09 avril 2017

Millennials

Richard Halstead (Wine Intelligence), s’est intéressé aux modes de consommation des Millennials (les gens nés entre 1981 et 1995), souvent présentés comme «un groupe à part».

Pour cet expert, on a beaucoup exagéré la spécificité de ce groupe par rapport à ceux qui l’ont précédé - la plus grande différence, selon lui, tient d’abord à leur âge, et il estime que leurs mode de consommation se rapprocheront de celui des générations précédentes à mesure qu’ils vieilliront. Quelle que soit la période, les jeunes ont toujours été plus intéressés que la moyenne des gens dans ce qui est nouveau, c’est le cas des Millennials comme ce fut le cas avant eux de la Generation X (ceux nés entre 1961 et 1980).

En ce qui concerne plus spécifiquement le vin, M. Halstead parie sur une tendance lourde: le «boire moins mais meilleur».

Il avertit également les opérateurs sur la nécessité, qu’ils s’adressent à une classe d’âge ou à une autre, de respecter les codes de communication propre à chaque catégorie. Pour lui, il est plus efficace que l’argumentaire soit cohérent par rapport au vin, comme il peut l’être dans d’autres catégories de produits, plutôt qu’il tente de s’en écarter pour séduire telle ou telle classe d’âge.

Ce serait d’autant plus préjudiciable dans le cas des Millennials que ce groupe de consommateurs jeunes est moins initié par rapport au vin, et que les codes traditionnels les rassurent.

20:52 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21 mars 2017

La vache, le juge et la randonneuse

La famille d'une Allemande ayant été tuée par une vache allaitante sur un alpage autrichien demande 360.000 euros de dommages et intérêts en justice au fermier propriétaire de la vache.

Je compatis bien entendu à la douleur de la famille. Mais je me demande tout de même si l'on ne va pas trop loin dans la recherche de responsabilités, quand il s'agit d'animaux élevés en quasi-liberté, et dont on se doute bien qu'ils peuvent être dangereux. Le zéro risque n'existe pas, surtout pas quand le risque est pris par des randonneurs qui entrent volontairement dans le domaine des animaux, et ce, malgré des panneaux d'avertissement.

Les éleveurs autrichiens redoutent qu'une décision de justice condamnant le fermier ne condamne du même coup l'élevage d'alpage. 

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Ce qui pourrait déboucher sur d'autres décisions en Europe - pensons aux 100.000 vaches du Comté, par exemple, laissées en plein air toute la belle saison... 

16:31 Écrit par Hervé Lalau dans Autriche, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |