18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

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Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.

 

08 septembre 2016

Gros Plant du Pays Nantais, Château du Cléray 2015

Dites, on se fait un plan Gros Plant? 

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Celui du Château du Cléray, dans le millésime 2015, est un modèle du genre: des notes citronnées, une acidité... marquée, un poil de gaz, du peps à revendre. Mais un peu de complexité, tout de même: des notes florales, de la mangue, et surtout, une superbe finale iodée qui invite aux fruits de mer. Le genre de vin pur et tranchant qui réveille les papilles, aiguise l'appétit... et l'intellect. En tout cas, le mien, car je n'avais pas gardé un souvenir impérissable des derniers gros plants que j'avais pu déguster.

Voila qui m'incite à redécouvrir cette appellation, dont l'aire coïncide à peu près à celle du Muscadet; et aussi son cépage, la folle blanche (gros plant est son alias nantais), longtemps cantonné à la distillation.

Fille du Gouais (comme le Melon de Bourgogne, et comme tant d'autres), la Folle Blanche est peut-être issue de Charente, peut-être de Gascogne (où on l'appelle parfois Piquepoul, bien qu'elle diffère du Piquepoul du Languedoc).

Plus d'info: Sauvion

 

15:48 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |