09 février 2012
Dès la récolte 2012, l'Europe aura son vin bio
Le Comité permanent de l'agriculture biologique auprès de la Commission européenne a enfin trouvé un accord sur une définition du vin biologique (comprenez: des normes minimales de production, y compris au chai).
Aucune modification à la vigne, on suivra les normes déjà en vigueur pour l'Agriculture Biologique, normes qui se fondent dans le nouveau cahier des charges bio européen.
Côté vinification, par contre, tout est neuf ou presque.
La principale pierre d'achoppement, celle qui avait fait échouer les négociations ces dernières années, à savoir le niveau maximal de sulfite, a été contournée.
La solution trouvée: fixer un niveau inférieur "d'au moins 30 à 50mg par litre par rapport à son équivalent traditionnel". Il faudra voir cela dans le détail, évidemment...
Autres contraintes: pas d'acide sorbique ni de désulfuration.
Les premiers vins bio européens seront produits dès les vendanges 2012.
Il serra intéressant de voir si ces nouvelles normes seront acceptées par les pays tiers comme équivalentes à leurs propres normes (notamment, celles de l'Organic Wine, aux Etats-Unis).
08:51 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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04 février 2012
Le label AB disparaît du vin
La Commission européenne vient d'abroger le décret permettant aux vignerons d’utiliser le logo AB (ou tout autre label bio) sur les étiquettes de vins, par dérogation au système général.
Logique, puisque le vin bio n'existe pas, faute de normes officielles quant à la vinification. Seule existe l'agriculture bio.
La commission européenne espère ainsi inciter les vignerons européens à trouver un accord sur le cahier des charges d'un vrai vin bio.
Cela devient urgent, face aux autres grands bassins de production qui, eux, se sont dotés de cet outil, à l'image des Etats-Unis (ce qui leur permet maintenant de refuser les vins bio européens!).
Reste notamment à régler, en Europe, l'épineux problème des plafonds de SO2, celui là même qui a fait achopper les négocations il y a deux ans.
00:19 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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31 janvier 2012
IGP, AOC
Au détour d'un article sur les Côtes du Rhône (qui, si j'ai bien compris, engagent une action contre l'IGP Bouches du Rhône pour contrefaçon de sa typo), voici la distinction que l'AFP établit entre AOC et IGP.
"Tandis que les AOC certifient l'origine géographique d'un produit, au terroir défini et au savoir-faire généralement ancien, les IGP, attribués par l'Union européenne, englobent de façon plus large tous types de produits alimentaires et agricoles fabriqués dans la même région."
Juste une question: les AOC (ou AOP) ne sont-elles pas attribuées par l'Union Européenne? Ou au moins, avalisées par elle?
En quoi les IGP seraient-elles plus européennes que les AOC/AOP, à partir du moment où elles protègent elles aussi le produit face aux tiers sur l'ensemble du territoire de l'Union?
Etonnante, cette Europe à géométrie variable, dans la bouche de certains Français.
18:49 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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26 janvier 2012
Plantations: Clamantis in deserto
Si j'en crois ce cher Google, je suis le seul "media" français à avoir reproduit le communiqué du Comité Européen des Entreprises Vins appellant à la libéralisation des plantations de vignes en Europe, comme prévu en 2008 dans le cadre de la réforme de l'OCM vins.
Dans le même temps, plusieurs dépêches réaffirmant l'opposition de la France à cette libéralisation ont été publiées, y compris la prise de position du ministre de l'Agriculture.
Passons rapidement sur le fait que la France a voté cette mesure en 2008 - il n'y a que les convaincus qui ne changent pas d'avis.
Passons encore plus rapidement sur le fait que cette libéralisation me semble aller dans le bon sens - ce n'est que mon avis, je suis ouvert au débat - je ne prétends pas avoir raison tout seul contre tout le monde.
Non, ce qui me choque, c'est justement qu'il ne puisse y avoir de vrai débat public.
Que les rares voix discordantes soient étouffées - passe encore pour moi, je ne représente rien que moi même, mais quand il s'agit d'un groupement de producteurs couvrant toute l'Europe, c'est autre chose.
M. le Ministre Bruno Le Maire se félicitait vendredi dernier que 12 pays soutiennent le retour à l'encadrement des plantations (encadrement qui n'a jamais cessé, en France, puisque nous sommes encore en période de transition).
Dois-je lui faire l'injure de lui préciser que 15 autres pays au sein des 27 que compte l'Union soutiennent toujours la libéralisation? Eux n'ont pas changé d'avis. Qui le dit? Et qui dit le pourquoi de cette étonnante obstination? La conviction, de la part de pays qui forment le plus gros des consommateurs de l'Union, que l'on doit passer d'une viticulture d'assistés, une viticulture sous bulle, payée par le contribuable plutôt que par le buveur, à une viticulture compétitive.
Je ne demande pas aux "responsables" qui sont convaincus que l'encadrement des plantations les protège contre quoi que ce soit (à tort, selon moi) de changer d'avis. Peut-être leurs attributions, leurs engagements passés, les promesses qu'ils ont cru devoir faire à leur affiliés, ou tout simplement leurs structures mentales les en empêchent-ils.
Je leur demande seulement d'arrêter de faire croire que tout le monde pense comme eux.
00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : plantations |
23 janvier 2012
Le Comité Européen des Entreprises Vins soutient la libéralisation des droits de plantation
Tiens, à lire ce communiqué du CEEV, je me sens un peu moins seul...
«Le déploiement cohérent et équilibré de la récente réforme vitivinicole, selon les étapes qui ont été acceptées, doit être entièrement respecté » a déclaré José Ramón Fernández, Secrétaire Général du CEEV. «Il n’est pas concevable à ce stade, dans le cadre de la réforme de la PAC, d’engager la remise en cause d’un élément essentiel de l’équilibre de la réforme, tel que la fin de l’interdiction européenne des nouvelles plantations, sans aborder l’ensemble des autres problématiques liées au secteur vitivinicole, notamment les possibilités d’amélioration de la régulation économique de la filière».
Ce groupe de haut niveau peut être le cadre pour cette réflexion, permettant à l’ensemble des acteurs concernés de discuter le bilan de l’application de la réforme et de dégager d’éventuelles pistes de travail. Ainsi le CEEV considère que si le maintien d’une interdiction des plantations appliquée sans discernement sur l’ensemble du territoire de l’UE ne saurait être accepté, il est nécessaire d’entamer une réflexion sur l’amélioration de la régulation économique de la filière pour améliorer l’adaptation de l’offre à la demande des consommateurs.
«Nous devons sortir d’un système d’interdiction totale et aveugle au niveau de l’Union qui ne tient pas compte de l’extraordinaire diversité du vignoble européen et qui freine le dynamisme des opérateurs de notre filière et de leur l’adaptation au marché. Au même temps, nous devons repenser les modalités de régulation économique de notre filière ; et le potentiel de production, au même titre que d’autres facteurs, est un des éléments de cette régulation. Mais cela ne doit pas se faire dans un cadre réglementaire sclérosant mais au sein de la filière, respectant le principe de subsidiarité, et avec tous les acteurs impliqués» a affirmé Pau Roca, Président de la Commission OCM du CEEV «Nous sommes prêts à participer à ce groupe et à faire des propositions en ce sens».
Notez, s'il vous plaît, que je n'ai aucun lien, ni économique, ni de subordination quelconque avec le CEEV.
Pour plus d'info: CEEV, José Ramón Fernandez, Tél:+32 2 2309970
14:54 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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04 décembre 2011
6 bonnes raisons de supprimer les droits de plantation de la vigne en Europe
1° Les droits de plantations sont un héritage d'un temps révolu: celui du Front Populaire et du Régime de Vichy, une période où l'on pensait corporatiste, une période où l'on pensait que les marchés devaient être encadrés, la production planifiée, une période où l'on pensait que les vignerons, pas plus que les autres citoyens, ne pouvaient être laissés aux errements de leur libre-arbitre.
Au nom de quoi, aujourd'hui, devrait-on encadrer la plantation des vignes, et pas celle des pommes de terre ou du blé? Quand on explique le système français aux Chiliens, aux Sud-Africains, aux Australiens, (et même à une bonne partie des Européens), ils se demandent si l'Hexagone est passé sous le joug soviétique.
2° Au nom de quoi ceux qui cultivent aujourd'hui sans grande conviction les vignes plantées par leurs grands parents, et produisent du mauvais raisin tout juste bon à être vinifié assemblé dans des cuvées d'entrée de gamme de coopératives productivistes, au nom de quoi ceux-là auraient-ils un avantage sur des candidats néo-vignerons passionnés, mais aujourd'hui sans vignes? Si c'est être néo-libéral (une insulte, pour certains) que de vouloir mettre fin à cette injustice, alors oui, je veux bien être néo-libéral. Que m'importent les étiquettes!
3° La suppression des droits de plantation a été votée à l'échelle européenne en 2008, si je ne m'abuse. Elle s'inscrit dans une politique plus générale qui vise à sortir d'un système de subvention pour arriver à un système de rentabilisation par la production elle-même. La France, notamment, a accepté cette décision. Ses représentants comptaient-ils sur la période de transition pour remettre ce choix en question? Leur signature n'avait-elle donc aucune valeur?
4° Il y a d'autres moyens de limiter la production des vins de qualité, si c'est cela qui inquiète les responsables. Et si on le veut vraiment.
J'ai lu dans un article alarmiste fortement inspiré par les partisans du cadenassage que la surface plantée en Bourgogne pourrait doubler si les droits sont supprimés.
Il faudrait distinguer la production en AOC et le reste. Les cahiers des charges des appellations, qui encadrent l'aire d'AOC, mais aussi les rendements, les cépages et les techniques culturales, peuvent permettre (pour autant qu'on les faasse respecter strictement) de limiter les volumes de production. Qu'on commence par exemple par interdire la chaptalisation, qui aboutit immanquablement à une hausse des rendements: on ramasse moins mûr mais plus de volume, et on rectifie au sucre. C'est l'effet terroir ou l'effet Béghin Say?
Bref, si la police des AOC était bien faite, la suppression des droits n'entraînerait aucune dérive en AOC.
Par ailleurs, l'exemple bourguignon est bien mal choisi: la production bourguignonne est insignifiante à l'échelle française (150.000 hectolitres pour l'AOC Bourgogne, contre 2,3 millions d'hectos pour l'AOC Bordeaux, par exemple) et de plus, très morcelée vu le nombre d'appellations sous-régionales et communales de la région.
Mais en admettant même que les niveaux de production actuels soient jugés trop élevés, ou que la part de la production AOC soit jugée trop élevée (et c'est ce que je pense), rien n'empêche les ODG de la région d'abaisser les niveaux de rendements (théoriques, et surtout, réels) et de restreindre l'aire de production (notamment au niveau de la parcelle).
Le vrai problème, c'est donc de faire appliquer les règles existantes au sein des AOC pour leur redonner du sens.
5° Compte tenu de ce qui vient d'être dit, les vins des nouvelles plantations seront en grande majorité des vins sans appellation, et même, sans indication de provenance. En libéralisant la plantation de vignes partout en Europe, on incitera les producteurs de vin courant à sortir des AOC où ce type de vin n'a rien à faire. Sans contraintes, sans plafonds de production, ces vins seront produits dans des conditions et à des coûts de revient leur permettant de concurrencer les productions chiliennes ou australiennes.
Sans doute les AOC perdront-elles des cotisations, sans doutes quelques fonctionnaires devront-ils moins manier de tampons-encreurs, la Safer s'affairera à d'autres choses. Mais le vin est-il l'affaire des producteurs, ou celle de l'administration ou des syndicats?
6° Certains commentateurs (et opérateurs), effrayés par les Cassandres du système planifié, comme le seraient des poulets de batterie qui n'ont jamais vu la prairie, croient devoir craindre la fin du petit viticulteur, balayé par les gros investisseurs qui vont planter à tour de bras. Je m'inscris en faux.
Le système actuel des droits n'a pas réussi à protéger les petites exploitations. La France a perdu 25% de ses exploitations en 30 ans. Tout simplement parce qu'elles n'étaient pas viables.
Est-ce à l'Europe ou à l'Etat français de décider quel type d'exploitation est le mieux adapté à la demande? Quid de l'impartialité de l'Etat? De la libre-concurrence? Et est-ce au contribuable de payer pour un vin qui n'est pas produit à des conditions de marché acceptables? De payer pour le distiller, afin de leur faire disparaître du marché?
La réponse à la question du "qui produit quoi", c'est le consommateur qui doit la donner, quand il choisit son vin. Lui dénier ce droit, c'est penser qu'un Etat sait mieux que lui ce qu'il doit boire.
Pour toutes ces raisons, à l'instar du vieux Caton, je dirai: Delenda est directus plantationis.
Vous pouvez bien sûr en juger autrement, mais merci de me donner de bons arguments.
09:30 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
| Tags : droits de plantation, droits acquis, rente de situation |
01 décembre 2011
Libéralisation des droits de plantation: la Grèce est contre, finalement
C'est officiel: "La Grèce vient de se prononcer contre la libéralisation des droits de plantation de la vigne, qui doit prendre effet au 1er janvier 2016, portant à 13 le nombre d'Etats membres opposés à cette libéralisation".
C'est surtout très suspect, ce ralliement, à l'heure où la Grèce a si peu d'indépendance financière...
Que vont bien pouvoir proposer les partisans de l"économie viticole planifiée aux pays qui leur résistent encore et qui soutiennent la réforme européenne? Un slot pour leur compagnie aérienne à Roissy? La soutraitance d'un morceau d'Airbus?
Citoyens, ce qu'on fait derrière votre dos, au nom des grands principes...
Ce n'est pas cette Europe des marchandages honteux qu'on me fera aimer. L'idée européenne vaut tellement mieux que ça!

Photo: http://www.worstlobby.eu/
17:23 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Grèce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30 novembre 2011
Fin de l'euro: le scénario probable
L'Euro va mal. Jacques Attali, sherpa devenu gourou (belle promotion!), prédit sa fin. Ou plutôt non, il dit que la monnaie européenne n'a que 50% de chances de passer les fêtes.
C'est très fort! Un peu comme si je vous disais que vous avez 50% de chances d'avoir de la neige à Noël. Mais passons.

Passons, parce qu'il y a plus important: un Comité ad Hoc, l'ODGVBS, s'est penché sur l'éventualité de la fin de l'Euro, et a rédigé un rapport dont j'ai pu me procurer les meilleurs feuilles.
Ce comité préconise d'abandonner l'euro au profit d'un nouvel étalon monétaire. Plusieurs éventualités ont été examinées, mais un seul nom s'est dégagé: l'Yquem.
D'après les experts, en effet, l'Yquem pourrait avantageusement remplacer l'Euro.
Primo, sa valeur n'a presque jamais baissé dans l'histoire récente.
Secundo, elle n'a plus aucun rapport avec la valeur réelle du produit qu'elle désigne - c'est de la spéculation pure.
Tertio, sa couleur dorée évoque un métal précieux.
Quarto, même si c'est long en bouche, c'est facile à prononcer.
Pour toutes ces raisons, le Comité préconise donc l'adoption au 1er janvier 2012 de la nouvelle monnaie, dont le cours sera fixé à 629,95121 euros (arrondis à 629,95 pour plus de facilité dans les conversions). Soit le cours actuel de l'Yquem 2009 en primeur sur le site de 1855.
La nouvelle monnaie sera divisée, non pas en cents ou centimes, mais en centilitres, à raison de 75 centilitres pour un Yquem (par conséquent, un CL = 8,39 euros).
Pour plus de renseignement, vous pouvez prendre contact avec la BCE ou directement avec le Comité: ICI
00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : vin, vignoble, euro, sauterne, barsac |
23 novembre 2011
Alcool, tabac et cancer: des chiffres
C'est intéressant, comme toujours sur Honneur du Vin
Et rappelez-vous, le vin, c'est entre 12 et 14,5% d'alcool... donc pas le produit le plus commode pour l'alcoolisation forcenée. D'autant qu'au niveau prix...
19:18 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Etats-Unis, Europe, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Liban, Luxembourg, Maroc, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Portugal, République Tchèque, Slovénie, Suisse, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : tabac, alcool, cancer, addictions |
06 novembre 2011
A Hong Kong se joue le Wine Future, pendant qu'à Epernay, on boit du bon
J'ai parcouru la liste des Tai-Pans du vin invités au micro de la Wine Future Conference de Hong Kong, organisée à partir d'aujourd'hui par le célèbre Pancho Campo (Wine Academy of Spain, etc...), à savoir: Robert Parker, Michel Rolland, Michel Bettane, Steven Spurrier, Jancis Robinson, James Suckling, Miguel Torres, Angelo Gaja... sans oublier David Furer.
Tout d'un coup, je me suis senti tout petit. Avec mon p'tit manteau, avec mon p'tit stylo. Mes petits scrupules.
Je n'ai pas reçu d'invitation pour Hong Kong. Je ne suis pas assez important. Mais j'aurais décliné. Pas assez d'intérêt pour moi. De toute façon, j'étais à Epernay, chez les Artisans du Champagne, avec les 5 du Vin. On n'a peut-être pas refait le monde du vin, ni même celui du champagne, mais on a passé de bons moments, avec de vrais vignerons; on a bu de bons vins, et même de grands vins. Je pense qu'on a fait avancer la connaissance vineuse. Sinon celle de l'Asie, au moins la mienne: oui, il y a des vins d'auteur en Champagne, des terroirs, et pas seulement des marques et des rentes de situation.

Tout de même, pour en revenir aux Tai-Pans, aux capitaines de l'industrie ou de la communication vineuse, il me semble que ce sont à peu près les mêmes têtes qu'il y a deux ans à Logroño.
J'espère que nos amis chinois apprendront quelque chose de neuf. Enfin, je veux dire, de plus neuf qu'en Rioja. Il paraît que la Chine est le futur du vin. Son futur commercial, sans doute. Mais peut-être aussi son futur en matière de production - un vin chinois ne vient-il pas d'être primé aux World Wines Awards de Decanter, fort apportunément?
Peu importe, après tout. La réunion de tant de grands personnages en un seul lieu, c'est déjà un événement. Au point que même des journalistes et bloggers de renom, Jamie Goode, Tim Atkin, etc... ont fait le déplacement.
Je me demande s'ils oseront évoquer le Jumillagate. Vous savez, cette drôle d'histoire qui mêle MM. Campo et Parker dans un drôle de tourbillon médiatique et commercial, et dont mon copain Jim (alias WK) parle abondamment ICI; de même que mon autre collègue des 5, Jacques Berthomeau, ICI.
Finalement, je crois que je me serais embêté à Hong Kong.
00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Etats-Unis, Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : decanter, atkin, wine future, hong kong, berthomeau, budd, campo, parker, goode |


