19 octobre 2007

UE: pas de vin de pays de France pour l’instant

Lu sur Vitisphère, sous la plume de notre excellent confrère Michel Rémondat:

"La Commission européenne refuse de publier au JOCE (Journal Officiel des Communautés Européennes) trois nouvelles dénominations de vins de pays : Vin de pays des Vignobles de France, vin de pays de l’Atlantique et vin de pays des Gaules.

Dans un courrier adressé à la représentation permanente de la France auprès de l ‘Union européenne, Jean-Luc Demarty, directeur général de la Direction Générale de l’Agriculture à la Commission européenne, rappelle que le règlement européen prévoit qu’une indication géographique doit correspondre au nom d’un lieu-dit (ou groupement de lieux-dits), d’une commune (ou partie de commune), d’une sous-région (ou partie d’une sous-région) ou d’une région autre qu’une région déterminée. Selon Jean-Luc Demarty, les dénominations «Vignobles de France», «Atlantique» et «des Gaules» ne remplissent pas ces conditions. Concernant Vignobles de France, il précise également que l’utilisation de la mention «vin de pays » doit être liée à une indication géographique plus petite que l’Etat membre.

En conséquence, Jean-Luc Demarty invite la France à «reconsidérer sa position à la lumière de ces arguments». La France doit maintenant contre-argumenter dans un délai de deux mois. Un coup dur pour ces trois nouvelles dénominations censées relancer la dynamique des ventes des vins français à l’export."

09:12 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

De nouvelles levures pour limiter les degrés ?

Une conférence débat organisée en mai dernier par le groupe canadien Lallemand, leader mondial des levures, s’est penchée sur le problème de l’augmentation des degrés alcooliques dans les vins (entre 1 et 2 degrés sur les 20 dernières années, à région comparable). Une augmentation que le groupe attribue au réchauffement climatique, et contre laquelle il propose une solution : de nouvelles levures, qui transformeraient les sucres en d’autres composants que l’alcool.
Reste évidemment à s’assurer que ces composants n’altèrent pas le goût ni la qualité du vin, et c’est ce à quoi s’emploient des chercheurs de l’INRA de Montpellier. Parallèlement, des essais portent sur la sélection de bactéries permettant de lutter contre la prolifération de bactéries indésirables occasionnées par l’abaissement du degré moyen d’acidité des vins.
Les solutions du groupe canadien paraissent sans doute un peu trop techno à beaucoup ; mais que faut-il penser de la désalcoolisation, alors ?
Pour diminuer le taux d’alcool naturellement, on peut aussi avancer la vendange (et on l’a déjà fait). Mais l’idée a ses limites, car la maturité phénolique peut alors poser problème. Récolter lorsque les pépins sont trop verts, c’est risquer des tannins amers…
Amis œnologues, votre avis nous intéresse…

08:06 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |