27 octobre 2017

Frileuse Bourgogne

Certains producteurs de vins de Bourgogne se disent inquiets des projets visant à la production de vins de France dans la région.

Pour Jean-Michel Aubinel, le Président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne, il y a là un risque de détournement de notoriété.

Pourtant, toute mention de la Bourgogne (ou de toute autre AOP régionale) est interdite sur les étiquettes de Vins de France.

A se demander si les membres de l’association (des ODG) ne craignent pas plutôt que des cotisations leur échappent !

Par ailleurs, que vaut-il mieux ? Que la région élargisse la palette de ses productions (et de ses tarifs, actuellement situés dans la fourchette haute), plutôt que de voir ses producteurs chercher d’autres cieux pour produire du Chardonnay ou du Pinot ? Citons les exemples de Patriarche, de Latour, de Boisset ou de Bouchard Aîné et Fils, partis chercher dans le Pays d’Oc ou en Ardèche la croissance et les petits prix…

07:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

24 octobre 2017

Cognac: la success-story continue... à la grande exportation

Le Cognac ne s’est jamais si bien porté. A la grande exportation, s’entend.

En témoignent, notamment, les chiffres d’Hennessy, qui a vendu l’an dernier quelque 84 millions de bouteilles dans 130 pays, Etats-Unis et Asie en tête.

Au point que le vignoble cognaçais se demande s’il va continuer à pouvoir fournir !

Cette rançon du succès, ce problème de riche est aussi celui du Champagne. Pour le résoudre, pas de mystère, il faut planter. Hennessy voudrait que l’on accroisse le vignoble de 7.000 ha.

Cette insolente santé outre mers me fait tout de même me demander pourquoi, en France, ou en Belgique, le whisky, ou même le rhum, dernièrement, sont devenus tellement plus populaires que le Cognac.

Qu'est-ce qui explique qu'un produit jugé "hip" par les jeunes rappeurs américains soit "has been", voire ringard, de ce côté de l'Atlantique?

Ne me parlez pas de terroirs ou de procédés de fabrication - la notoriété des Borderies, des Fins bois, de la Grande Champagne, de la folle blanche, de l'ugni ou de l'alambic charentais n'est pas plus forte à Harlem qu'à Bondy ou Charleroi. 

N'est-ce pas plutôt que nos marchés ont été abandonnés par des groupes qui, incidemment, commercialisent aussi des whiskies, des rhums, des téquilas, des vodkas...?

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10:55 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |