01 décembre 2017

Ma Cabane au Cap Ferret

C'était un cabanon en bordure de plage, au Cap Ferret. Il n'était pas bien grand: à peine 6 m2.

Si Sud-Ouest nous en parle, ce vendredi, c'est que c'est sans doute un des plus chers de France.

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Ce cabanon avait été construit sans aucun permis. Aussi, en 2005, au bout d'un véritable marathon judiciaire (jugement, appel, cassation), son propriétaire, Philippe Castéja, avait été sommé de le détruire. Et une astreinte de 75 euros par jour avait été prévue en cas de non exécution du jugement. 

M. Castéja, PDG de Borie-Manoux et ex-Président du CIVB, que l'on devine coutumier des affaires et des rouages de la justice, peut-il sérieusement invoquer la négligence, comme le fait son avocat, pour expliquer que la cabane n'ait pas été détruite au bout de dix? D'aucuns, moins indulgents, parleraient de mauvaise volonté. Nul n'est censé ignorer la loi, ni une décision de justice, et ce pendant plus de 10 ans. 

Aussi, le fisc s'est rappelé au bon souvenir de M. Castéja, lui réclamant... 300.000 euros d'astreintes. L'administration est bonne fille, cependant, elle a accordé une remise au négociant: celui-ci ne devra finalement s'acquitter que de 125.000 euros. Ce qui reste assez cher au m2.

Le rabais octroyé a-t-il été le prix du bon vouloir de M. Castéja? Toujours est-il que cabanon est enfin démonté. 

13:50 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 octobre 2017

Un prix architecture et paysage pour La Dominique!

Voici la cave qui vient d'obtenir la médaille d'or lors de la Nuit des Best of Wine Tourism pour la mention et architecture & paysage.

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Je ne comprends pas. L'intégration de ce nouveau chai dans le paysage viticole me semble aussi réussie que celle du Ministère des finances sur les berges de la Seine; ou que la tour Hilton sur le boulevard de Waterloo, à Bruxelles. Pour moi, c'est le principe du coup de poing dans la figure appliqué à l'architecture, et qui plus est, dans un environnement censé être préservé: choquez, choquez, il en restera toujours quelques chose, on parlera de vous; et qu'importe l'avis de l'amoureux des sites, pourvu qu'une coterie d'initiés branchouilles et de bétonneurs y trouve son compte.

Qui sélectionne les projets? Quels sont les critères qui définissent une bonne intégration? Qui vote? Et quid de la protection Unesco du patrimoine de Saint Emilion? Comment un tel projet a-t-il pu passer?

Question subsidiaire: à quoi servent de tels prix, à part m'énerver?

08:38 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |