24 octobre 2017

Cognac: la success-story continue... à la grande exportation

Le Cognac ne s’est jamais si bien porté. A la grande exportation, s’entend.

En témoignent, notamment, les chiffres d’Hennessy, qui a vendu l’an dernier quelque 84 millions de bouteilles dans 130 pays, Etats-Unis et Asie en tête.

Au point que le vignoble cognaçais se demande s’il va continuer à pouvoir fournir !

Cette rançon du succès, ce problème de riche est aussi celui du Champagne. Pour le résoudre, pas de mystère, il faut planter. Hennessy voudrait que l’on accroisse le vignoble de 7.000 ha.

Cette insolente santé outre mers me fait tout de même me demander pourquoi, en France, ou en Belgique, le whisky, ou même le rhum, dernièrement, sont devenus tellement plus populaires que le Cognac.

Qu'est-ce qui explique qu'un produit jugé "hip" par les jeunes rappeurs américains soit "has been", voire ringard, de ce côté de l'Atlantique?

Ne me parlez pas de terroirs ou de procédés de fabrication - la notoriété des Borderies, des Fins bois, de la Grande Champagne, de la folle blanche, de l'ugni ou de l'alambic charentais n'est pas plus forte à Harlem qu'à Bondy ou Charleroi. 

N'est-ce pas plutôt que nos marchés ont été abandonnés par des groupes qui, incidemment, commercialisent aussi des whiskies, des rhums, des téquilas, des vodkas...?

2pac_melyssa_ford_hennessy.jpg

10:55 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

28 février 2017

La vodka, c'est rhétais!

Je suis un fan de l'île de Ré, où j'ai passé naguère de très agréables vacances. Il y a là une lumière particulière; il y fait doux, il y fait calme, il y a de l'air (et non, je ne suis pas payé par l'office du tourisme rhétais)

Sur place, j'ai apprécié les produits locaux - le sel, les salicornes, les pommes de terre, et puis, bien sûr, le vin et le pineau des Charentes.

Quand j'étais sur l'île, je n'ai pas pu apprécier le Cognac, mais je sais qu'il s'en fait, et j'ai pu y goûter quelques années plus tard.

J'apprends maintenant qu'il y a aussi du whisky de Ré, grâce à la Distillerie du Pertuis, à Sainte-Marie-de-Ré. Selon mes infos, il est même affiné en fût de vieux pineau.

541f5e824e844d91728d223035548000.jpeg

Et même du pastis et de la vodka.

Mais avec toutes ces nouveautés, je me demande si les Rhétais ne vont pas un peu loin. Peut-on revendiquer d'élaborer à la fois des produits de terroir, et des spécialités venues d'ailleurs, sans perdre son identité, et plus grave, sa crédibilité?

Mais ce sont là sans doute des réflexions de vieux barbon: l'important, c'est que ce soit d'ici, et que ce soit nouveau.

 

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |