28 février 2017

La vodka, c'est rhétais!

Je suis un fan de l'île de Ré, où j'ai passé naguère de très agréables vacances. Il y a là une lumière particulière; il y fait doux, il y fait calme, il y a de l'air (et non, je ne suis pas payé par l'office du tourisme rhétais)

Sur place, j'ai apprécié les produits locaux - le sel, les salicornes, les pommes de terre, et puis, bien sûr, le vin et le pineau des Charentes.

Quand j'étais sur l'île, je n'ai pas pu apprécier le Cognac, mais je sais qu'il s'en fait, et j'ai pu y goûter quelques années plus tard.

J'apprends maintenant qu'il y a aussi du whisky de Ré, grâce à la Distillerie du Pertuis, à Sainte-Marie-de-Ré. Selon mes infos, il est même affiné en fût de vieux pineau.

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Et même du pastis et de la vodka.

Mais avec toutes ces nouveautés, je me demande si les Rhétais ne vont pas un peu loin. Peut-on revendiquer d'élaborer à la fois des produits de terroir, et des spécialités venues d'ailleurs, sans perdre son identité, et plus grave, sa crédibilité?

Mais ce sont là sans doute des réflexions de vieux barbon: l'important, c'est que ce soit d'ici, et que ce soit nouveau.

 

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

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Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.