20 février 2012

Verticale de Mas Gabinèle

Vous êtes à Montpellier ces jours-ci pour Vinisud?

Demain, sur le stand A51 (hall 7), l'oeonlogue Jean Natoli vous propose une verticale de 12 millésimes du Mas Gabinèle (1998-2009). Une belle occasion de tester le potentiel de garde de ce Faugères de tradition et de petits rendements.

 

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Plus d'info: Vinifera, +33 (0)5 34 55 88 06

21:44 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mas gabinèle |

17 février 2012

Trois nouvelles signatures chez Vignobles & Signatures

Trois nouvelles "signatures" ont rejoint le club Vignobles & Signatures, en ce début d'année: les Domaines Pierre Gaillard (Côte Rôtie, Faugères, Bayuls), Roger Groult (Calvados) et Alain Jaume & Fils (Châteauneuf du Pape, Lirac).

Le club compte donc à présent 17 membres,  représentant 1.620 hectares de vignes, 12,3 millions de cols  de production et 76,9 millions d'euros de chiffre d’affaires. Il s'agit, outre les trois nouveaux arrivés, de Paul Blanck & Fils (Alsace), du Domaine Cauhapé (Jurançon), de Couly-Dutheil (Chinon), des Champagnes Drappier, de Jean Durup (Chablis), du Domaine Saint André de Figuière (Provence), de Laubade & Domaines Associés (Bordeaux/Armagnac), Guilbaud Frères,(Muscadet), d'Antonin Guyon (Savigny les Beaune), du Domaine de l'Hortus (Languedoc), du Domaine Rolet (Jura), de Louis Tête, (Beaujolais), du Château de Tracy (Pouilly sur Loire) et de Joseph Janoueix (Libourne).

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La France de Vignobles & Signatures (sans les nouveaux entrants)

Pour sa présidente, Magali Couvignou-Combard, leur dénominateur commun est de proposer "une belle  sélection  de vins  fins,  leaders  dans  chaque  région représentée", et leur objectif est "d'accroître leurs ventes en optimisant les synergies communes, autant commerciales que techniques».

 Dans cet esprit, notons que le club organise un événement commun, ce dimanche 19 février, au domaine de l'Hortus, à Pic Saint-Loup, en avant-première du prochain Vinisud.

Plus d'info: http://www.vsclub.com/


   


19 janvier 2012

Tu parles d'une Bonne Nouvelle!

Je suis tombé par hasard, hier soir, sur une bouteille de "Bonne Nouvelle". Ne dites pas "vin désalcoolisé" - il ne s'agit pas de vin, mais d'une boisson à base de vin rouge français désalcoolisé, législation oblige.

Elle est quand même rangée au rayon vin du supermarché que j'ai visité (je ne vous dis pas l'enseigne, on ne me paie pas pour faire la pub des grands distributeurs, désalcoolisés ou pas).

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Je n'ai pas acheté - j'ai assez de vrai vin dans ma cave pour ne pas en acheter du faux; déjà, pour le foie gras, je préfère l'original à la copie, même "sentimentalement correcte".

Mais même si j'en avais eu l'intention, je crois que la contre-étiquette m'en aurait dissuadé.

Imaginez que pour faire cette boisson à base de vin, l'UCCOAR, puisque qu'il s'agit d'elle, a été obligée d'utiliser, non seulement du bon vin du Midi, mais d'y ajouter du glycérol, et puis des arômes naturels (tiens, les raisins du Midi n'en n'ont pas assez?) et un édulcorant, le "rébodioxyde A, extrait de Stévia" -je n'aurais jamais cru qu'on puisse mettre du cactus dans du vin. Vous l'avez rêvé, UCCOAR l'a fait!

Pour le reste, c'est plus classique, gomme arabique et SO2, on en trouve également dans le vin... Souvent trop, même.

IMG_0723.jpgBon, les consommateurs lisent rarement les contre-étiquettes, alors tout ça n'a sans doute aucune importante, achèteront qui le veulent.

Les gros groupements de coopératives comme UCCOAR ont bien raison de se diversifier, les vrais vins que j'ai dégustés sur leur stand à Vinisud il y a deux ans ne m'ont pas convaincu, mais je ne suis sans doute pas dans la cible, des producteurs de volume n'ont besoin que de consommateurs de volume, et tout ira bien dans le meilleur des mondes tant qu'il en restera.

D'ailleurs, selon Uccoar, Bonne Nouvelle a vu ses ventes augmenter de +25% l'an dernier, pour atteindre 2,5 millions de bouteilles.

Voila au moins une Bonne Nouvelle pour les producteurs de cactus...

 

00:27 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |

10 janvier 2012

Mouillez-vous un peu!

Reçu hier de Régis Cogranne, du domaine du Viala, à Paraza, ce petit problème de mouillage tiré d'un ouvrage daté de... 1904, "Notions Elémentaires d'Arithmétique" de P. Porchon. Un problème dont on espère qu'il n'est plus d'actualité dans les coopératives d'aujourd'hui, ni chez les négociants, mais je n'en jurerais pas - le mouillage est toujours autorisé en Californie, à ce qu'on dit...

L'eau en vin.jpg

 

Régis attend vos réponses et moi aussi.

Merci à lui, en tout cas; et un service en valant un autre, voici les coordonnées de son exploitation en Minervois:

Domaine du Viala
F-11200 Paraza, 04 68 43 24 48
lodge@domaine-du-viala.fr


00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Midi, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, mouillage |

27 décembre 2011

IGP Méditerranée... tu parles!

Je n'en finirai donc jamais de relever les incongruités, les fadaises, les carabistouilles des dénominations françaises.

Cette fois, cela ne concerne pas les AOC - laissons les se reposer un peu, le temps d'absorber les anciens VDQS. Non, cette fois, il s'agit des IGP.

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Petit rappel climatologique à l'attention des marketteers trop zélés

Et plus précisément, de l'IGP Méditerranée. Vaste territoire. Rassurez vous, pour l'exercice, on l'a limité à la France - les régions bordant la Grande Bleue mais ne relevant pas de l'administration française que le monde nous envie ne comptent pas.

En fin de compte, c'est peut-être mieux, car rien qu'en France, cet IGP taille déjà XXL.

Il y a d'abord tous les départements de Provence: Vaucluse, Bouches‐du‐Rhône, Var, Hautes‐Alpes, Alpes Maritimes et Alpes de Haute Provence.

Mais il y a aussi cinq départements de la Région Rhône Alpes. Pour la Drôme et l'Ardèche, on veut bien admettre l'influence méditerranéenne. Mais pour l'Isère, le Rhône, et la Loire, alors là, c'est du grand n'importe quoi! Concrètement, un producteur de Beaujolais ou de Côtes Roannaises peut donc produire de l'IGP Méditerranée...

Et vous savez le plus drôle: la Méditerranée, au sens IGP, ne comprend ni le Languedoc-Roussillon (ils préfèrent le Vin de Pays d'Oc) ni la Corse (une île cernée par quelle mer, déjà?).

Pourquoi ce laxisme d'un côté (au Nord) et cet ostracisme de l'autre (à l'Ouest et au Sud-Est)?

C'est une question de "bassins", une question d'interprofessions, une question de clochers. Et moi qui pensais que les IGP devaient faciliter les choses pour les producteurs et pour les consommateurs...

Passe encore que les producteurs fassent des petits arrangements entre amis avec la géographie et le climat - ils voient Midi à leur porte, et la Méditerranée où ça leur plaît.

Mais qu'il n'y ait pas eu un responsable de l'INAO, un fonctionnaire français ou européen pour rappeler à l'ordre et à la logique ce petit monde qui prend ses désirs pour des réalités, ça me dépasse.

Et dire que dans le même temps, on interdit le 100% carignan dans le Roussillon, on tractopelle un premier cru de Gevrey en toute impunité, on discute du sexe des Angevins chez Olivier Cousin...

Tiens, je ferais bien une pétition pour réclamer le retour de la Méditerranée... en Méditerranée, pour que les mots retrouvent leur sens, et pas celui que leur donnent des marketeers à la petite semaine; mais à quoi bon!

Le système est si bien verrouillé que ce n'est pas un petit journaleux de merde, un indigné en caoutchouc, qui va refaire les décrets et les dénominations, même fantaisistes!

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Corse, Languedoc, Midi, Provence, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |

08 décembre 2011

Limoux, "Bastion blanc dans le Midi rouge"

Je vous recommande la lecture du joli papier de Sébastien Durand-Viel (oui, c'est un copain, et alors!?) sur Limoux. Et pas seulement pour son joli titre "Limoux, un bastion blanc dans le Midi rouge". Comme d'habitude avec Sébastien, c'est précis, bien documenté, mais vivant.
J'ai notamment apprécié sa présentation du domaine de Gaure, dont j'ai commenté ici le Mauzac il y a quelques années. Eccevino est décidément un excellent site de vulgarisation intelligente et d'aide à l'achat (non, je n'ai pas d'actions).

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C'est ICI

 

PS. Limoux sera également un des thèmes de l'émission "In Vino BFM", diffusée les samedi 17 décembre (à 11h) et dimanche 18 décembre (à 17h), sur BFM. C'est la rédactrice en chef de Terres de Vins, Sylvie Tonnaire, qui présentera l'Appellation.

 

00:06 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |

07 décembre 2011

Quelques cuvées pour Quillanet

Mon ami Hervé Durand, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, que ce soit pour son vin romain de Beaucaire, son Mas des Tourelles en Costières ou pour son aventure québécoise de L'Orpailleur, m'annonce la sortie prochaine du premier vin de son domaine des Corbières, Quillanet.

paysage.jpgVue de Quillanet

Vous pouvez le découvrir ICI

Je profite de l'occasion pour lui souhaiter beaucoup de succès dans cette nouvelle entreprise.

Curieux hasard des rencontres et du calendrier, ce domaine jouxte celui de l'abbaye de Fontfroide, dont je vous entretenais il y a quelques jours.

Une idée en amenant une autre dans l'esprit quelque peu dérangé de votre serviteur, j'ai cru devoir proposer à Hervé quelques noms pour les nouvelles cuvées de Quillanet, inspirées, bien sûr, de la tradition monastique et latine (vous vous vous rappelez sans doute que les vins de Fontfroide s'appelent Deo Gratias, Laudamus et Oculus).

Voici donc mes suggestions:

Laudanum

Diabolicum perseverare

Nunc est bibendum

et dans un goût plus douteux

Deo Dorisans
Ancilla cum pulchris jambis
Cave Papamobilam!

J'ai gardé le meilleur pour la fin:

Tu foque, mi Quilli!

 

 

02 décembre 2011

Haut-Gléon est à vendre

J'ai visité le Château Haut-Gléon à la fin des années 90, peu après le rachat du domaine par les Duhamel (anciens propriétaires des vêtements K-Way). J'ai même dormi sur place, dans  une de leurs chambres d'hôtes, joliment décorées - à l'époque où l'on parlais pas beaucoup d'oenotourisme, ces gens le pratiquaient, et fort bien.

Le vin était excellent, très Corbières, mais avec une certaine finesse et un élevage bien maîtrisé. La bouteille était originale - un ancien modèle aux larges épaules. J'ai redégusté quelques millésimes plus récemment, au hasard des salons, c'était toujours bien; Haut-Gléon venait même de passer en bio.

J'apprends aujourd'hui que le domaine (34 ha), actuellement en indivision familiale, est à vendre.  Pour des raisons personnelles, comme on dit. Ce qui m'étonne un peu, parce que j'avais cru comprendre que cet investissement avait justement été fait dans l'optique de transmettre le patrimoine. L'exploitant, Léon Duhamel, le fils de l'ancien propriétaire de K-Way, semblait mordu de vin, et épris de son terroir de Corbières. Une affaire à suivre.

 

22 novembre 2011

Abbaye Sylva Plana La Closeraie 2010

Quelques lignes sur un vin dégusté - et sélectionné - lors d'une séance "Nouveautés" chez In Vino Veritas (commentaire à paraître dans le n°15). Nous partons pour l'abbaye de Sylva Plana, en Faugères...

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Plus que l’onction du père Abbé, ce vin a la fougue du moinillon, un petit côté sauvageon aussi, des notes qu’il a sans doute arrachées à la garrigue qui entoure l’abbaye – du thym, du ciste…  Il porte des sandales de cuir, aussi, pour marcher sur les schistes. Le comité de dégustation a apprécié sa vivacité, sa dynamique en milieu de bouche qui finit tout de même par s’apaiser, les tannins sont souples en finale, mais la minéralité ne disparaît jamais ; voilà un vin dont on profite longtemps, comme d’un coucher de soleil sur la lande. Dans l’assemblage Grenache-Syrah-Carignan-Mourvèdre, rien ne dépasse vraiment, tout se fond, tout se répond, c’est la marque d’un bel élevage. Beau potentiel, c’est sûr, mais aurons nous le courage d’attendre ?

Le vignoble, exploité par la famille Bouchard, compte 45 ha sur schistes et argilo-calcaires.

Plus d'info: http://www.vignoblesbouchard.com/

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |

11 novembre 2011

Pic Saint Loup (suite): le Clos des Augustins

Suite de mes découvertes en Pic Saint Loup. Peut-être mon domaine de prédilection: le Clos des Augustins (du nom des deux aïeux). La famille Mezy nous prouve que la biodynamie a sa place au Pic Saint Loup. Cette recerche de l'équilibre quasi holistique nous livre ici, dans ce cadre déjà si favorisé par la nature, des vins très purs, mais  souvent gourmands.

Cette propriété s'étend sur 22 hectares à Saint Mathieu de Tréviers, sous la dent dressée du Pic. Il s'agit principalement de de coteaux calcaires siliceux. La cave, moderne, est bien équipée, mais la principale attention, c'est à la vigne qu'on la porte. Morceaux choisis d'une dégustation très homogène réalisée le mois dernier à l'invitation de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup. Et c'est vrai qu'il est Grand, le Pic.

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A l'ombre du Grand Pic...



Le Rosé d'André

Syrah grenache 2010
Très fruité, 30h/ha, charnu, rosé de repas 13,5/20

Les Bambins 2010 blanc

Vermentino, chardonnay 30, roussane
Poire, pêche, ananas, citron, le chardonnay et la roussane commencent à prendre l'ascendant 14/20

Les Bambins 2010

"Un vin saucisson', nous dit le vigneron. C'est qu'il choisit bien sa charcuterie, alors.
60% syrah, 20% grenache 20% mourvedre.

Mûre,  fruits noirs, réglisse, c'est faltteur au nez; mais robuste en bouche, et malgré tout gouleyant, c'est plus une une publicité pour la buvabilité... que pour le saucisson. Qoui que l'un n'empêche pas l'autre... 15/20

Le Gamin 2009

Syrah 80% grenache 20%. Les vignes se situent sur les éboulis de pente du Pic. Le écarts de température y exhalent les arômes. Je pense à Saint Joseph (c'est l'effet syrah septentrionale), mais aussi... à la Loire. C'est assez dense, acidulé, les tannins sont présents mais assez suaves, un beau vin de repas qui ne manque ni de longuer ni de complexité. 15/20

Les Deux Rogers 2005

Quand on sort les millésimes plus anciens, c'est bon signe.... M. Mezy père nous confie que ce vin est issue de terres froides, où le raisin ne mûrit pas bien tous les ans. En 2005, c'atait le cas, d'où cette cuvée.
Du cuir au nez, un peu de pruneau, du grillé (15 mois de fût), c'est corsé, épicé, la texture est très belle, le vin est comme traversé d'un fluide. 16/20

L'Ainé 2008

Vous connaissez la vigne du Triadou? Moi non plus. Mais pour les initiés, c'est de là que vient le vin; de sols calcaires siliceux bien drainants. Pour en savoir plus, consultez votre géologue habituel.
Ce syrah-grenache présente en tout cas une belle fraîcheur, de l'élégance au nez - confiture aux 4 fruits, petites notes de marasquin et de fumé; les tannins sont bien serrés, mais le vin est juteux, sa chair est veloutée (oserai-je la comparaison de la cuisse d'une nymphe? Je n'ai jamais rencontré de nymphe, mais c'est l'idée que je m'en fais, douce et ferme à la fois). Bref un vin plein de séduction,  et qui n'en finit pas. Le meilleur de la dégustation. 17/20

Contact: Clos des Augustins,  closdesaugustins@wanadoo.fr, +33 4 67 54 73 45


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00:04 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |

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