02 février 2018

Château Franc-Mayne change à nouveau de mains

Au Château Franc-Mayne, à Saint Emilion, c'est un peu comme chez Picasso, il y a plusieurs périodes.

Il y a eu la période du négociant Theillasoubre (jusqu'en 1984), la période AXA (jusqu'en 1996), puis la période Fourcroy (de 1996 à 2005, c'est à ce moment là que j'ai connu la propriété). Puis la période Laviale-Van Malderen, qui vient de s'achever avec le rachat du domaine par un homme d'affaires parisien, Jean-Pierre Savare.

A chaque rachat, bien sûr, pour les commentateurs que nous sommes, "on allait voir ce que l'on allait voir".

Certains des propriétaires ont investi dans la technologie au chai, d'autres dans l'oenotourisme, d'autres n'ont quasiment rien fait. A présent, il semble que la nouvelle équipe, menée par Mme Cazeneuve, veuille restructurer le vignoble.

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Franc-Mayne (Photo (c) H. Lalau)

Car oui, même un Grand Cru Classé de Saint Emilion peut avoir besoin de restructurer son vignoble. 

J'ai l'air de persifler, bien sûr, et pourtant, je ne souhaite que du bien à Franc-Mayne.

C'est juste que j'ai du mal à concevoir qu'un domaine soit Grand Cru une fois pour toutes, alors qu'il peut changer régulièrement de propriétaires, de gestion, d'orientations commerciales, de techniques de culture ou de vinification...

09:50 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

01 décembre 2017

Ma Cabane au Cap Ferret

C'était un cabanon en bordure de plage, au Cap Ferret. Il n'était pas bien grand: à peine 6 m2.

Si Sud-Ouest nous en parle, ce vendredi, c'est que c'est sans doute un des plus chers de France.

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Ce cabanon avait été construit sans aucun permis. Aussi, en 2005, au bout d'un véritable marathon judiciaire (jugement, appel, cassation), son propriétaire, Philippe Castéja, avait été sommé de le détruire. Et une astreinte de 75 euros par jour avait été prévue en cas de non exécution du jugement. 

M. Castéja, PDG de Borie-Manoux et ex-Président du CIVB, que l'on devine coutumier des affaires et des rouages de la justice, peut-il sérieusement invoquer la négligence, comme le fait son avocat, pour expliquer que la cabane n'ait pas été détruite au bout de dix? D'aucuns, moins indulgents, parleraient de mauvaise volonté. Nul n'est censé ignorer la loi, ni une décision de justice, et ce pendant plus de 10 ans. 

Aussi, le fisc s'est rappelé au bon souvenir de M. Castéja, lui réclamant... 300.000 euros d'astreintes. L'administration est bonne fille, cependant, elle a accordé une remise au négociant: celui-ci ne devra finalement s'acquitter que de 125.000 euros. Ce qui reste assez cher au m2.

Le rabais octroyé a-t-il été le prix du bon vouloir de M. Castéja? Toujours est-il que cabanon est enfin démonté. 

13:50 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |