22 janvier 2012

Climats de Bourgogne: ne boudons pas notre plaisir, mais...

Ne pas gâcher la fête, même anticipée.

Ne pas plomber l'ambiance.

Ne pas se tirer une balle dans le pied.

Oui, mais à quoi sert ce blog si ce n'est pour dire ce que je ressens au fond des tripes?

La France vient d'avaliser la candidature des "Climats" bourguignons au classement du patrimoine mondial de l'UNESCO. Une première étape dont se félicitent déjà certains collègues; certains que j'estime (salut Vincent), François, Paul et les autres); d'autres moins - les opportunistes.

OK. Ne pas railler.

Ne pas dérailler.

Ne pas faire la fine bouche.

D'accord, mais la Bourgogne, ce n'est pas Lavaux, ce morceau de pente dompté par des siècles d'efforts, sculpté par les murettes (et encore, tout n'y est pas blanc comme la neige suisse). Les Climats sont tellement divers, tellements atomisés, tellement disparates, alors que va-t-on classer, au juste? Quelle aire? Quels sols?

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Si l'Unesco classe le Clos de Vougeot, classera-t-elle le haut, le bas, le milieu et indirectement, tous les producteurs, les bons et les autres? (Photo H. Lalau)

Et puis, une fois classés, que va t-on en faire, à part mettre la précieuse mention sur les brochures touristiques et les sites internet?

Va-t-on mieux les protéger, ces climats? Va-t-on s'imposer des normes environnementales plus strictes? Va-t-on remettre les sols dans l'état où les ont laissés les moines de Cîteaux? Replanter les vieux cépages?

Va-t-on empêcher la construction des magasins et des caves modèle "boîte à chaussures"? Enlever les fils électriques des rues des petits villages?

A quoi s'engage l'Etat, à quoi s'engage la Bourgogne, et de quels moyens de contrôle dispose l'UNESCO? Que fait-il à Saint Emilion, par exemple?

Ne vous méprennez pas, je suis un supporter de la Bourgogne - quand un Bourgogne est bon, il n'y a pas meilleur à mon sens. Même s'il faut fouiner pour trouver les vrais vins de terroir, climats ou pas climats; et même si, au prix où on le "cède", le Bourgogne n'est peut-être pas ce que je conseillerai d'emblée au néophyte à l'affut du meilleur rapport prix-risque.

Vive la Bourgogne et ses Climats, mais il est moins nécessaire à mon sens de les classer que de les respecter, dans la pratique. Trop de premiers crus et de grands crus ne méritent ni leur nom ni leur prix. Et ce n'est pas l'UNESCO qui viendra les éliminer! La référence au passé millénaire a bon dos, qu'en reste-t-il vraiment à l'heure du pesticide, du désherbant systémique, de la tractopelle, de l'osmose inverse, du productivisme, du pas vu pas pris, des passe-droits? De la république des copains et des copeaux?

Quoi qu'il en soit, depuis quelque temps, l'escargot de Bourgogne sort de sa coquille; le BIVB organise des "Rencontres avec les Bourgognes". Ca a commencé l'an dernier en France, la formule s'étendra bientôt à la Belgique. J'irai voir, bien sûr, en amoureux des vins de Bourgogne, ceux par lesquels j'ai appris le vin. Amoureux transi, mais amoureux toujours!

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |

15 janvier 2012

BGO: les chiffres

Complétons l'information publiée hier à propos des futurs Coteaux Bourguignons, appellés à remplacer le Bourgogne Grand Ordinaire. Certes, comme je l'indiquais, l'appellation couvre une grande étendue de surface potentielle, de l'Yonne au Rhône en passant par la Côte d'Or et la Saône et Loire - sans parler d'une grande variété de sols et de climats, au sens général comme au sens bourguignon.

Mais il faut raison garder: le BGO, ce ne sont actuellement que 135 ha revendiqués (dont 110 pour le rouge) et environ 6.700 hectolitres de production. Pas vraiment de quoi bouleverser l'équilibre de la production régionale.

A titre de comparaison, Gevrey-Chambertin, à elle seule, représente 433 ha (dont 78 de premier crus) et 19.827 hectolitres de production (moyenne 2003-2007, chiffres du Syndicat Viticole).

Les Coteaux Bourguignons ne devraient pas avoir beaucoup de mal à faire plus - et mieux, pour autant que les vignerons adhèrent à la formule.

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |

14 janvier 2012

Le BGO devient CB

L'Institut national de l'origine et de la qualité vient d'approuver le cahier des charges de  la nouvelle appellation «Côteaux Bourguignons», appelée à remplacer le «Bourgogne Grand Ordinaire». Ne reste plus au ministre qu'à signer le décret.
 
Très vaste appellation, elle englobera toute la Bourgogne viticole, du Chablisien au Beaujolais - ce qui pose à nouveau le problème du fameux lien au terroir, l'AOC devant à mon sens être réservée aux petites structures. Les IGP ne sont pourtant pas faits pour les chiens... mais c'est un autre débat.

Outre le nom, censé être plus porteur, rien ne semble avoir été modifié dans le cahier des charges, si l'on s'en tient au document publié en juillet 2010 dans le cadre de la procédure nationale d'opposition - voir ICI

Ceux qui attendaient la mise en place de normes plus restrictives en matière d'aire de production, de rendements ou de pratiques oenologiques en seront donc pour leurs frais. De toute façon, la procédure d'opposition ne concernait que les modifications par rapport au cahier des charges antérieur, qui, comme on l'a vu, ne semble toucher que le nom de l'appellation.

Toutefois, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne veut voir dans cette nouvelle appellation une sorte de tremplin pour faire découvrir la Bourgogne aux nouveaux consommateurs, et insiste sur le fait qu'il doit s'agir d'une «appellation de revendication et non plus de repli».

A l'appui de cette affirmation, le BIVB souligne que les parcelles devront être affectées à l'année aux Côteaux Bourguignons. Plus question, donc, de vins déclassés.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

10 janvier 2012

Wishful thinking, version Crémant de Bourgogne

Suite à de nouveaux commentaires, je crois utile de remettre à l'honneur cette chronique que je persiste à signer, n'en déplaise au commentateur anonyme qui me dit que je ne connais rien au vin ni à la vérité... C'est son droit, comme c'est le mien d'en rigoler. Alors autant en rire ensemble, amis lecteurs!

 

Je sais que la pub est l'art de la mise en valeur, voire du maquillage. Voire du camouflage.

Mais à priori, il doit toujours y avoir un fond de vérité sur lequel appuyer les messages. Sauf à jouer le décalage complet, le contre-pied. Et encore, dans ce cas, c'est généralement de l'humour.

Dans le cas des visuels de la campagne des Crémants de Bourgogne, je ne vois ni humour, ni vérité. Juste ce que les Anglais appellent wishful-thinking. En bon bourguignon: "prendr' ses désirs pour des réalités, vindju".

 

Jugez plutôt:

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 A croire avec modération

Je comprends mieux à présent la mention "A consommer avec modération" (inutile à l'export). Elle n'est pas tant là pour les consommateurs que pour les publicitaires. Parce que le jour où New York aura "reconnu" le Crémant de Bourgogne, on aura fumé toute la moquette dans les agences.

En attendant, il me semble qu'à la Grosse Pomme, on préfère encore le Champagne (français ou californien), ou à défaut, le Prosecco.

Dans la plus proche et plus francophile Belgique, le Champagne a bien perdu un peu de sa superbe, ces dernières années, mais ce n'est pas le Crémant de Bourgogne qui en profite, mais le Cava. D'ailleurs, on aimerait bien en boire plus, du Crémant de Bourgogne. Mais encore faudrait-il qu'on en trouve dans les magasins, chez les cavistes, et puis qu'on connaisse les marques. Parce que des campagnes génériques, c'est bien, mais en définitive, dans les mousseux, ce sont des marques qu'on achète.

Il faudrait donc que les marques investissent aussi. Il y en a, au fait? Demandez au consommateur belge dans la rue, je pense qu'il peut vous citer deux ou trois marques de Cava (Freixenet et Codorniu, ou bien peut-être Pere Ventura, ou encore Ferriol); mais un nom de Crémant de Bourgogne, alors ça, non, je ne crois pas.

Avec tout mon respect pour la Veuve Ambal (déjà qu'elle a perdu son mari!) ou la Cave de Bailly, c'est une réalité que les belles affiches de publicité newyorkaises ne suffiront pas à changer...

 

19:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bourgogne, Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note |

06 janvier 2012

L'Unesco doit-il classer les Climats de Bourgogne?

Je sais, la question peut sembler incongrue. Aurais-je perdu la raison? Aurais-je perdu tout sens patriotique?

Non, je vous rassure. La Bourgogne est un beau vignoble, personne ne peut lui enlever ça. Pas toute la Bourgogne, bien sûr, mais en triant le bon grain de l'ivraie, on devrait bien parvenir à identifier des zones méritant l'attention de l'Unesco. Ce qu'il faudrait, c'est trouver des zones à forte personnalité, où l'histoire se lit dans le paysage, un peu comme à Lavaux, en Suisse... Au fait, pourquoi Lavaux et pas Banyuls, par exemple? Mais je m'égare.

En tous cas, ne nous y trompons pas, il ne s'agit pas de classer des vins - opération toujours subjective, et puis toujours remise en cause, à chaque millésime. Il s'agit de classer un patrimoine, au sens Unesquien du terme. A savoir: 

“les œuvres conjuguées de l’homme et de la nature, ainsi que les zones y compris les sites archéologiques qui ont une Valeur Universelle Exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique”.

Il paraît qu'une trentaine de milliers de personnes ont déjà signé une pétition en faveur de ce classement. C'est  relativement peu, je trouve, sur 1,6 million de Bourguignons, sans compter les aficionados extérieurs.

Mais peut-être l'opération n'intéresse-elle moins la population que ne le suppose ses édiles. Même dans la Côte, il y a des gens qui se moquent des terroirs comme de la première cilice des moines de Citeaux. La caissière de Lidl  de Beaune boit rarement du Corton. Et puis les jeunes décrochent du vin, même dans les régions viticoles.  Il ne font même plus les vendanges. Au point qu'on embauche des Polonais ou des Roumains pour les faire.

Mais revenons à l'Unesco.

Ce qui m'interpelleteuse, dans cette histoire, c'est le sens que l'on donne à ce genre de classement.

Va-t-on par exemple mieux protéger ce patrimoine? Empêcher les abus du type de Gevrey? Et puis, interdire la chimie, pendant qu'on y est? Tu rêves, Hervé! Tu ne veux pas aussi qu'on en revienne aux monastères?

A ce titre, l'exemple de Saint-Emilion n'est pas vraiment probant; mais l'Unesco a-t-il un droit de regard sur les nouvelles constructiions, par exemple, ou s'en remet-il à la conscience patrimoniale des autorités locales?

Le classement a-t-il donc un intérêt autre que promotionnel, touristique et mercantile?

Ne vaudrait-il pas classer moins, mais mieux assurer  le suivi? Ne dévalue-t-on pas la mention quand on la donne trop facilement?

 

 

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

28 décembre 2011

Philippe Le Hardi est au Crédit Agricole

Le vin n'est pas toujours un bon investissement, à en croire les producteurs eux-mêmes, mais aussi les internautes attendant d'être livrés de leurs commandes de grands vins; ça n'empêche pas certaines banques de s'acheter des domaines, comme le Crédit Agricole, qui, via sa filiale CA Grands Crus, vient de faire l'acquisition du Château de Santenay (alias Château Philippe le Hardi) et ses 90 hectares; des parcelles situées dans différentes appellations bourguignonnes, de Saint Aubin à Mercurey en passant par Santenay, Beaune, Hautes Côtes de Beaune, Pommard et Aloxe Corton; sans oublier un cinquième d'hectare en Clos de Vougeot.

20:42 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bourgogne, vin, vignoble, crédit agricole |

23 décembre 2011

J'aime la Bourgogne... quand même

Qui aime bien châtie bien, la semaine dernière, je vous disais à quel point je trouvais vide et peu pertinente la nouvelle annonce pour les Crémants de Bourgogne (vous savez, "Nés en Bourgogne, reconnus à New-York") .

Mais voici que que je tombe sur la campagne des Petites Parcelles, relative aux climats de Bourgogne, et déclinée en blanc comme en rouge.

Et là, je retrouve le sourire.

Les Vins de Bourgogne - Petites parcelles et grande renommées.jpg

Petites parcelles, grande renommée

D'abord, c'est beaucoup moins vide - il y a un peu de texte, pas seulement un slogan, on explique. On met en avant les Climats, au sens bourguignon, c'est de bonne guerre au moment où la région souhaite les voir classer au Patrimoine de l'Unesco.

Les puristes trouveront peut-être dommage qu'on se limite au pinot et au chardonnay, qu'on ne parle pas des cépages secondaires, l'aligoté  en blanc, le gamay en rouge (je vous fais grâce du sauvignon et du césar), mais bon, pour la simplicité du message, c'est sans doute mieux, et une bonne communication se doît d'être simple.

D'autres trouveront un peu abusif de présenter toute la Bourgogne comme une mosaïque de bons climats, alors que comme ailleurs, on y trouve aussi des sols médiocres et des vins indigents (ou l'inverse).

Mais par piété filiale - mes parents étaient des amoureux de la Bourgogne - je m'interdis de glisser sur une pente aussi savonneuse et me contenterai donc de célébrer avec cette jolie campagne les bons terroirs (au pluriel) qui sont au pied du verre.

Joli montage, au fait, même les anti-vins n'y trouveront rien à redire.

13:10 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |

09 décembre 2011

Bourgognes et Champagne intéressaient beaucoup les faussaires

Dans le cadre de la lutte contre les trafics agroalimentaires, Europol et Interpol ont lancé une opération d’envergure internationale ("OPSON", ou nourriture, en grec) qui s'est déroulée du 28 novembre au 4 décembre dernier.

Cette opération associant 10 pays a notamment permis de saisir 12.000 bouteilles de Bourgogne dans 2 caves clandestines, pour fraude sur l'appellation d'origine et les qualités substantielles - elles sont malheureusement tellement clandestines qu'on ignore leur localisation précise.

Le coup de filet a aussi permis d'identifier  6 sites Internet de vente en ligne de faux caviar et champagne "en lien avec la Pologne, la Belgique, l'Angleterre et la France" et une  entreprise de commercialisation de faux Champagne, située en Turquie.

15:29 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Champagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bourgogne, champagne, vin |

En Côte Chalonnaise, avec Louis Max

Négociant établi à Nuits depuis 1859, Louis Max possède aussi des vignes en propre, et la plus grosse partie sont situées dans la Côte Chalonnaise, et notamment à Mercurey. Voici justement deux vins dégustés dans les caves nuitonnes qui me donnent furieusement envie d'aller voir sur place. Une histoire à suivre, donc...

Bourgogne Côte Chalonnaise 2010 Pinot Noir

Fraise écrasée, mûre, quetsche, c'est très croquant en bouche; j'aime son grain, son jus côté juteux, goumand et très pinot. Sans oublier sa finale légèrement saline. Il y a un potentiel de garde, à l'évidence, mais je n'aurais guère le coeur à attendre vu la qualité du fruit aujourd'hui. Excellent rapport qualité prix.

Vignes bio.15/20 

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Mercurey Clos La Marche 2010

Un fruit très pur au nez - griotte, fraise gariguette; en bouche, c'est plutôt épicé, mais aussi bien tannique; un bel équilibre entre élégance et caractère, avec, en toute fin, le retour de la cerise qui laisse sa trace acidulée. Superbe dosage du bois, qui souligne mais ne masque pas. Beau potentiel de garde, là encore.
Vignes bio. Un clos détenu en monopole par Louis Max. 15/20

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La pureté liquide

 

Et en plus, les étiquette à l'esprit presque BD sont très réussies...

Plus d'info: louismax@louis-max.fr

20 novembre 2011

Jean-Marie Guffens, outragé, martyrisé... mais libéré!

Lamentable, l'affaire Guffens. L'acharnement d'un inspecteur de la répression des fraudes, assisté par les Douanes, contre un vigneron honnête et sa famille. On se croirait dans un mauvais roman où les personnages sont crayonnés en noir et blanc, sans nuances, où l'auteur veut faire pleurer dans les chaumières. Et pourtant, non, tout est vrai, les preuves sont accablantes, les juges ont annulé la procédure, non seulement pour de simples vices de forme ou des incohérences dans l'accusation, mais pour des faux documents produits par les enquêteurs.

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Comme les honnêtes gens sont beaucoup plus sensibles que les malfrats, qu'ils sont plus faciles à broyer dans les rouages de la justice, l'histoire aurait pu très mal se terminer. Jean-Marie Guffens et sa famille ont pensé au suicide.

Comme M. Guffens, je suis effaré du pouvoir exorbitant que possède ces contrôleurs, de la pression qu'il ont le droit de mettre sur leurs suspects, des méthodes qu'ils emploient. Ce n'est pas pour cette France-là que bat mon coeur, pour cette République-là que je vote. Ces méthodes sont dignes des lettres de cachet de l'Ancien Régime. C'est de l'arbitraire pur et dur. De l'abus de pouvoir.

Et en plus, au vu de la façon dont l'affaire s'est dégonflée (les enquêteurs avaient mélangé deux années de récolte pour établir la prétendue fraude), on se pose plus que des questions sur leur compétence.

Je ne connais pas personnellement M. Guffens ni sa famille. J'admire leur force de caractère: même quand on sait qu'on n'a rien fait, ce n'est pas facile de tenir bon face à un tel acharnement.

J'adore sa conclusion, qu'on peut entendre dans le reportage publié sur le site de la RVF (ICI).

Non, jamais ses persécuteurs ne ressentiront le bonheur que Jean-Marie a eu de refaire du vin cette année.

J'ose espérer que le responsable sera sanctionné, et surtout, mis hors d'état de nuire. Qu'on lui fera contrôler les stocks de l'armoire à balais jusqu'à sa retraite (si on ne la lui donne pas d'office).

J'espère aussi qu'on sanctionnera les auteurs de fausses preuves; qu'on améliorera la formation des enquêteurs.

On aimerait vraiment connaître les suites de cette affaire.

En attendant, j'ai hâte de pouvoir boire un verre du vin de Jean-Marie Guffens. Maintenant, j'ai vraiment envie de le connaître.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : guffens, bourgogne, mâcon, justice |

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