23 janvier 2012
Générations perdues
08:15 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
| Tags : beaujolais, aoc, rembourser |
20 décembre 2011
Le style, c'est l'homme... (un clin d'oeil à David Cobbold et quelques idées sur la typicité des vins et l'"effet terroir")
David Cobbold postait hier sur le blog des 5 du vin un excellent billet traitant du style du vin, de sa "typicité".
C'est ICI
Inévitablement, je pense à la phrase fameuse du naturaliste Buffon: "le style, c'est l'homme", et d'autant plus que pour moi, l'homme est indissociable du terroir - un terroir qu'il révèle, qu'il sublime ou qu'il gomme.
Je repense à un Moulin à Vent 1971 retrouvé par hasard au fond de la cave de mon père, dans les années 90. On était bien loin du gamay nouveau, mais en plein dans le grand Bourgogne capiteux...
Sucez moi ça, les gars...
Le cépage n'est qu'une matière première; le sol n'est qu'un élément du vin, certes important, mais pas le plus important - sinon, tous les vins d'une appellation, d'un cru, d'un terroir, d'un même sol seraient identiques. Heureusement (enfin pas toujours), il y a la patte de l'homme, qui décide de ce qu'il veut faire - ou qui ne décide pas.
C'est là, d'ailleurs, la limite du discours "non interventionniste" de certains vignerons de la mouvance dite "naturelle". Je respecte leur idéal, je respecte leurs vins quand ils sont bons, mais j'ai des doutes quant aux moyens mis en oeuvre.
Je pense que le bon vigneron, bio ou pas, biodyn ou pas, nature ou pas, est celui qui sait à l'avance ce qu'il veut faire du raisin qu'il vient de ramasser. Certes, il ne fera pas d'une mauvaise année un grand vin (ça, cest bon pour les adeptes de l'osmose inverse, des levures aromatisées, de la désalcoolisation... et l'on n'est plus du tout dans les vins de terroir, on est dans les vins de l'oenologie industrielle). Mais par le choix des assemblages, la durée des macérations et le type d'élevage, notamment, il orientera, il adaptera, il imprimera sa marque.
Et c'est d'ailleurs ce que j'aime le plus dans le vin. La transmutation d'une matière première via les efforts humains, l'effet personnel, que parfois, je parviens à discerner dans le vin. Tant il est vrai que pour ce qu'on appelle les vins d'auteur, les vins de propriétaires, il peut y avoir une adéquation entre la personnalité du vin et celle de son vinificateur. Mais là, je généralise, j'idéalise sans doute, il faudrait faire la part de l'oenologue, du consultant, des techniques modernes... et de mon angélisme.
J'ai trop lu de contre-étiquettes et de dossiers de presse qui prétendent que "le vin se fait d'abord dans la vigne".
Chronologiquement, c'est vrai, tout commence à la vigne. Le choix du matériel génétique, déjà, est crucial. J'ai dégusté à Leyda, au Chili, deux sauvignons du même domaine, des mêmes sols, mais de clones différents... et qui ne se ressemblaient en rien.
Et puis il y a la taille, le mode de conduite, l'effeuillage, les rendements; c'est vrai, il ne faut pas sous estimer tout ça. Mais le chai, c'est au moins aussi important à mon sens. Parce que même si ce n'est pas là qu'on peut tout corriger, c'est là qu'on peut tout faire rater.
Je me rappelle d'une dégustation de rieslings d'une belle maison du Palatinat, où la seule cuvée réalisée à partir de vins fermentés grâce aux seules levures naturelles, était tellement au dessus du lot. Notez bien que ce n'était pas le propriétataire qui s'y était essayé, mais sa fille - lui était sans doute trop marqué par des années d'oenologie triomphante pour oser en revenir à l'empirisme et aux risques de la tradition - car oui, la vraie tradition, c'était accepter le risque, les cuves qui ne démarrent pas, ou les déviances... mais aussi la magie du grand vin.
Et puis, le sol, la vigne, c'est bien beau, mais le vin, on ne l'aime pas quand on suce de beaux cailloux, quand on mache de beaux ceps ou même quand on goûte de bons raisins, on l'aime quand le produit fini est bon.
L'argument de la soi-disant primauté du terroir n'est pas innocent. Il permet à des médiocres installés sur des terres plus ou moins sacralisées par des appellations prestigieuses de pouvoir continuer à vendre plus cher ce qui, sans ce rappel, serait trop mauvais pour mériter son prix. C'est le terroir-caisse. Je suis d'autant plus opposé à ce concept que des terroirs, il y en a partout, des bons, des mauvais, même au sein d'une même appellation. Par ailleurs, certains "garagistes", en soignant aux petits oignons leur vignes et leurs vinifications, ont prouvé qu'on pouvait faire des vins plus qu'acceptables sur des sols médiocres. Dans le même temps, combien de mauvais vignerons ont fait descendre de plusieurs étages des crus pourtant bien établis! Yquem, Ausone, Latour, Haut Brion, tous ont connu leurs années de vaches maigres... Le terroir s'était-il évaporé ces années là?
Alors, quid de cette fameuse typicité évoquée par David?
Et si, comme la beauté, qui est dans l'oeil de celui qui regarde (merci, William S.), elle était en bonne partie dans la tête de celui qui déguste? J'ai encore en mémoire d'homériques empoignades (verbales, je vous rassure) lors de dégustations d'In Vino Veritas, où certains membres du panel, des habitués de la région des vins dégustés, descendaient en flèche certaines bouteilles, à mon sens superbes, en arguant de leur manque de typicité: "Tu comprends, si on accepte ça, alors, c'est la fin de toute notion de terroir".
Là, c'est le suceur de cailloux qui prend le dessus, et ça, ça me fait rire. Mais tous les goûts sont dans la nature, il faut des gens comme moi, j'espère, comme il faut des puristes des graves, du calcaire à astéries, du schiste, du blauschiefer ou de la licorella.
En matière d'hommes, aussi, il y a des types et des styles; que penser d'un monde où à quelques heures de distance, disparaissent Césaria Evora, chanteuse aux pieds nus et voix des pauvres, Vaclav Havel, héros de la démocratie tchèque et slovaque, et Kim Jung Il, bourreau et affameur du pays du matin calme?
Que penser d'un monde qui a vu naître Buffon, et tant de bouffons?
00:06 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : sol, vin, vignoble, typicité |
04 décembre 2011
Boschman on Beaujolais
Deux semaines après la sortie du Nouveau - le temps de décanter, sans doute, Eric Boschman nous parle du Beaujolais. Et d'une belle cause, aussi.
Arrêtez de me souffler dans les poumons avec régularité en me disant que le Beaujolais c’est pas terrible, que tout ce qui est vendu ne vient pas de là-bas et j’en passe et des meilleures. STOP ! le vin nouveau est un moment, un marqueur de saison, un point c’est tout. C’est une tradition vivace dans toutes les régions où l’on fait du vin depuis longtemps. Pas juste un gimmick marketing. Même si, et vous avez raison de maugréer dans vos barbes pleines de miettes et de Nutella, ça l’est devenu depuis quelques décennies. Mais bon, c’est un peu dans l’ordre des choses dès lors qu’il s’agit de quelque chose d’humain qui rapporte un peu de tunes.
Hors du phénomène de foire, le Beaujolais nouveau est un vin simple, gentil, sans complexes, fait pour que l’on mange un tranche de vie entre copains sans se poser de questions et quelques morceaux de saucisson ou de pâté. Le gamay dans toute sa simplicité, sans chichis ni blabla inutile. Certes, à 25€ la bouteille au restaurant c’est violemment cher, mais c’est aussi le prix d’une casserole de moules. Je vous l’accorde, la casserole de moules est aussi scandaleusement chère, mais c’est le marché. Etc etc…
Un dernier truc, le Beaujolais Nouveau se boit dans la première semaine qui suit sa sortie pour l’essentiel, mais ce n’est pas une raison pour bouder les autres crus de la région. Il y a dix crus dans l’appellation, dix identités parfaitement différentes et, dans certains cas, le gamay donne là des vins d’exception. Je ne voudrai pas mourir sans avoir encore une fois bu une gorgée de Morgon de chez Lapierre ou de chez P’ti Max ou quelques autres cuvées de quelques gars aussi talentueux. Je sais, les amateurs, ou soit disant amateurs, se gaussent dés que l’on évoque le cépage qui se taille en gobelet.
Il est même des critiques français, plus ou moins avisés, qui préconisent, en fonction du réchauffement climatique, de planter de la syrah dans le coin. ET pourtant, bon sang de bonsoir, les vieux gamays, avec des rendements limités, c’est globalement bon, et même parfois émouvant. En parlant d’émotion, vous avez peut-être remarqué que nous sommes dans la dernière ligne droite avant les fêtes. C’est le moment de faire chauffer vos cartes de crédit et de prévoir un joli découvert pour les semaines à venir. J’ai lu il y a peu que l’argent cash avait le vent en poupe pour les cadeaux avec quelques rares chèques-cadeaux. Il y a un truc qui devrait avoir très fort, bien plus fort qu’aujourd’hui, le vent en poupe, c’est le don.
Certes, beaucoup d’entre nous donnent déjà à un tas de choses, mais voilà, au lieu de se perdre en babioles crétines, il y a moyen de se faire plaisir et d’aider les belles causes pour trois fois rien. Les petits ruisseaux formant les grandes rivières, la maison Moët & Chandon Belgique s’est associée à Make a Wish Belgique pour lancer un bar éphémère qui fait du bien partout. Je vous explique. Si vous ne connaissez pas Bruxelles, ce n’est pas grave, tout le monde, même les trams peuvent vous mener à la place Stéphanie. Là, jusqu’au 10 décembre, il y a une tente transparente, qui abrite un bar. Jusque là, tout va bien, et c’est presque normal. Dans cette tente, a chaque fois que vous boirez une coupe de champagne Moët, la maison versera 2 euros à Make a Wish. Si vous avez passé les trois derniers siècles sur une autre planète, vous ne savez peut-être pas ce que fait cette belle association. Active dans trente trois pays, l’association regroupe des bénévoles qui exaucent les vœux d’enfants gravement malade. C’est, bien entendu une association sans but lucratif et, comme bon nombre de ses collègues, elle a toujours besoin d’argent. Ces coupes de champagne aideront les enfants à agiter leurs baguettes magiques et se mettre des étoiles plein les yeux. Franchement, ne pas y aller serait une belle erreur hein. «Toast for a cause», (et pour les francophones, la même chose), c'est une belle idée, pour une belle cause, je ne vois rien de mieux à faire dans les prochains jours, histoire de se sentir moins lourd en préparant nos fêtes. C’est juste un peu bête que nous puissiez pas y déguster de Beaujolais, mais bon, si le monde était parfait cela se saurait.
Eric Boschman
Plus d’infos sur : www.facebook.com/moetchandonbelgium
00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, Belgique, Champagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : boschman, beaujolais nouveau, beaujolais |
17 novembre 2011
Delhaize: La passion du vin, mais pas du Beaujolais Nouveau
Elle est pitoyable, l'offre de Delhaize en matière de Beaujolais Primeurs, cette année: deux malheureuses références, un Beaujolais Nouveau et un Beaujolais Villages, tous deux embouteillés en Belgique. Pas de marque, bien sûr: le M. Laroche qui figure sur l'étiquette n'est sans doute qu'un nom de complaisance, censé faire peuple, censé faire vrai. Rien à voir avec celui de Chablis, et heureusement pour lui; à propos, bonne retraite, Michel!
D'ailleurs, j'espère qu'il n'existe pas vraiment, ce Laroche-là; parce qu'au prix au le vin est vendu (3,49 euros pour le BN, 3,99 pour le Beaujolais Villages primeur), il aurait du mal à nourrir sa famille - amis français, si vous enlevez les accises et coûts divers, et compte tenu que c'est du vrac, le prix de départ du BN doit friser l'euro.
Côtes du Rhône très septentrionales
J'ai aussi adoré le descriptif aromatique qui figure sur la contre-étiquette (le même pour les deux produits): "Petits fruits noirs et rouges". Sur la dégustation aussi, l'enseigne vous en donne pour votre argent.
Quand on s'appelle Delhaize et qu'on communique depuis 100 ans au moins sur sa "passion du vin", c'est pathétique.
Il y a pourtant une clientèle chez vous qui achète du bio, des produits nobles, des vins de prix. Et voilà que le jour où le vin est en fête, le jour où vous pourriez vous distinguer, sortir de la masse, vous tombez dans le banal, le tout venant, le discount.
Je ne comprends pas. La paupérisation touche-t-elle à ce point votre enseigne, que vous n'offrez même plus d'alternative au prix bas?
Je n'ai pas acheté, bien sûr, et je vais donc me mettre en quête d'un caviste qui propose du vrai bon Beaujolais Nouveau, en espérant que la politique du moins disant de la GD ne l'a pas contraint lui aussi à me proposer seulement du premier prix.
Oui, je suis en colère. Parce que que ce n'est pas en traitant ses clients de cette façon que Delhaize les incitera à renouer avec le Beaujolais Nouveau. Combien d'années de discount de ce genre faudra-t-il pour faire disparaître le produit de leurs rayons? A quel niveau de prix et de non qualité faudra-t-il descendre?
Les acheteurs de la GD ne pensent-ils pas qu'une fois par an, leurs clients peuvent avoir envie de se lâcher, de boire convivial mais bon, quitte à payer un peu plus cher? Et ne réalisent-ils pas qu'il s'agit là d'un bel instrument pour conquérir au vin des gens qui ne sont pas consommateurs réguliers.
Ce 17 novembre sortait le DVD d'Harry Potter. Bon nombre de clients l'achèteront le jour même, tout en sachant que dans un an, son prix aura peut-être diminué d'un tiers. Et je ne vous parle pas des gens qui font la queue de nuit devant les Apple Stores pour acheter le nouvel iPhone... Alors pourquoi brader l'exceptionnel, le vin dont le jour de gloire ne dure qu'un jour, justement? Ah oui, la concurrence. Mais pourquoi la concurrence ne fait-elle pas baisser le prix du DVD?
Ah, j'oubliais, M. Delhaize: vos Beaujolais Primeurs, je les ai trouvés dans le linéaire "Côtes du Rhône"... La Passion du Vin, qu'ils disaient...
14:30 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, Belgique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : delhaize, beaujolais, beaujolais nouveau |
Liberté, égalité, Beaujolais! Buvez et parlez en tous!
Foin de pessimisme, foin de critiques! Aujourd'hui, quoi qu'on pisse, de la copie, du dru ou du vinaigre, c'est la fête du vin. Le Beaujolais Nouveau arrive.
Un jour par an, au moins, à travers lui, le vin fait l'actualité. On en parle à la radio, à la télé. On en boit dans les bistrots - et en groupe, encore! On en ramène à la maison. Un peu moins, peut-être, ces dernières années. Parce que la qualité n'a pas toujours été au rendez-vous. Et parce que l'esprit du temps est plus au "moi-je", au "bof", au "beurk" qu'au "bravo". Au joystick qu'à la saucissonnade. Regardez un peu les commentaires sur les blogs, sur les sites des journaux: "l'arnaque", "le tord-boyau-nouveau", "c'est pas du vin", "du pipi au prix du caviar". Les urologues parlent aux urologues...
Tout ça m'évoque furieusement la France vue par le petit trou (!) parisianiste de la bande à Ruquier. A moins que ce ne soit le grand trou internationaliste de l'intellectualisme. J'attends avec impatience une spéciale Beaujolais chez Daniel Mermet, qu'il puisse dénoncer à loisir et sans appel les excès de notre Franchouillardise. Que fait donc le service public?

Pain, Vin, Fromage... et liberté
Bon, d'accord, le BN, c'est peut-être un peu désuet, hazbin, comme dirait mon épicier pakistanais, mais qu'importe, pour moi, c'est d'abord une occasion unique de renouer avec la convivialité du vin.
Alors même si la cuvée que vous buvez ne vous enchante pas; même si vous vous dites qu'on devrait plutôt faire de la mondeuse primeur, du malbec primeur, de la clairette primeur, du carignan primeur, tout, sauf de la banane primeur; même si vous avez l'impression de vous faire avoir, que c'est du marketing, que vous préféreriez choisir votre jour pour faire la teuf... buvez et parlez-en tous!
Ensemble, participons à cette Saint-Picrate! A cette redécouverte du vin qui ne se pousse pas du col, aux antipodes des grands crus impayables et coffre-fortisés, ou des cuvées pour initiés...
Avec tout ses défauts (et encore, il y a des bons producteurs, dommage qu'on les trouve si difficilement), le BN, c'est un vin fait pour boire. Pas pour se prendre la tête. Sachons apprécier les petits moments de joie toute simple. Arrêtons de tout vilipender! La vie est trop courte pour penser aigre.
Les anti-vins n'ont pas désarmé. Heureusement, ces ayatollahs ne font pas encore la loi en France. Si vous voulez leur montrer votre détermination, votre opposition à la diabolisation du vin, quelle meilleure occasion que ce Jour du Beaujolais?
Eux n'ont pas d'état d'âme, ils sont droits dans leur vertu d'alcooliques repentis, de lobbystes pharmaceutiques ou d'amalgameurs (le vin, c'est de l'alcool, pour eux, rien de plus). N'en ayons pas non plus, d'états d'âme, arrêtons de mégoter, de marquer contre notre camp. Fêtons le Beaujolais comme il se doit, dans la joie et l'allégresse, sans arrière-pensée, et avec la modération que nous confère l'usage des bonnes choses (dont seuls les goujats abusent).
Le BN, c'est aussi un grand verre d'histoire - 60 ans, cette année. Je repense à mon père, qui, à Montrouge, dans les années 60, ne devait certainement pas dire non, le troisième jeudi de novembre, à un verre de Beaujolpif entre collègues. Me voici dans son sillage. Quelle machine, quel réseau, Face de Bouc, Touiteur, Gobgueule, quelle dégustation virtuelle peut remplacer ce lien-là?
Alors vive le Beaujolais, vive la République, Vive la France... et tant pis pour les atrabilaires!
PS. Une étude commanditée par le magazine LSA révèle que 60% des Français compter fêter l'arrivée du Beaujolais Nouveau. C'est pas un phénomène de masse, ça?
00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : beaujolais, beaujolais nouveau, convivialité |
16 novembre 2011
Le Beaujolais Nouveau, c'est pour demain!
Selon le tam-tam fournisseurs, voici le total cumulé des ventes de Beaujolais en hypers et supers en France, entre juin 2010 et juin 2011.
Beaujolais primeur :
5,5 millions de litres 26,8 millions d’euros
Beaujolais :
2,2 millions de litres 8,4 millions d’euros
Beaujolais villages :
0,8 million de litres 4,6 millions d’euros
Crus du Beaujolais :
4,3 millions de litres 31,6 millions d’euros
En résumé, les crus sont la seule alternative crédible au Beaujolais Nouveau dans les GMS. Leur vente est aussi plus étalée dans le temps, et les marges sont plus élevées compte tenu d'un prix unitaire plus élevé.

A quelques heures du déblocage, il "Fallet" le dire, non?
Au fait, cette année, on nous promet du fruit, et même du raisin.
00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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14 novembre 2011
Vous êtes plutôt Pisse-Dru ou Père Lagrolle?
La guerre des Beaujolais Nouveau de GD reprend de plus belle cette année entre Pisse-Dru (Patriarche) et Le Père La Grolle (Boisset).
L'an dernier, les deux marques ont vendu à elles seules 1/3 de tous les BN en France. La première soutiendra ses ventes par des spots en radio, de l'affichage en magasin et du matériel PLV, notamment. Est-ce son intégration dans le groupe Castel? Pour la première fois, la marque sera aussi proposée en BIB.
Quant à Boisset, il a prévu pour Le Père La Grolle, une campagne d'affichage 4x3 dans les principales villes de France et du matériel de promotion en magasin, en coordination avec les autres marques du groupe comme Honoré Lavigne et Thorin.
Vous savez que je suis taquin. J'imagine ces Nouveaux-là aux Primeurs de Bordeaux, les collectionneurs pisse-vinaigre en costume trois pièces commandant du Pisse-Dru et les investisseurs en souliers vernis achetant du Père La Grolle...
18:15 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : beaujolais, vin, vignoble, gd |
22 octobre 2011
Plagiaire, moi?
Un confrère du Progrès de Lyon a déposé hier ce commentaire sur ce blog
"Bonjour, Un de mes articles a été publié le 12 octobre dans la PQR, en l'occurence dans le Progrès suite à ma rencontre, en exclusivité chez Dominique Piron, avec Jean-Pierre Coffe où je donne les informations sur les assemblages réalisés pour une enseigne française de hard discount français et où j'ai reproduit son affirmation: "On n'a aucune raison de changer un cheval qui gagne !" Vous publiez le 13 des commentaires dans votre blog sans citer mon article. C'est pourquoi je vous remercie d'en signaler la source ci-dessous à vos lecteurs. http://www.leprogres.fr/rhone/2011/10/12/jean-pierre-coffe-prepare-l-arrivee-du-beaujolais-nouveau
Cordialement,
Jean-Claude Martin
Je ne vois bien entendu aucun inconvénient à mentionner l'existence de l'article de M. Martin, mais je tiens à préciser que je n'ai jamais eu connaissance de son article avant son message, ni, par conséquent, des propos de M. Piron.
Le titre de mon post (posté le 13, mais rédigé la veille) n'est donc en rien inspiré du travail de mon confrère, seul le hasard a voulu que je choisisse une expression comparable à celle employée par M. Piron dans son interview.
Ce n'est pas mon habitude de plagier le travail des confrères, et le faire d'un manière aussi évidente, dans le titre du billet, aurait été non seulement indécent, mais également particulièrement maladroit.
Je n'ai que ma bonne foi pour convaincre M. Martin, et j'ose espérer qu'elle suffira.
01:07 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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18 octobre 2011
Mathieu Lapierre nous parle de ses Beaujolais 2011
Très gentiment, Steve Michiels (Soul Wines) me transmet ce matin les notes de Mathieu Lapierre sur le millésime 2011 au domaine Lapierre, à Villié-Morgon.
Mathieu Lapierre
"Je suis ravi de vous annoncer que le millésime 2011 s'annonce prometteur, plein de fruits, de croquant, avec une belle profondeur.
Les vendanges se sont déroulées sous un soleil radieux, et les pluies du mois de juillet non pas été négatives, bien au contraire, elles ont permis de garder un peu de fraîcheur et de ne pas subir de sècheresse.
Les quantités sont plus que raisonnables et je pense même pouvoir faire une mise de Noël si le temps reste aussi beau et que les vins se finissent entièrement avant l'hiver.
Voila les nouvelles du vignoble."
Mathieu Lapierre
10:13 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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13 octobre 2011
Le Beaujolais Nouveau, Jean-Pierre Coffe et Leader Price: on ne change pas une équipe qui gagne
Fort du succès de 2010 (60.000 bouteilles écoulées en quelques heures, se vante le discounter), Leader Price reconduit son opération Beaujolais Nouveau. Toujours avec Jean-Pierre Coffe; et toujours avec Dominique Piron (ils ont élaboré ensemble la cuvée 2011).
Dommage, j'aime bien les vins de Dominique Piron, dont je salue les efforts au sein de l'association Expression d'Origine, qui regroupe quelques uns des meilleurs producteurs de la région.
Mais aller les acheter chez un casseur de prix, non, je ne pourrai pas.
00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : beaujolais, coffe, discount, vin, vignoble |


