26 août 2011

Vers la fin des algues vertes en Bretagne?

Le président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, annonce une amélioration de la situation sur le front des algues vertes dans les cinq ans, sur la base du plan de réduction des rejets de nitrates mis en place en 2010 avec l'aide du gouvernement.

«Ce processus, soumis au contrôle d'un comité scientifique indépendant, est d'ores et déjà engagé et permettra une inversion du phénomène dans les cinq ans», a souligné M. Le Drain dans un communiqué. «Mais pour que ce processus aille à son terme, il convient d'être en permanence dans la transparence et la vérité , il ne faut ne pas cacher la réalité, dans les sites où la prolifération existe et peut être dangereuse».

Ne serait-ce que pour les sangliers, les touristes et même les footballeurs qui s'égarent sur les plages trop vertes...

Il est bien, ce M. Le Drian; il parle vrai. Il devrait peut être en parler au Président Sarkozy, qui ne semble pas convaincu du danger et qui a du mal à désigner des responsables, surtout dans son électorat potentiel.

Tiens, au fait, 5 ans, c'est un quinquennat.

Non, pas un quiquina, ça c'est pour le Lillet.

PS. Un petit lien vers l'article qu'une consoeur de rue89 a consacré à ce thème. Apparemment, elle s'est rendue sur place, elle. C'est ICI

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : écologie, algues vertes | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

23 juillet 2011

Les algues vertes, les nitrates, les pesticides, la faute à personne?

Nicolas Sarkozy, de passage en Bretagne, "se refuse à montrer du doigt les agriculteurs" dans le dossier des algues vertes. Il fustige même les "intégristes" (comprenez, ceux des écologistes qui ne pratiquent pas le consensus FNSEA).

Le Monde consacre un article à cette problématique. Le journal donne la parole à un directeur de l'Ifremer - un office public, censé faire profiter l'Etat, et donc le Chef de l'Etat, de ses recherches. Les conclusions de ses travaux sont sans appel: les agriculteurs sont bien à l'origine des algues vertes. Manifestement, ces conclusions-là (qui datent pourtant de 2009), ne sont pas remontées jusqu'au Président.

algues_vertes_20070928-xl.jpgA qui la faute? L'Ifremer le sait, mais pas le président.

Il y aurait-il aussi des algues vertes dans les fibres optiques? Ou bien les élections à venir auraient-elles brouillé le jugement de nos politiques?

Pour plus d'info: ICI
et ICI

Et pour la version ad usum agricolis ICI. Evidemment, ce dernier article, c'est  la version Ouest France. Pas vraiment le relai des 'intégristes" verts. Circulez, il n'y a rien à voir. Et n'empêchez surtout pas les touristes de venir sur nos belles plages bretonnes. Enfin, celles qu'on a eu le temps de nettoyer.

Moi, je ne qualifierais pas d'intégriste, mais j'aimerais bien quand même qu'on dénitrate la Bretagne.

Et aussi l'Alsace. Là, n'en déplaise à M. Sarkozy, ce sont les vignerons qui sont directement "montrés du doigt" par les scientifiques de l'université Louis Pasteur de Strasbourg.

Et puis, pour rester dans les régions viticoles, je voudrais bien aussi qu'on dépesticide la Champagne. Et qu'on désarsenique-nique le Beaujolais.

Bref, qu'on arrête de nous prendre pour des c... - je veux dire, pour des électeurs, et qu'on règle les problèmes quand ils se posent, sans états d'âme.

Au fait, mesdames et messieurs des interprofessions viticoles, merci de mettre une sourdine à  vos bilans carbone et  au "consommer local" - quand Bordeaux envoie ses grands crus à Los Angeles, son "empreinte"  est-elle plus favorable que quand les Australiens ou les Chiliens envoient leurs vins en Europe?

C'est sans doute très intéressant, le carbone; mais le désempoisonnement de vos vignes, et donc, de nos nappes phréatiques me semble beaucoup plus urgent. Allo? Allo?