01 février 2012

iPad ou sommelier?

Pour rester sur le thème abordé hier, celui du vin au restaurant, voici quelques remarques inspirées de mon vécu de client.

C'est fou le nombre de fois, en France ou en Belgique, où un vin que vous voulez commander sur la carte est épuisé. Pourquoi la carte n'est-elle pas mise à jour? Et comment se fait-il que le sommelier, ou celui qui en fait office (je vérifie rarement son diplôme), n'en sache rien?

Au Chili, "ce pays de parvenus du vin auquel la France a tout à apprendre (hmm)", au restaurant El Mundo del Vino, au centre de Santiago, la carte de vins vous est présentée sur Ipad.

Avantages: la carte est toujours à jour; mais aussi, vous avez accès à des commentaires sur le vin, à un outil de sélection en fonction des régions, du type de vin, du type de plat... bref, voila qui enrichit votre expérience vineuse.

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Chez Aldo, la carte des vins est sur Ipad...

 

Ce n'est pas un cas isolé: chez Aldo, à Bueno Aires, cela se pratique aussi depuis quelques mois.

Trop facile? Trop moderne? Trop technologique?

A tout prendre, bien que j'adore le contact humain (je me refuse toujopurs à recourir au self-scanning au supermarché, parce que je pense que c'est le meilleur moyen, à terme, d'éliminer les caissières, ce que je réprouve, même si elles sont parfois exaspérantes), je préfère un outil informatique qui fonctionne à une carte déficiente, à sommelier absent ou incompétent parce que mal formé, pas formé du tout, ou mal dirigé.

Comme le journalisme vineux (voire le journalisme tout court), la sommellerie est un métier menacé. Menacé s'il ne prouve pas qu'il apporte un service additionnel: une bonne information.

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |

21 décembre 2011

Miguel Torres Chili met sa gamme à l'heure des vallées

J'ai visité Viña Miguel Torres, à Curico, en mai dernier. J'y ai dégusté, notamment, sa gamme Cordillera. Mais voici que celle-ci se restructure, sous l'impulsion de Miguel Torres Junior (le patron de la filiale chilienne du groupe espagnol) et de son oenologue Fernando Almeda.

Celle-ci accueille en effet une nouvelle ligne, la Colección de Valles; concrètement, il s'agit de présenter au consommateur, non plus un assemblage de vins issus des différentes vallées, comme c'est la règle dans la plupart des grandes wineries chiliennes, mais une déclinaison de vins de trois des grandes vallées qui divisent le pays viticole, du Nord au Sud, et qui sont autant de dénominations d'origine. A savoir,

- pour la D.O Valle de Limarí, le Cordillera Chardonnay 2011

- pour la D.O. Valle de Curicó, le Cordillera Espumoso Pinot Noir Brut et le Cordillera Carmenere 2008 D.O

- pour la D.O Valle del Maule, le Cordillera Syrah 2008 et le Cordillera Carignan 2008

torres,chili,vallées

Les vallées du Chili

Cinq vins seulement, mais une petite révolution au pays des assembleurs, où les DO existent, certes, mais sont encore relativement peu usitées, au moins par les plus grands exportateurs.

A suivre...

 


00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : torres, chili, vallées |

18 décembre 2011

A Cahors, et nulle part ailleurs

Si vous passez à Cahors ou dans la région le 5 janvier prochain, ne manquez pas cette occasion de vous cultiver, de découvrir les Malbecs du monde, et de vous amuser...

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00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Argentine, Chili, France, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

18 octobre 2011

Dites-moi comment vous aimez votre Saumur et je vous le copeaute aux petits oignons

Intéressante chronique de mon confrère Marc André Gagnon qui ne goûte guère les copeaux dans le Saumur...

C'est ICI

Au fait, moi, l'astringence, dans le Saumur, j'aime plutôt bien. Le problème pour les producteurs, c'est peut-être qu'ils ne visent pas les bons consommateurs?

Une AOC qui se respecte ne devrait pas recourir à de tels artifices, elle dénature son lien au terroir - et l'INAO garante de la qualité ne devrait pas le leur permettre. Comme Marc-André, je m'interroge aussi sur la valeur d'une appellation qui n'hésite pas à adapter sa "recette" au goût des clients étrangers, ceux-là même qui ne connaissent rien de sa prétendue typicité. Pourquoi vouloir leur vendre du Saumur AOC quand ils n'en attendent rien? Pour les vins commerciaux, pour rappel, il y a les IGP.

Et quant à concurrencer les Chiliens sur leurs vins copeautés, que Saumur n'y pense même pas, les coûts de production sont nettement plus bas chez Neruda que chez Rabelais, et la technologie mieux maîtrisée.

09 septembre 2011

Ou l'on reparle de François Lurton (et de ses vins)

La cène se passe hier à Hal, aux Eleveurs. Oui, j'ai bien écrit la cène, parce qu'on a bien mangé. Avec Sofie en cuisine et Andy en salle, c'est la bonne adresse.

Entre deux avions, entre deux vendanges, François Lurton venait présenter en Belgique une sélection de ses vins.

IMG_8013.JPGFrançois Lurton

C'est qu'il en a, des vins, dans sa hotte: 70, pour être précis. Et des heures de vols aussi, puisqu'il passe sa vie entre Bordeaux, le berceau familial, et ces vignobles d'Argentine, du Chili, d'Espagne, et du Portugal. Sans oublier le Languedoc, la Gascogne et le Roussillon.

Voila un homme qu'on excuserait d'être blasé, lui qui côtoie les plus grands vinificateurs, et qui tutoie les plus grands terroirs - qui plus est, à la longue, il a même pu se payer le luxe de choisir où il avait envie de faire du vin.

Et bien non, la passion est toujours là; la parole est vive, mais précise. Les idées justes. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Et avec humour, aussi. En matière d'hommes comme en matière de vins, la maturité apporte la complexité. Le succès encourage, les échecs renforcent.

Au fil des années, l'ambition de bien faire ne s'est pas émoussée, elle a juste changé de dimension.

François Lurton entend toujours produire des vins marchands, des vins qui plaisent; mais aujourd'hui, plus que jamais, il veut comprendre le pourquoi et le comment. Peut-être vais-je un peu loin dans l'exégèse, ce serait à lui de le dire, mais je le soupçonne de chercher la pierre philosophale: des vins qui mettent bien en évidence leurs origines, des vins de caractère; mais jamais trop austères, ni confidentiels. Des vins pour boire.

Sous le commerçant et le patron, il y a un vigneron et un viticulteur qui prend plaisir à toucher ses vignes et à émietter ses sols.

Quelqu'un qui veut toujours mieux faire. Qui croise les expériences: il a introduit le lagar portugais au Chili, pour ses Carménères, par exemple.

Un homme de son temps, respectueux des traditions quand elles apportent manifestement quelque chose, mais prêt à les dénoncer quand elles sont juste un autre nom pour la sclérose. Comme à Toro, par exemple, où les vignes en gobelet souffrent inutilement, à son avis.

Mais aussi prêt à s'émerveiller devant les surprises de la nature, devant les exceptions à la règle: il a essayé de vinifier séparément tous ses cépages du Douro, comme il le fait partout ailleurs. Ce n'était pas très bon, alors il en est revenu à la méthode traditionnelle locale: tout récolter et tout vinifier ensemble. C'est comme ça qu'on apprend.

Bon, après ce portrait (vous aimez ça, c'est vous qui me l'avez dit), je suppose que vous voudriez maintenant connaître les vins que j'ai préférés?

Alors allons-y.

En digne fils de l'entre Deux Mers, François Lurton excelle dans les blancs. Notamment le sauvignon.

J'ai déjà dit ici le bien que je pensais de sa cuvée Fumées Blanches. Un Vin de France, pour la réglementation, ce qui en fera peut-être grimacer certains d'entre vous. Mais pour moi, un superbe produit, très bien balancé. Je ne me déjugerai pas: la version 2010, est à la fois très aromatique et pleine se sève, malgré sa légèreté en alcool.

J'ai aussi beaucoup aimé son Corte Friulano, un Argentin à l'esprit italien, vif mais élégant, avec juste ce qu'il faut de  fruit et de rondeur.

Du côté des rouges, j'ai apprécié le Quinta Beira Douro 2008, pour sa belle texture ou le carré épouse le rond, et sa belle amertume.

La Cuvée Pas de la Mule 2008, du Mas Janeil, en Roussillon, genre bouche de velours dans un gant de fer (oui, c'est moyen, l'allégorie). Alors disons grenache sur schistes.

Et puis le Château des Erles 2004, un Fitou comme on n'en fait peu; d'ailleurs, on n'en fera plus, François et son associée pour ce vin ne travaillent plus ensemble.

Dans un style un peu plus facile, il y a aussi le Carménère de Bodegas Araucano, à Lolol, et puis le Malbec de Piedra Blanca, à Mendoza. Avec eux, on traverse les Andes en se disant qu'il y du bon des deux côtés.

Mais en définitive, tous les vins de François Lurton sont faciles, dans le bon sens du terme: aussi ambitieux soient-ils, il sont toujours abordables, compréhensibles. Grand public, comme on dirait d'un bon film, par opposition à un cinéma abscons, ou pédant, ou grandiloquent.

Et je ne suis pas payé pour l'écrire!

Plus d'info: http://www.francoislurton.com

 

 

 

 

22 juillet 2011

A vendre vignoble... plus grand que le Luxembourg

Le domaine viticole argentin "Punta del Ague" est à vendre. La mise à prix est coquette (6,8 millions d'euros), à la mesure d'un grand cru classé. Mais il ne s'agit pas d'un grand cru classé. Il s'agit d'une grande... surface: 4.003 km2. Ou 400.318 ha, si vous préférez. La superficie du département du Jura. Ou encore, plus d'une fois et demi celle du Grand Duché de Luxembourg.

vin,vignoble,argentine,à vendreAu Nord de Mendoza, au pied des Andes et de la frontière chilienne

Le domaine, situé dans la province de San Juan, au pied des Andes, a été cultivé, mais ne l'est plus depuis 20 ans. Ses sols limoneux sont adaptés à la vigne, précise l'agent immobilié chargé de la vente, Savills. Il y a aussi de l'eau (le domaine est traversé par deux rios). Mais quelques détails sont encore à régler. Pas d'électricité. Pas de route (mais on en prévoit une, qui devrait relier le domaine aux ports du Chili).

Je ferais bien une enchère, question d'avoir un petit pied à terre où je ne sois pas gêné par les voisins. Mais je manque un peu de liquidités, en ce moment.

 

16 juin 2011

Cono Sur (Le retour)

J'ai visité Cono Sur pour la première fois il y a deux ans, avec Brandabout, en compagnie de Louis Havaux et d'Aristide Spies. C'était mon tout premier contact avec la viticulture chilienne. Il faisait chaud, c'était en janvier, l'été, là-bas. Arrivant d'une Europe congelée, le constraste était saisissant. Et pas seulement en termes de température. Il soufflait là un vent de dynamisme dont on ne perçoit plus tellement souvent les effluves sur le Vieux Continent. Mais voila que je généralise, il y a bien sûr beaucoup d'exceptions. Sauf qu'en termes de réglementation, les producteurs chiliens ont les coudées beaucoup plus franches. J'ai déjà abordé ce problème dans maintes et maintes chroniques. Toujours est-il que chez Cono Sur, cette liberté est mise à profit pour faire des vins qui ont une personnalité, à défaut d'appellation.

Cette année, à l'occasion de ma deuxième visite, cette impression s'est confirmée.

vin,vignoble,chiliCono Sur

Il est peut être utile de rappeller ce qu'est Cono Sur; à savoir, une division du groupe Concha y Toro, mais complètement indépendante en matière de vinification et d'approvisionnements, avec comme raison d'être, les vins de spécialité (cépages rares, agriculture biologique, etc..).

 Il s'agit quand même d'une grosse entreprise (50 millions de litres de production, environ).

A l'occasion de notre visite, l'équipe technique et commerciale, jeune, internationale, sympathique et compétente, a bien fait les choses. Nous avons eu droit à une véritable revue d'effectifs, à savoir, une quinzaine de vins. Voici mes notes:

Sparkling Bio Bio Valley
Base chardonnay, 3% pinot noir et 2% riesling
Frais, facile, pomme mure verte, pain. Pour Cono Sur, le mousseux est un projet assez neuf; l'équipe a essayé plusieurs origines avant de choisir Bio Bio, pour sa fraîcheur, et l'acidité assez prononcée de ses chardonnays. Bon choix. 13/20

Cono Sur Sauvignon Reserva blanc 2010
Origine: Casablanca.  Citron vert, notes tropicales ananas un peu d'asperge verte, 3 grammes de sucre résiduel, un peu trop variétal et végétal à mon goût, mais très correct. 13/20

Cono Sur "20 Barrels Limited Edition" Sauvignon 2009
El Sentinela est une des vignobles du Chili les plus proches du Pacifique, au Sud de Casablanca; mais il se situe aussi en altitude et reçoit donc directement les brises de l'Océan. Les rendements y sont naturellement assez faibles.
Au nez, le pamplemousse et le coing  prennent le pas sur le côté végétal (asperge verte), le vin est à la fois concentré mais fin, la finale ets longue, grâce à une bonne charpente acide. 15/20

Chardonnay "Organic" San Antonio 2010
Le nez, citrique, est assez simple, avec quelques notes d'acacia. En bouche, le vin, sans être dilué, apparaît comme en sourdine. A l'aération, quelques notes de poire. 12,5/20

Cono Sur "20 Barrels Limited Edition" Chardonnay 2008
100% fermenté en barrique neuve Francois frères
Ce vin n'a rien de toasté, il est plus sur les épices et la vanille douce, et au nez comme en bouche, il reste frais,il y a pas mal de fruits blancs et d'agrumes sous la barrique; Toute ceci nous donne un vin d'une belle buvabilité, avec une finale sur l'ananas et le bois doux. 14,5/20

Cono Sur Riesling Reserva 2010
Très floral, rose blanche, pèche, pas de pétrole, mais plutôt du citron.  7g de sucre résiduel. 13/20

Cono Sur Viognier Reserva 2009
Barrique, et pêche blanche abricot, jasmin, bonne acidité, un peu amer en bouche équilibré 13/20
Ce viognier assemble des raisins de Chimbarongo et de Limari (cimats plutôts frais, en moyenne)

Cono Sur Gewurztraminer réserva 2010
Eau de ros et cannelle au nez; la bouche est assez grasse, avec des nuances de réglisse, de cumin et de mandarine. L'oenologue a su éviter le piège de la surmaturité, et c'est tant meiux, car en dépit de sa grande séduction au nez, le vin reste équilibré. 14,5/20

Pinot noir Reserva 2010 Casablanca
Fruits des bois, prune, cannelle, réglisse au nez; la bouche présente des notes fumées (le vin a passé 10 mois en fûts, mais usagés), avec un petit côté guignolet; les tannins sont fins, c'est un joli pinotassez gourmand. 13,5/20

Cono Sur 20 Barrels Casablanca
Joli fruit cerise fraise, grillé, bonne mâche, retour du fruit, notes animales tabac, bonne charpente acide mais fruit un peu cuit. Bel élévage, tout de même. 13/20

Ocio Pinot noir 2009 Casablanca
Superbe fraise gariguette, cerise de Bâle, tannins suaves, belle longueur, élégant, fin, un vin dont on se souvient longtemps. Et en parlant de souvenir; ce vin m'avait déjà plu dans son méillésime 2007, mais là, tant du côté de l'élevage que de la matière première, du fruit, du corps, je trouve qu'on a encore franchi un palier. 16/20

Cono Sur 20 barrels merlot 2008
Notes animales au nez, épices de cuisine, compote de cassis; en bouche, c'est un peu dur, le vin présente beaucoup d' extrait, on finit sur du moka un peu amer. 12,5/20

Cono Sur Carmenère Reserva 2009
Très joli nez, fruit noir mur, bouche suave, long, sapide, tannins suaves amer. 14,5/20

Cabernet Carmenère Organic 2010
Sympa, très solaire (le soleil de la Colchagua), pas mou pourtant, un peu de cuir, assez facile, des tannins un peu granuleux en finale. 14/20

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Cono Sur  20 Barrels Syrah 2008 (Limari)
Très beau fruit, frais, groseille,  olive noire,  rond et vif en bouche, bel élevage. 16/20

Cono Sur 20 Barrels Cabernet Sauvignon 2008 (Maipo)

Un vigne sur sols alluviaux, assez riches.
Au nez, une exploision de fruit noir, très gourmand; en bouche, du cassis, des tannins serrés mais suaves, un peu de fumée; le  fruit reste bien en place tout au long de la bouche, mûr mais pas compoté, la finale aporte une petite touche d'eucalyptus. 15/20



00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, chili, cono sur |

01 juin 2011

Le Chili, longitudinalement

Mon excellente consoeur Mariana Martinez m'informe de la parution au journal officiel chilien d'un nouveau texte réglementant les mentions d'origine des vins du pays. Selon ce nouvel article 5 bis, les zones de production bénéficiant d'une Dénomination d'Origine sont ventilées entre trois groupes géographiques.

Los Andes:

Vicuña y Paiguano (del Valle del Elqui);  Monte Patria y Río Hurtado (del Valle del Limarí); Salamanca e Illapel (del Valle de Choapa);  Santiago, Pirque, Puente Alto y Buin (del Valle del Maipo); Requinua y Rengo (del valle del Cachapoal);  San Fernando y  Chimbarongo (del Valle de Colchagua);  Romeral y Molina (del Valle de Curicó);  San Clemente (del Valle del Maule).

 Entre Cordilleras:

Punitaqui (Limarí);  Panquehue (Aconcagua); Isla de Maipo, Talagante, Melipilla, Alhué y María Pinto (Maipo); Rancagua y Peumo (Cachaopal), Santa Cruz, Palmilla, Peralillo y  Marchigue (Colchagua), Rauco y Sagrada Familia (Curicó); Talca, Pencahue, San Rafael, San Javier, Villa Alegre, Parral, Linares y Cauquenes (Maule); Chillán y Quillón (Itata); Yumbel, Mulchén (Bíobío) y Traiguén (Malleco).

Costa:

Ovalle (Limarí);  San Juan  y Valle del Marga Marga (San Antonio);  Lolol (Colchagua);  Portezuelo y Coelemu (Itata); Casablanca. 

 

Cette information additionnelle n'est pas inintéressante, car la position longitudinale des vignobles influence  effectivement beaucoup les vins du Chili, au moins autant que leurs "vallées". Son utilité pratique, par contre, est discutable, le plus gros de la production étant constitué de blends de différentes régions, et exportés sans nom de DO, ou bien sous des dénomination strès cavstes comme Central Valley.

A ce propos, notons que seuls les vins issus de raisins provenant à 85% minimum de leur zones respectives pourront ajouter la mention de Costa, de Los Andes ou de Entre Cordilleras, alors que pour porter le nom de leur seule DO, le chiffre de 75% suffit. Une bizarrerie que ma consoeur ne manque pas de mettre en lumière.

 

 

00:26 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignobles, chili |

25 mai 2011

Terra incognita

A 50 ans bientôt, je regarde derrière moi et je me dis que j'ai eu la chance de visiter pas mal de vignobles au monde, de l'Europe en passant par le Chili et l'Afrique du Sud. Mais l'esprit humain est ainsi fait qu'il voit souvent le verre à moitié vide. Avec un peu d'avance, j'adresse donc au Père Noël ma liste de voyages encore à faire.

Des coins dont j'ai pu goûter les produits, ou pas; des vignobles tout près, ou très loin. Des appellations réputées, ou pas. Des voyages qui font rêver, ou pas.

Voici donc les endroits que j'ai vraiment envie de voir dans les années qui viennent, mes zones blanches sur la carte du vignoble mondial, ma "terra incognita":

-Coteaux du Vendômois/Coteaux du Loir

-Coteaux du Layon

-Duras

-Ardèche

-Gaillac

-Irouléguy

-Béarn

-Saint Véran

-Saint-Chinian

-Minervois

-Crépy

-Die

-Thann

-Alsace Grand Cru Schoenenbourg

-Gigondas

-Coteaux d'Aix

-Côtes Roannaises

-Châteaumeillant

-Saint Pourçain

-Quincy

-Morgon

-Pays d'Auge (Calvados)

-Armagnac

-Madiran

-Corneilla de la Rivière

-Saint Honorat

-Ribera del Duero

-Costers del Segre

-Açores

-Lanzarote

-Santorin

-Nemea

-Mantinia

-Samos/Lesbos

-Tunisie

-Hermanus

-Olifantsrivier

-Nouvelle-Zélande

-Cinque Terre

-Calabre

-Franciacorta

-Neuchâtel

-Bio-Bio

-Neuquen

-Salta

-Baja California

-Speyside

Comme vous le voyez, j'ai du pain sur la planche.

08 mai 2011

De Santiago à Mendoza

Le vol n’a pas beau durer que 35 minutes et quelque, le temps d’un saut de puce au dessus des Andes, passer de Santiago à Mendoza, c’est vraiment changer de monde. Nous quittons le Chili sous la grisaille (ici, c’est comme en novembre en Europe), et à peine franchie la montagne, on se retrouve sous le ciel bleu… et au dessus d’une sorte de désert ocre et rouge zébré de routes, avec ça et là, des oasis de vert. Ca secoue sec en descendant, les vents sont forts, on est content d'atterrir.

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A droite, le Chili sous les nuages, à gauche, les contreforts des Andes.

 

Descendu de l’avion, c’est le premier contact avec une Argentine un peu endormie, en pleine chaleur (25°), un climat très sec et un ciel très pur (nous sommes à 900m d’altitude), et puis une ville très étendue, des avenues bordées d’arbres, de jolies maisons, face à des tas de ferraille.
Désolé d’imposer ces lieux communs à tous ceux qui connaissent l’Amérique latine. Mais pour les autres : le Chili et l’Argentine, ou en tout cas Mendoza, c’est aussi différent que deux pays voisins peuvent l’être, le contraste étant d’autant plus saisissant qu’on ne s’y attend pas.

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Les Andes passées, la descente vers le haut plateau entourant Mendoza, sec et quasi désert


Voilà qui devrait se traduire dans les vins... Marc et moi partons immédiatement pour Lujan de Cuyo le vérifier chez Weinert et chez Hubert Weber.

La suite au prochain numéro !

03:13 Écrit par Hervé Lalau dans Argentine, Chili | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vin, vignoble, voyage, chili, argentine |

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