07 mars 2017

Les prédictions de Guy Woodward

Dans le magazine Harpers, mon confrère Guy Woodward énumère quelques marronniers de la presse viticole, dont celui ci, qui m'a fait sourire:

"March: critics say the latest Bordeaux vintage shows promise but châteaux need to price sensitively.

April: the critics give all the first growths five stars and the châteaux don’t price sensitively."

 

Un schéma qui a toutes les chances de se reproduire cette année encore...

 

12:25 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Grande-Bretagne, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 février 2017

Figeac perdra-t-il son nom?

C'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé.

Certains grands châteaux intentent des procès aux domaines avec lesquels ils ont une partie de nom en commun. Ces recours nous semblent souvent bien tardifs : à titre d'exemple, quand, en 1996, le Château Latour réussit à faire changer le nom de La Tour Saint Bonnet en Tour Saint Bonnet, les deux marques cohabitaient... depuis plus de 100 ans.

La plupart du temps, les châteaux les plus prestigieux obtiennent gain de cause, que ce soit au tribunal ou hors du tribunal - la menace d'une longue procédure amenant souvent les domaines les plus modestes à transiger.

Il arrive cependant qu'ils perdent, comme ce fut le cas, voici quelques semaines, de Château Figeac, qui attaquait ses voisins Château Cormeil-Figeac et Château Magnan-Figeac (famille Moreaud).

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Ainsi, le 29 novembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux a rendu une sorte de jugement de Salomon, décidant que les deux parties perdraient leurs marques; il a en effet considéré, d'une part, que ni Cormeil-Figeac ni Magnan-Figeac n'avaient apporté la preuve que leurs parcelles proviennent du domaine originel de Figeac (démembré au XIXe siècle). Mais le tribunal a également estimé que Château Figeac n'avait pu démontrer qu'il vinifiait son vin à la marque Château Figeac de manière séparée des autres vins du domaine, comme ce doit être le cas pour un vin portant la mention de Château. La déchéance des droits du GFA Château de Figeac sur les marques “Château-Figeac” et “Château de Figeac” a donc été prononcée.

 

Les deux parties ont fait appel, ce qui suspend l'application de jugement.

Mais voila qui fera peut-être réfléchir à deux fois les excités de la procédure. Le pot de fer ne gagne pas toujours contre le pot de terre; parfois, les deux se cassent.

 

12:57 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |