06 avril 2017

L'Ifremer au bord de la mer?

Notre beau pays et son organisation territoriale sont pour moi une source intarissable de joies sans mélanges. Saviez-vous que le siège du prestigieux Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) est situé à... Issy-les-Moulineaux?

 

Logo-Ifremer_opengraphimage.jpg

S'avisant que cette implantation ne favorisait peut-être pas le contact des dirigeants de l'Ifremer avec l'élément sur lequel l'Institut mène ses recherches (même si, bien sûr, il a des antennes sur les côtes), le gouvernement Ayrault a décidé de délocaliser ce siège à Brest. On pouvait y voir aussi un louable désir de décentralisation. Un peu comme quand l'ENA est partie à Strasbourg - même si là, il n'y avait pas de lien de causalité géographique: la production de commis de l'Etat peut aussi bien se faire en province qu'à Paris, c'est une production hors sol.

Pour l'Ifremer, cependant, la décision a provoqué un tollé des salariés et de ses syndicats, que la perspective d'habiter dans le Far-West breton ne réjouit pas. Lancer des explorations de l'habitat marin des îles Kerguelen ou de Terre Adélie, y envoyer des chercheurs s'y geler les miches pour la cause de la science, c'est une chose; mais renoncer aux charmes de la proche banlieue, à l'Opéra Bastille, à Eurodisney, à la proximité du pouvoir, des agences de chasseurs de tête, bref, à tout ce qui fait que Paris, ses sympathiques habitants, ses loyers modérés, ses transports efficaces, son bon air, sera toujours Paris - ça, non! Aussi font-ils tout pour faire capoter le transfert, depuis deux ans.

Et si on déménageait plutôt la mer à Paris?

10:11 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

03 avril 2017

Connaissez-vous les Côtes du Tarn?

En marge du concours national des vins IGP, qui se tenait ce vendredi au château de Mons, dans le Gers, j'ai pu faire mieux connaissance avec une dénomination méconnue (au moins de moi): les Côtes du Tarn.

Tarn.jpg

L'aire de cette dénomination compte 2700 hectares, réparties entre 116 communes du Tarn, dont celles retenues pour la production de Gaillac.

J'ai particulièrement apprécié Le Terrane Prunelard 2016 de la Cave de Labastide, pour son superbe nez de violette et de quetsch, et sa bouche réglissée, franche et fraîche - belle puissance maîtrisée.

IMG_1318.jpg

 

Cépage apparenté au Malbec, mais aussi au Pinot Noir et au Petit Verdot, le Prunelard a été jadis très important dans la viticulture tarnaise, mais il avait quasiment disparu suite au phylloxéra: comme il était sujet à la coulure, il n'a pas été replanté à l'époque; dans les années 1990, cependant, quelques passionnés ont relevé le défi de le faire revivre  - ce vin est la preuve liquide que cette variété présente un grand potentiel.

J’ai aussi beaucoup aimé la cuvée Les Granitiers, de Vinovalie, un assemblage Duras-Fer-Gamay plein de peps (qui a dit que les IGP ne produisanient que des monocépages?), et jusque ce qu’il faut de rusticité.

IMG_1314.jpg

 

12:47 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |