28 octobre 2007

Quand la Chine boira…

Nos confrères de Vitisphere.fr consacrent un intéressant dossier au potentiel du marché chinois. En voici un petit extrait.
Actuellement, la consommation chinoise de vin est de 4 milligrammes par an et par personne (la moyenne mondiale est de 60), et ne représente qu'une tout petite part dans la consommation de l'alcool en Chine. La Chine est donc un grand marché potentiel pour le vin. A mesure qu'augmentent les niveaux de revenu, une bonne perspective commerciale se dégagera à long terme pour les vins importés. Dans les grandes régions urbaines, surtout à Pékin, Shanghai et Canton, la plupart des consommateurs s'intéressent davantage au vin en raison de la publicité; sur ses bienfaits pour la santé; plutôt que pour son goût. Et en général, ils accordent beaucoup d'importance au prix. Voici quelques points importants sur les comportements des consommateurs chinois.
1) 29% de la population chinoise déclare consommer très souvent des boissons alcoolisées, 69% souvent ou quelquefois, et 2% jamais.
2) La boisson alcoolisée la plus consommée est la bière (37%), devant le Bai Jiu (un alcool fort, 35%), puis le Huang Jiu (un alcool doux provenant du riz, 16%), puis seulement le vin (12%).
3) 40% des consommateurs chinois de vin déclarent en consommer lors de banquets et de repas d'affaires, 22% par plaisir, et 13% par habitude.
4) La majorité de la population chinoise ne consomme pas de vin importé en raison de prix trop élevés.
5) Les lieux d'achat du vin sont: les supermarchés et les centres commerciaux (41%) ; les hôtels (28%), les boîtes de nuit, les karaokés, les discothèques et les bars.
6) Le choix du vin se fait d'abord d'après la marque (44 %), puis le goût (28%), puis le prix (16%), l'origine (8%), et l'emballage (4%).

Plus d'info sur www.vinisphere.fr

00:48 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21 octobre 2007

Nicolas Joly : "la faute aux consultants"

Dans un article paru chez nos excellents confrères de l’Organic Wine Journal, Nicolas Joly (La Coulée de Serrant, pour ceux qui reviendraient d’un long voyage en Agueusie) s’emporte contre les consultants, coupables selon lui des dérives chimiques et œnologiques intervenues ces trente dernières années:

«Dans les années 50-70, les consultants en agronomie ont recommandé l’usage d’herbicides, ce qui a incité les producteurs à oublier les travaux du sol. Les effets secondaires étant la destruction des bactéries dans le sol, et donc un affaiblissement de la vigne, que seul l’usage de fertilisants chimiques a pu compenser ». Sont également entrés en jeu les levures aromatiques, les enzymes et autres traitements des bouchons, dont on mesure seulement aujourd’hui les effets dévastateurs. Pour Joly, apôtre de la biodynamie, «le goût du vin, son harmonie, son élégance sont liés à un environnement de qualité, au caractère intangible ».

Globalement, on ne peut que partager l’analyse de Joly ; qui ne serait d’accord, dans ce monde, avec la nécessité de cultiver plus naturellement, quand des statistiques nous apprennent que les ruraux sont aujourd’hui affectées de maladies directement liées avec l’abus de traitements chimiques?

Mais accabler les consultants est un peu facile : les producteurs aussi ont leur part de responsabilité, qu’ils aient agi par conformisme ou par appât du gain.

 (c) Hervé Lalau 

08:05 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |