19 décembre 2007

Sauvons les Mazards de Cornas

Vincent Paris, président du Syndicat des Vignerons de Cornas, nous invite à signer la pétition suivante:

"Cornas, un nom qui résonne chez tous les amateurs de grands vins, une AOC des Côtes du Rhône d’environ 100 hectares limitée au seul village de Cornas, un patrimoine viticole séculaire à la renommée mondiale.

Aujourd’hui, ce terroir est menacé. Le projet de développement du Plan Local d’Urbanisme, envisage d’étendre les zones d’urbanisation de la commune : 3,4 hectares de parcelles classées en AOC et plantées de vignes de prestige, « Les Mazards » et « Les Chaillots - La Côte » deviendraient ainsi urbanisables et seraient définitivement perdus.
Ces 3,4 hectares de parcelles représentent un potentiel de production de 15 000 bouteilles.

Dès octobre 2005 le Syndicat des Vignerons de l’AOC Cornas et le Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône se sont élevés contre ce projet. Malgré cette opposition ainsi que les avis défavorables émis par la Chambre d’Agriculture de l’Ardèche et l’INAO, la municipalité poursuit son projet. Le PLU est entré dans la phase d’enquête en septembre 2007.

Le Syndicat des Vignerons de l’AOC Cornas, dans sa mission de préservation du patrimoine reste mobilisé contre ce projet dévastateur qui ampute définitivement l’aire d’appellation et met en péril un terroir irremplaçable.

Aidez nous à défendre ce patrimoine".

 

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Pour signer cette pétition, rendez-vous sur

www.mesopinions.com/Cornas--sauvez-les-Mazards

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09:53 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Une page d'amour... Sancerre

Notre ami Damien de Koninck (Sopexa Bruxelles) nous transmet ce texte, véritable tour de force oenophilo-littéraire... 

Il m'est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si  je puis dire, la primeur.

C'était il y a quelque temps, au bal de  la Nuits Saint Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous  sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de  fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Châteauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!!   

Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un  petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin.

Ah quelle belle journée ! On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les  pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et  puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant, nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon.   

D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est  partie ! Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'ai le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pauillac, en effet, j'étais  tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s'est retrouvés, et que je  l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit -"Ne fais pas ta  Pomerol, et ne t'en va plus Gamay !"
En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran    
   
-"Ne  m'en veut pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour  était vraiment Sancerre".
   
Depuis, on ne s'est plus cuités..."

09:29 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |