12 janvier 2017

La Maison des Vins de Savoie ravagée par le feu

Je viens de recevoir ce communiqué de Michèle Piron Soulat: 

"Un incendie a entièrement détruit la Maison de la Vigne et du Vin de Savoie à Apremont dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 janvier.

Une bâtisse esthétique, toute de bois et de cuivre, qui avait à peine dix ans et qui faisait la fierté de toute la filière, avec une vue à couper le souffle sur les Alpes, les glaciers et le Mont Granier. Une maison fonctionnelle à l'architecture remarquable, devenue un lieu culturel adopté par toute la profession, avec notamment une magnifique salle de dégustation".

Cela me fait tout drôle, car j'y suis allé à plusieurs reprises, et la dernière fois, en mai dernier, pour une superbe dégustation de blancs de Jacquère, d'Altesse et de Malvoisie.

Un vrai coup dur! 

Siège social du Syndicat Régional des Vins de Savoie (Président Michel Quenard), la maison abritait aussi le Comité Interprofessionnel des Vins de Savoie (Président Charles Henri Gayet), elle était ouverte à toute la profession.

L'équipe des Vins de Savoie poursuit son chemin, se concentrant sur le programme, accueillie dans des locaux de la Chambre d'Agriculture Savoie Mont Blanc (Président Patrice Jacquin) à Saint-Baldoph 73190 (40 rue Terraillet).

Des 1 100 m2 de bâtiment, il ne reste que la chape de béton au sol. Une bonne nouvelle lue dans Le Dauphiné Libéré (10-01-17), tout de même:  "Accompagnés des douanes, les vignerons ont pu sauver la quasi-totalité des fameuses capsules, très importantes pour l'embouteillage des vins de Savoie". Important pour ne pas bloquer la commercialisation des vins !

"Rétablir le service aux vignerons a été notre première priorité, je remercie les salariés qui ont eu l'énergie de le faire" confirme Michel Quenard.

17:26 Écrit par Hervé Lalau dans France, Savoie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

Larousse Vin.jpg

Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.