujourd'hui, le Chili est passé devant l'Italie en termes de consommation de vin au foyer. Le pays de Neruda représente 8,9% des volumes consommés (et même 11,5% en Flandre), ce qui en fait le deuxième fournisseur de vin des Belges, derrière la France (57%). Pour mémoire, l'Italie est à 8,5% (données GFK, novembre 2009-novembre 2010).
Ce qui est au moins aussi intéressant, c'est l'évolution sur un an: -2% pour la France, -4% pour l'Italie, +2% pour le Chili. A Bruxelles et en Wallonie, où l'on boit surtout de rouge, leur croissance est encore plus marquée: +15%
Le plus interpellant, c'est que le Chili réalise cette performance sur un petit nombre de références, sans appellations ou presque (il n'y a pas 1% des Belges qui puisse citer une appellation chilienne), mais avec des marques très fortes: Casillero del Diablo, Gato Negro, Santa Rita, Carmen, Concha y Toro, Viña Maipo, Errazuriz, Casa Silva... ou sous les marques des distributeurs. En bouteilles bouchonnées, en bouteilles à capsules, ou en BIB. Et avec des cépages français.
La France, à l'abri de son protectionnisme, ne sera pas touchée avant longtemps. Mais qu'un pays aussi francophile que la Belgique ait fait une si belle place au Chili devrait faire réfléchir les producteurs de l'Hexagone.
Pensez à tout le vin que les Français n'ont pas vendu dans les pays où le Chili leur a pris des parts de marché! Et la reconquête sera difficile, car le Chili a maintenant une solide présence en Grande Distribution, une part de rayon bien à lui. On voit même apparaître quelques promos chiliennes massives en têtes de gondoles. Sans compter que d'autres marques chiliennes, plus petites, piaffent à l'idée de rentrer sur le marché. Sinon dans la GD, où le ticket d'entrée est cher, peut-être dans le réseau des spécialistes. Si j'en juge par mes dégustations sur place chez Cono Sur, chez Amayna, chez Tamaya, etc..., ils ont les produits qui conviennent.
Ne nous y trompons pas, l'irrésistible ascension des vins chiliens au Plat Pays n'est pas due au marketing: le Belge est un amateur de vin, et en quantité, et en qualité: il consomme aujourd'hui 32 litres de vins par an (59 en France) et quand on lui demande quelle est sa boisson préférée, ce n'est plus la bière qui arrive en tête, mais le vin, avec 50% des réponses. Autant que les Français.
Le grand atout des vins chiliens, ce n'est ni leur origine (le Chili ne fait pas de gros efforts de promotion en Belgique), ni leur exotisme (le Chili n'est pas un pays touristique, et il n'a pas l'image de l'Australie, par exemple), ni même leur prix - on trouve des vins du Sud de l'Italie à meilleur marché, sans parler de la Bulgarie ou de la Moldavie.
Non, leur atout, c'est leur régularité dans la qualité moyenne. Les vins dits "premium", fruités, souples, de bon aloi. Middle of the road, certes, pour la plupart. Mais sans prise de tête, et avec comme seules garanties (mais de taille) les cépages (français) et les marques.
Au cours de ce voyage, Marc et moi tenterons bien sûr de gratter sous le vernis, de dénicher les vins rares, les vins de grande expression. Il y en a, mais il semble que les Chiliens les gardent pour eux...
00:47 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28 février 2011
Boire moins pour dépenser plus
Qui c'est qui est bien content de pouvoir compter sur l'ami Eric pour alimenter sa chronique alors qu'il déguste (dans tous les sens du terme) aux Vinalies de Paris. Moi, bien sûr... Mais je vous laisse avec Eric
Au contraire de ce que l'on constate en France, la consommation de vin en Belgique augmente régulièrement.
En une décennie, elle aurait progressé d'un litre par tête d'habitant. C’est pas des masses un litre, mais à l’arrivée c’est quand même pas loin de dix millions de litres en plus. Ça chiffre l’air de rien. C’est un peu comme l’idée de la consommation en Chine. S’ils buvaient juste un litre en plus chacun, cela permettrait au monde entier de résoudre sa crise de surproduction. Oui, mais voilà les Chinois ne boivent pas vraiment tous du pinard. Loin s’en faut.
D’autre part au niveau des pays dit «traditionnels», la consommation s’effrite largement. La faute aux lois du petit Nico ? Et bien non, pour une fois il n’y est pour rien. Vraiment pour rien, même pas un truc genre que c’est pas tout à fait pas fait exprès, il est vraiment innocent sur ce coup. Même si l’on a supprimé le pinard à l’Elysée pour les conseils des ministres, même si l’on a décidé de baisser les budgets lors des réceptions officielles et autres joyeusetés du genre, ce n’est même pas un populisme de bon aloi qui serait en cause. France, tes cirrhoses foutent le camp ! Les mauvaises langues chuchotent que même dans les commissariats, les fonctionnaires publics boiraient un peu moins, voire presque plus avant de secouer les mauvais sujets.
Mais alors, que se pastis en réalité ? C’est assez simple, le vin change au rythme du monde qui l’entoure. Aux origines, le divin breuvage était réservé à un usage religieux, puis il est devenu produit d’alimentation, complément des repas, des mouvements sociaux, le kil de rouge, le ballon que l’OS s’enfilait avant d’aller turbiner dans l’aube naissante dans les usines de Boulogne Billancourt et d’ailleurs. Ajoutez à cela la guerre de 14 où, pour motiver les Poilus a sortir de leurs tranchées on leur offrait la gnôle en grosse quantité, gnôle qui était du vin distillé, et vous aurez une idée globale des quantités absorbées par les français pendant plus d’un siècle. Vous pouvez répéter le mouvement dans les différents producteurs du Sud de l’Europe en nuançant la chose en fonction des pays et vous obtiendrez à chaque fois des consommations moyennes par habitant plutôt importantes, voire vertigineuses. Bon, dans tout cela il faut un peu relativiser. C’est que les modes de calculs sont parfois fort différents en fonction des pays.
En Italie, on établit la consommation de vin un peu comme on le fait chez nous pour les comptages de spectateurs devant la télé. Un petit carnet que la famille remplit en fonction des allées et venues des bouteilles. En France, on compte tout simplement tout ce qui se vend dans le pays. Sans tenir compte des plus ou moins quatre vingt millions de touristes qui visitent le pays chaque année. Les bouteilles que vous achetez en noir chez votre « petit » producteur en Champagne, en Bourgogne, en Provence et j’en passe et des meilleures, est comptabilisé sur le foie de nos amis et voisins. Coooooool ! Mais totalement bidon, évidemment. C’est un peu n’importe quoi, surtout lorsqu’il s’agit de communiquer et de dire que boire du vin c’est très mal, car le vin contient de l’alcool et que l’alcool c’est très mal. Pas comme le tabac mais presque. Parce que l’alcool c’est une drogue. Et que la drogue c’est très mal. Pas comme le cannabis, mais presque. Parce que le vin, c ‘est une arme. Pas aussi efficace que les nôtres, mais presque.
Alors, quand on entend régulièrement sur les ondes que boire deux verres de rouge par jour c’est très bon pour la santé, ça la fout mal évidemment. Si boire est bon, mais de manière limitée, deux pour les hommes et un pour les femmes, mais que foutent les Chiennes de Garde ? En plus, si vous parlez en off avec quelques cardiologues aux idées larges, ils vous diront que ce n’est pas deux qu’il faut mais quatre. Mais on nous dit deux pour que nous n’allions pas plus loin que quatre. Vous suivez ? Oui, mais alors, si le vin est bon pour la santé, pourquoi en buvons nous moins ? C’est qu’il a changé d’état le bougre. D’aliment il est devenu produit de loisir. Il monte un peu en termes de prix, et il baisse en terme de consommation. Pourtant, il semblerait que l’on n’en ait jamais bu autant sur terre depuis les origines. De plus en plus de pays producteurs, de plus en plus de consommateurs, surtout dans un tas de nouveaux pays. C’est comme ça, il faut se faire à l’idée, les français ne seront plus les plus grands consommateurs de vin du monde. Je sais, ça doit être douloureux, surtout pour eux, mais c’est la vie. Sic Transit Gloria Mundi
Eric Boschman
00:29 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : vigne, vignoble, consommation, belgique, france |
16 février 2011
C'est la faute au vin!
Qu'est-ce qu'on choisit dans la Libre Belgique pour illustrer un article sur les méfaits de l'alcool (toutes boissons confondues): un verre de vin, bien sûr!
Voir ici
Au fait, la consommation de vin est de l'ordre de 28 litres par Belge et par an. Un demi litre par semaine.
Et dans la population la plus exposée à l'alcoolisation, à savoir les 16-25 ans, cette boisson, trop chère, n'est certainement pas la plus prisée.
Les médias belges ne sont finalement pas tellement mieux renseignés sur le vin que les français, dont on cite si souvent les travers. Peut-être qu'il faudrait mieux informer les rédactions.
14:02 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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24 septembre 2010
Référence Carrefour
Je viens de lire le prospectus de Foire aux Vins de Carrefour Belgique. Grandes photos, petits textes, ça change de Proust.
Je vois que l'enseigne a demandé la caution de Bruneau Père & Fils pour sa sélection de vins.
Pour ceux qui n'auraient jamais mis les pieds en Belgique, précisons que Jean-Pierre Bruneau est un chef étoilé de Bruxelles. A défaut de sous-entendre une vraie compétence vineuse, cela induit une certaine notoriété locale.
Mais n'anticipons pas: pour vous permettre de vous prononcer sur le premier élément, je vous livre ici le commentaire de la "caution" sur le Côtes du Rhône de l'Enclave des Papes (10,78 euros le lot de trois, une affaire):
"Les cépages de Grenache, Mourvèdre et Syrah (de vieilles vignes) composent l'Enclave des Papes. La vendange est manuelle. En dégustation, il est marqué par les fruits rouges. Ce vin est délicieux avec des fromages à pâte dure comme le Chimay."
Une chose est sûre, ce n'est pas avec ça que les Bruneau vont relever le niveau de la critique vineuse. Ce n'est pas tout d'énumérer une liste de cépages. Le commentaire des vins, il y a des gens qui en font leur métier, on les appelle des sommeliers, ou bien des journalistes, je crois...
Mais que voulez-vous, l'époque est au mélange des genres... On ne compte plus les grands chefs qui monnaient leur célébrité dans la distribution, même celle qui, dans l'esprit, semble la plus éloignée de leur restauration de prestige. Pas sûr que Bruneau achète sa viande chez Carrefour. Ou même son vin. L'important n'est pas là. L'important, c'est que le consommateur puisse y croire au moins une minute, le temps de la Foire aux Vins.
Pas cher, votre Chablis, M. Bruneau!
Et c'est là que le bât blesse vraiment: car ce n'est pas avec des commentaires pareils que Carrefour Belgique va redorer son image vin.
Quoique. Est-ce que les gens lisent vraiment ces prospectus? Au-delà des prix en gras, je veux dire.
Ah, au fait, un peu plus loin, je vois les Bruneau qui recommandent un Chablis à 5,59 euros. Ca fait réfléchir. Si je vais manger chez eux, je demanderai une belle réduction. Dans la GD, il faut toujours négocier.
PS. Cette chronique à base des cépages Ironie, Persiflage et Naïveté a été écrite par mon hamster à lunettes. Elle est délicieuse avec un morceau de plâtre de marque Président.
12:03 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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12 août 2010
(R)accords parfaits
Une étude réalisée par ebay (et oui, ebay fait des études, sans doute de seconde main) révèle au grand jour ce que l'on soupçonnait déjà confusément sans pouvoir vraiment le prouver: les Wallonnes attachent plus d'importance à leur lingerie que les Flamandes. Alors que les premières achètent des ensembles coordonnés (à 60%), leurs homologues du Nord du plat pays se fichent pas mal d'être "raccord", à 85%, et achètent des hauts et bas séparés (urgh!).
Pas étonnant après ça que même leurs bikinis ne soient pas toujours assortis...
Pas étonnant non plus que les politiciens du Nord et du Sud du pays aient du mal à trouver un commun dénominateur.
Et dire que mon copain Marc s'échine à vouloir marier la dinde, la moule ou la tetilla avec toutes sortes de vins, qu'il passe des heures à trouver l'accord parfait...
Raccords parfaits (Photo Boringteach)
00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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22 avril 2010
Belgium Day
Je lis sur le site de Greenpeace: "Earth Day, 5 millions de citoyens se sont engagés pour sauver notre planète. Et vous?"
Et tout à coup, je pense à un joli pastiche: "Belgium Day. Moins de 5 politiciens se sont engagés pour sauver la Belgique. Et vous?".
Mais bon, je ne suis qu'un immigré ici, je ne vote pas, ce n'est pas à moi de dire aux Belges ce qu'ils doivent penser, ce qu'ils doivent se sentir, ni qui ils doivent élire.
Mais ce soir, je vous propose de boire un verre (de vin, de bière ou de ce que vous voulez) à la santé du pays qui m'a accueilli voici 25 ans, et dont j'ai épousé une des filles.

16:04 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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