24 novembre 2016

Le cep du centurion

Les centurions romains portaient un cep de vigne en signe de leur grade. Mais pourquoi donc?

La question n’est peut-être pas d’une actualité brûlante, mais la réponse est plus complexe qu’il n’y paraît. Elle permet également, par la bande, d’aborder l’importance du vin dans la civilisation.
Et quand on travaille pour In Vino Veritas, comment résister à l’appel de la culture latine ?

vitis-centurion

 

Vitis, vitis

Revenons d’abord aux textes.

Le centurion romain est un officier généralement sorti du rang, qui commande une soixantaine de soldats (une centurie) – c’est donc à peu près l’équivalent d’un capitaine commandant une compagnie, de nos jours. Cependant, dans la légion romaine, on n’en trouve que dans l’infanterie (les cavaliers, eux, sont commandés par des décurions).

Le centurion constitue l’ossature de l’armée. Il marche avec sa troupe, se plaçant à sa droite au combat (généralement la place la plus exposée).

Comme symbole de son autorité, il porte un casque à crête transversale et surtout, une vitis (une vigne), un cep de vigne relativement droit, d’une longueur d’environ 80cm, qu’il utilise pour signaler une manœuvre, pour faire rentrer les soldats dans le rang, mais aussi pour les inciter à la vaillance ou les corriger en cas de manquement à la discipline...

La suite dans les pages d'In Vino Veritas

11:40 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France, Histoire, Italie, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

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Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.