14 novembre 2007

Quand l'Inde boira...

A Londres s'est tenu récemment le premier Indian Wine Challenge.

Attention, les vins n'étaient pas indiens. Seulement les juges (dont certains vivant en Grande-Bretagne).

Le président du jury, Robert Joseph, a eu une phrase intéressante: "Il est important que des juges locaux puissent donner leur opinion. Si votre palais apprécie les vins du Nouveau Monde, par exemple, il n'y a aucune raison que des jurés européens vous dictent ce que vous devriez boire".

Cela fait réfléchir. Malgré tous nos efforts d'objectivité, nous sommes bien sûr tous le fruit d'une culture, d'une éducation. Même nos années d'apprentissage et de  perfectionnement dans l'art de la dégustation sont marquées de ces influences. Alors gare au colonialisme vineux!

L'Europe, berceau du vin, doit-elle être taxée d'élitisme pour autant? Devons-nous assouplir nos exigences qualitatives, sous prétexte de reconnaître à d'autres cultures le droit de boire différent?

Le débat est ouvert. 

Le hic, c'est qu'avec plus d'un milliard d'Indiens, notre petite poche d'élitistes risque demain de ne plus peser bien lourd. Hâtons nous donc d'éduquer les Indiens au vin!

13:36 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

13 novembre 2007

Moins importants, les millésimes?

Le grand critique vineux britannique Hugh Johnson met les pieds dans le plat en affirmant que les millésimes ont de moins en moins d'importance.

Pour Johnson, les progrès de l'oenologie permettent d'éviter de voir les récoltes anéanties par les conditions climatiques ou les maladies. "Toutes les années sont aujourd'hui buvables. L'attrait d'un millésime donné a plus à voir avec le snobisme. Un Bordeaux non millésimé serait sans doute tout aussi bon qu'un millésimé, mais les gens ne l'achèteraient pas, parce que cela manquerait de romantisme."

Son confrère et compatriote John Radford, va dans le même sens, et souligne qu'"on ne reverra sans doute plus jamais des millésimes aussi désastreux que 1965 ou 1968 en France, par exemple".

Les commentaires de Hugh Johnson, véritable institution vivante, ont été publiés dans son Pocket Wine Book. Ils ont déjà soulevé des protestations du côté des producteurs et des marchands de vin. 

Et vous, qu'en pensez-vous, de la magie du millésime?

 

Johnson

Sir Hugh Johnson

18:25 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |