20 septembre 2016

Un autre verdejo

Dans la palette des cépages blancs d'Espagne, le Verdejo est un incontournable. Il est indissociable du succès des vins de Rueda (la catégorie Rueda Superior exige même 10% de ce cépage). Le fait qu'il sauvignonne un peu n'est pas pour déplaire aux buveurs espagnols, qui apprécient sa fraîcheur. Notons que les garnds cépages blancs du pays proviennent pour la plupart du quart nord-ouest, de la zone atlantique - au verdejo de Castille, il convient d'ajouter l'albarino et le godello de Galice.

Ce succès a attiré l'attention de certains vignobles étrangers - il y a aujourd'hui des vignes de verdejo en Australie. Mais aussi d'autres régions d'Espagne; ainsi, à Yecla, entre Murcie et Valence, sur la côte du Levant, donc, Bodegas Señorío de Barahonda (famille Candela) en a fait un son cheval de bataille en blanc.

Dans le millésime 2015, il livre un vin bien sec, mais aussi très aromatique, dans un registre fruité (agrumes, pomme verte), mais aussi végétal (herbe coupée, citronnelle); la bouche est vive, ample et surtout puissante - le dépaysement de ce verdejo ne semble pas l'avoir traumatisé, mais plutôt lui avoir conféré un punch supplémentaire. 

Un belle découverte!

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07:38 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

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Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.