24 décembre 2012

Bugarach: quel dommage!

A Bugarach, l'ambiance fin du monde a laissé la place à l'ambiance kermesse; quel dommage que le pétard ait foiré!

Le pic est toujours là, immobile, serein, majestueux, comme posé sur l'horizon de notre crédulité.

Mais que vont donc devenir tous les illuminés qui avaient fait le déplacement? Avaient-ils seulement pris un billet de retour? Ou avaient-ils vidé leur compte en banque?

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Sous le pic, une épaisse couche de crédulité humaine... (Photo Thierry Strub)

Et que vont-ils boire ce soir pour le Réveillon de Noël? Un Lacrima Christi? Un Flying Cigar? Une Delirium Tremens?

Pas dégrisés pour deux sous, certains croient dur comme fer (ou plutôt comme schistes et calcaires) que Jésus est enterré sous le pic de Bugarach. Et pourquoi pas Bouddha, Moïse ou Mahomet?

A qui profite la farce? Aux agences immobilières? Aux hôteliers du coin? Au maire? Aux petits hommes verts qui nous regardent dans leur grande lunette de chiottes, comme les étrons galactiques que nous sommes?

Astro-gastro-entéritement vôtre,

Hervé

18 décembre 2012

Algérie, an 50: et le vin?

A l'occasion de la visite de François Hollande en Algérie, je crois bienvenu de vous renvoyer vers un article signé Jacques Berthomeau, paru sur le blog des 5 du Vin, ICI. Article qui dresse une sorte de tableau de la viticulture algérienne.

A l'évidence, ce pays a un grand potentiel viticole - pour autant que les politiques algériens lui laissent sa chance.

L'Algérie ne manque pas de techniciens compétents et motivés mais cette compétence et cette motivation ne peuvent pas vraiment donner leur pleine mesure actuellement, faute d'engagement de la part de l'Etat.

Nous autres Français ne sommes pas forcément les mieux placés pour donner des leçons à l'Algérie indépendante. Mais qui pourrait rester insensible devant le gâchis d'un tel potentiel agricole et humain?

La vigne se plaît en Algérie comme ailleurs sur le pourtour de la Méditerranée. Elle s'y est toujours plu, à toutes les époques et sous tous les régimes. Le problème, c'est plutôt ce qu'on en fait. Ou pas. L'importance que l'on veut bien lui donner.

algérie, vin, vignoble

2000 ans de vin algérien: mosaïque vigneronne du musée de Cherchell

Les terroirs, les crus, les cépages... l'Algérie les a. Du temps de la présence française, déjà, en 1955 et 1960, une dizaine de VDQS avaient d'ailleurs été reconnus en Algérie, comme Mascara, Mostaganem, Médéa, Monts de Tessalah ou Coteaux de Tlemcen. Il s'agissait de beaux coteaux, pas des grandes plaines à gros rouge.

Quant à la technologie, ce n'est qu'une question d'investissements.

Côté notoriété, par contre...

Un premier pas serait déjà de se montrer à l'étranger. Sans demander aux Algériens de nous refaire le classement de 1855, une petite sélection de grands vins, présentés dans un cadre agréable, à Paris, à Bruxelles ou à Genève, ce serait déjà un bon début...

Un autre consisterait à permettre à de nouveaux investisseurs étrangers de s'installer, ce qui ne manquerait pas d'aiguilloner les entreprises d'Etat et donc, de revivifier le secteur. L'Etat en tirerait même de l'argent qu'il pourrait réinvestir où bon lui semble. L'idée ne serait pas replanter un océan de vignes, mais de réhabiliter les vignobles au potentiel qualitatif.

Que valent les vins d'Algérie, aujourd'hui? Je manque de visibilité: mis à part un beau Médéa, corpulent et corsé, que m'a offert un jour une amie en cadeau, je n'en sais fichtrement rien.

50 après la fin de la guerre, au nom de tous ceux qui sont nés après - et sans minimiser les sacrifices de ceux qui l'ont vécue, sans doute serait-il temps de boire ensemble un bon verre de vin de là-bas, dis...

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Algérie, Belgique, France, Vins de tous pays | Tags : algérie, vin, vignoble, 50 ans | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |