18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

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Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.

 

13 août 2016

Château du Chaÿ Loupiac 1990

Où étiez-vous en novembre 1990? Que faisiez vous? À quelle carrière rêviez-vous? À quelle vie?

Ma femme et moi attendions Charlotte, notre fille aînée.

Voilà pourquoi j'ai encore en cave quelques vins de ce millésime. Principalement des VDN. Banyuls. Rivesaltes Ambré. Moscatel de Setúbal. L'Etoile. Je les sors au compte-gouttes pour des événements liés à ma fille.

Curieusement, je n'ai pas de Sauternes de cette année-là. Ni de Coteaux du Layon, ni de Jurançon - des vins que je préfère généralement à leurs homologues bordelais, pour leur charpente acide.

Alors, quand je me suis versé ce Château du Chaÿ 1990, un Loupiac, je ne savais trop à quoi m'attendre.

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De la sympathique confrontation avec un foie gras de Lomagne - et avec mes papilles, il s'est très bien sorti. Est-ce le temps qui a fait son œuvre? Je l'ai trouvé tout sauf anesthésiant. De la sucrosité, oui, mais aucune mollesse, non.

Côté arômes, le temps avait fait son oeuvre, on était sorti de la phase agrumes pour entrer de plein pied dans le miel, l'abricot, la rhubarbe, mais aussi les épices - curcuma, canelle, poivre. Tout cela tournait, retournait dans la bouche, ça n'en finissait pas. 25 ans après, quelle complexité!

Plus d'info: Tourré-Delmas, Loupiac

 

00:51 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |