23 novembre 2011
Alcool, tabac et cancer: des chiffres
C'est intéressant, comme toujours sur Honneur du Vin
Et rappelez-vous, le vin, c'est entre 12 et 14,5% d'alcool... donc pas le produit le plus commode pour l'alcoolisation forcenée. D'autant qu'au niveau prix...
19:18 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Etats-Unis, Europe, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Liban, Luxembourg, Maroc, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Portugal, République Tchèque, Slovénie, Suisse, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : tabac, alcool, cancer, addictions |
15 novembre 2011
Les femmes savent pourquoi: le vin est plus sexy que la bière (patatas con vino)
C'est tout chaud, ça vient de sortir du four et d'une enquête menée au Royaume Uni: 9 femmes britanniques sur 10 choisissent leur partenaire en fonction de leurs achats alimentaires.
J'ai le plaisir de vous annoncer que deux produits font craquer les sujettes de sa Gracious Majesty quand elles le voient dans votre chariot: le vin rouge (à 95%) et les pommes de terres nouvelles (à 93%).
A l'opposé, deux produits agissent comme des repoussoirs: la soupe instantanée et la bière. Voila qui complète de manière inattendue le vieux slogan de Jupiler "Les hommes savent pouquoi'...

Mettez toutes les chances de votre côté, mitonnez à l'élue de votre coeur des paratas con vino...
Les sondeurs expliquent ce comportement par la corrélation supposée entre un certain type d'achat et la capacité pour un homme à prendre de bonne décisions et à subvenir aux besoins d'un ménage.
Cette information capitale vous est offerte par l'Office de Promotion de la Pomme de Terre Néo-Zélandaise, dont le communiqué ne détaille malheureusement pas la méthodologie de l'enquête. Purée!
00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : vin, pomme de terre |
24 octobre 2011
Anne et la Coupe du Monde de Rugby
Excellente série de billets de ma consoeur Anne Serres sur les équipes de la Coupe du Monde de Rugby... et le vin.
C'est ICI
J'attends le portrait des Kiwis avec impatience. Aka faut qu'on.
Tiens, en parlant de rugby, j'étais à Montpellier hier au moment de la fin de la finale contre les Blacks, les supporteurs français rentraient chez eux, parfois enveloppés dans leurs drapeaux, tristes mais fiers. Grand moment de francitude, Ségolène! Que ceux qui n'aiment pas n'en dégoûtent pas les autres...
13:32 Écrit par Hervé Lalau dans Australie, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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07 octobre 2011
La petite musique des vins nature, selon Andrew Jefford
Je goûte de plus en plus la prose d'Andrew Jefford sur le site de Decanter. Et ce, bien que notre premier contact ait été plutôt conflictuel: d'un titre racoleur, dont Andrew n'était même pas l'auteur, j'avais conclu l'an dernier qu'il mettait tous les chardonnays australiens au dessus de tous les bourguignons - vous comprenez dès lors ma fureur.
Nous nous en sommes expliqués, il a admis l'erreur, et j'ai admis ma méprise. Depuis, je suis ses chroniques avec attention. Je ne suis pas forcément d'accord sur tout, mais j'adore sa finesse dans l'analyse et sa force dans l'expression.
J'en veux encore pour preuve ce passage sur les vins nature, où il introduit une très belle métaphore: celle de la musique.
"Bach, for example, never wrote for the modern piano, so his great keyboard works would first have been heard on the harpsichord, clavichord or organ.
In the 18th century, flutes were wooden and brass instruments had no valves; singers used little if any vibrato; concert pitch was different. In one sense, that’s what natural wines are: a deliberate return to a pre-development past.
Period performance sounds odd, and sometimes even discordant at first – but once the hearer has re-tuned his or her ears, a new, expressive world is opened.
So too with the best natural wines: they reveal a landscape of aroma and flavour few of us alive today ever previously had the chance to enjoy. They make interesting noises. We owe them our indulgent attention".
Attention, Andrew n'est pas un inconditionnel des vins nature. Il est même assez critique vis à vis ceux qu'il taxe d'"over-indulgence".
Mais au moins, il ne rejette pas d'emblée, et même, il est prêt à tendre l'oreille, ou plutôt, la langue, et même à la tourner plusieurs fois dans sa bouche pour essayer de comprendre.
J'aime ce genre d'attitude.
Au détour de son article, je lis aussi qu'Andrew estime que les vins nature ne seront pas qu'une mode, qu'ils sont là pour durer.
Je le pense aussi et d'une certaine façon, je m'en félicite, car je suis convaincu que comme dans tout phénomène qui dure, une sélection des opérateurs va se faire; je parie donc que les approximatifs vont disparaître ua profit des professionnels. Parce que le véritable engagement est un gage de professionnalisme.
Pour lire le reste, voir ICI
00:27 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : vin nature, vin, vignoble, jefford |
20 septembre 2011
"Louis Roederer International Wine Writers' Awards 2011" - l'imposture continue
Une marque de Champagne (française, donc), une compétition prétenduement internationale. Mais à l'arrivée, que des Anglo-saxons. Pas étonnant: ce prix est réservé aux écrivains de langue anglaise (vont-il bientôt refermer l'Eurotunnel?).
Messieurs de Roederer, quelle que soit la valeur des auteurs primés (et ils en ont, de la valeur, comme Andrew Jefford, par exemple) votre prix n'a d'international que le nom. C'est donc une imposture.
22:28 Écrit par Hervé Lalau dans France, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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01 août 2011
En Anglais, c'est plus joli
"Touching Lives, Improving Lives", "Just do it", "Ideas for life", "Open Happiness", tous ces beaux slogans sont ceux de grands groupes. Ils ont été trouvés par de grandes agences de marketing qui sont généralement très fières d'avoir pu mettre une image verbale, même la plus bateau, sur une marque. Enfin, au moins en anglais.
Parce que la perception ses clients non-anglophones, elle, est très aléatoire. Ainsi, une grande partie des Allemands interrogés à propos du slogan de Jaguar «Life by Gorgeous» l'ont traduit par "Vivre en Georgie" (Leben in Georgia).
Et c'est bien pire en Espagne, en Italie ou en France, là où la langue de Shakespeare (ou serait-ce plutôt celle de Walt Disney) est loin d'être comprise par tous.
Sans compter que des consommateurs européens se demandent à juste titre pourquoi ils n'ont pas droit à une version dans leur langue. Ils paient pourtant le même prix que les autres - parfois même plus cher, quand on leur vend au prix de l'euro ce qu'on paie en dollars outre-Atlantique. Je pense aux ordis d'Apple, par exemple. Leur slo gan "Think different" s'applique-t-il spécifiquement aux écarts de prix entre les deux rives de l'Atlantique?
Pour en revenir au vin, qui est tout de même le point focal de ce blog (pardon, de ce blogue), la traduction ne peut pas toujours être littérale. Il faut tenir compte du point de vue.
Ainsi, aux Etats-Unis, "French Bastard" semble une marque tout à fait acceptable. Mais imagine-t-on Gallo lancer en France la marque "Salaud d'Américain"?
00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : langue, vin |
04 juillet 2011
Un nom pour les bulles anglaises
Christian Seely (qui n'est pas n'importe qui, puisqu'il dirige Axa Millésimes) est aussi, à titre personnel, producteur d'"English sparkling wine" dans le Hampshire, sous la marque Coates & Seely. Et il propose aujoud'hui à ses collègues anglais spécialisés dans la bulles d'adopter un nom générique pour le produit: "Britagne".

L'idée a ses supporters, qui rêvent d'une dénomination digne de la qualité potentielle des produits; mais elle a aussi ses détracteurs. Certains n'aiment pas le nom. Primo, la référence au Champagne semble un peu trop marquée, surtout quand on connaît le zèle des avoacats du CIVC. Secundo, la région Bretagne pourrait aussi ne pas trop apprécier.
D'autres n'aiment pas l'idée, et font remarquer que Cava, Cap Classique, Prosecco ou Sekt ne font guère rêver, ni vendre.
Et même, que nombre de clients achètent d'abord du Bollinger (quelle chance!), du Krug, du Salon, Laurent Perrier ou du Mercier avant d'acheter du Champagne.
Tout ça peut se discuter. Mais vous, si vous deviez donner un nom à l'"English sparkling wine", quel serait-il?
J'attends vos réponses et transmettrai à qui de droit - je veux dire, à l'association des producteurs, quand elle existera.
00:17 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : vin, vignoble, angleterre, sparkling, bulles |
22 juin 2011
Premium Organic Cider, Dunkertons
Qu'est ce qu on peut boire à la Gare de Saint Pancras, à Londres, en attendant son train? Pour changer du vin, j'ai choisi un cidre. Un risque assumé.
Oui, il faut que je vous dise, habituellement, le cider anglais ne me plaît guère - pour moi, il ressemble souvent plutôt à la bière et sent à peine la pomme. Je parle des cidres industriels, des Strongbow, des Woodpecker, auxquels se limitaient jusqu'ici mes quelques expériences en la matière. Oui mais là, on proposait un "Premium Organic Cider" de la maison Dunkertons (Pembridge, Herefordshire). Alors j'ai craqué.
Organic Cider
Un vrai cidre fermier fait avec de vraies pommes à cidre traditionnelles comme la sheep's nose, la brown snout, la foxwelp...
Résultat? A l'aveugle, j'aurais juré s'agissait d'un Fouesnant - le même petit goût d'argile derrière la pomme un peu amère, et un soupçon de cet acidulé qui fait les meilleurs Cambremern aussi.
Mais quelle idée ai-je là de comparer ce cider avec des crus bretons ou normands: c'était un grand cidre anglais, tout simplement, et rafraîchissant en diable.
Comme quoi les voyages forment le goût!
00:55 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : cidre, cider, angleterre |
04 juin 2011
"Decanter Power list" ou on a les héros qu'on mérite
A ses lecteurs internautes, Decanter propose régulièrement de donner leur avis sur un point d'actualité, via un sondage.
Le dernier en date consistait en un questionnaire à choix multiple: on demandait au lecteurs de choisir une personnalité parmi les cinquante de la "50 Power list" - la liste des 50 personnes les plus influentes du secteur vin.
Plusieurs choses m'ont intrigué dans cette liste.
D'abord, le fait que certains noms me sonti totalement inconnus. Qui sont donc Mel Dick (joli patronyme, mais seulement 6 votes, 1% du total des réponses), Robert Sands (0 vote, 0%), Wu Fei (7 vote, 1%), Nobutada Saji (0 vote, 0%), John Kapon (15 votes, 2%) et Eduardo Guilisasti (5 vote, 1%)?
Je me suis aussi surpris à comparer certains scores: 7 votes pour Stéphane Derenoncourt, 7 votes également pour Piero Antinori. C'est plus flatteur pour le premier que pour le second. Je n'ai guère été étonné devant celui de Robert Parker (148 votes, 22%) ni celui de Jancis Robinson MW OBE (79 votes, 11%); j'ai aussi bien rigolé devant les 51 votes obenus par "The Amateur Wine Blogger". "Ici Londres, les internautes votent pour les internautes".
A part ça, j'ai noté quelques absents dans la liste: moi, d'abord (je souffre à l'évidence d'un manque d'image outre-Manche). Mais aussi pas mal de critiques faisant généralement autorité dans notre secteur. Je ne les citerai pas pour ne pas leur faire de peine, mais je note que les organisateurs du sondage leur ont préféré des "tycoons" comme Pierre Castel ou le nouveau DG de Pernod Ricard, ou des acheteurs de la grande distribution britannique.
Et moi, pour qui aurais-je voté? Joker.
00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : decanter, vin, vignoble, powerlist |
25 mai 2011
Terra incognita
A 50 ans bientôt, je regarde derrière moi et je me dis que j'ai eu la chance de visiter pas mal de vignobles au monde, de l'Europe en passant par le Chili et l'Afrique du Sud. Mais l'esprit humain est ainsi fait qu'il voit souvent le verre à moitié vide. Avec un peu d'avance, j'adresse donc au Père Noël ma liste de voyages encore à faire.
Des coins dont j'ai pu goûter les produits, ou pas; des vignobles tout près, ou très loin. Des appellations réputées, ou pas. Des voyages qui font rêver, ou pas.
Voici donc les endroits que j'ai vraiment envie de voir dans les années qui viennent, mes zones blanches sur la carte du vignoble mondial, ma "terra incognita":
-Coteaux du Vendômois/Coteaux du Loir
-Coteaux du Layon
-Duras
-Ardèche
-Gaillac
-Irouléguy
-Béarn
-Saint Véran
-Saint-Chinian
-Minervois
-Crépy
-Die
-Thann
-Alsace Grand Cru Schoenenbourg
-Gigondas
-Coteaux d'Aix
-Côtes Roannaises
-Châteaumeillant
-Saint Pourçain
-Quincy
-Morgon
-Pays d'Auge (Calvados)
-Armagnac
-Madiran
-Corneilla de la Rivière
-Saint Honorat
-Ribera del Duero
-Costers del Segre
-Açores
-Lanzarote
-Santorin
-Nemea
-Mantinia
-Samos/Lesbos
-Tunisie
-Hermanus
-Olifantsrivier
-Nouvelle-Zélande
-Cinque Terre
-Calabre
-Franciacorta
-Neuchâtel
-Bio-Bio
-Neuquen
-Salta
-Baja California
-Speyside
Comme vous le voyez, j'ai du pain sur la planche.
16:30 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, Alsace, Argentine, Beaujolais, Bourgogne, Chili, Corse, Espagne, Europe, France, Grande-Bretagne, Grèce, Italie, Languedoc, Loire, Mexique, Midi, Nouvelle-Zélande, Portugal, Provence, Rhône, Roussillon, Sud-Ouest, Suisse, Tunisie, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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