16 novembre 2007

Deux livres pour mieux aimer le vin

Quel livre sur le vin pourrais-je vous conseiller pour les fêtes de Noël? Vous savez, ce genre de livres qu'on emporterait sur une île déserte, déséchéee... 

Celui de Nossiter? Celui d'Agostini sur Parker?

Vous n'y êtes pas. Sans doute L'Ecole de la Dégustation de Pierre Casamayor.

 

L'école

 

A chaque fois que je l'ouvre, je mesure tout ce que j'ai encore à apprendre en matière de vin. Fausse modestie? Que nenni.  J'ai toujours eu du mal à mettre des mots sur mes impressions, et j'ai souvent peur de passer à côté d'un vin.

Justement, ce livre est une mine de conseils pour apprendre à apprivoiser, à éduquer ses sens. Une sorte de Kamasoutra bachique, à lire un verre à portée de main. Chez Hachette, 272 pages, 32 euros.

 

 

 

 

Voyage Voyages 

Autre choix, dans un style très différent:  "Voyage aux pays du Vin", dans la Collection Bouquins. Si un livre mérite le titre d'anthologie, c'est bien celui-là. 1.200 pages sur le vin à travers les âges et le monde, la technique, l'art, la poésie. Des notes précises, jamais barbantes. Petite format, papier bible, pas beaucoup d'illustrations, mais que d'érudition!

 

Voyages

 

 Bref, un maître achat. 30 euros chez Robert Laffont.

 (c) Hervé Lalau 

 

10:36 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

14 novembre 2007

Quand l'Inde boira...

A Londres s'est tenu récemment le premier Indian Wine Challenge.

Attention, les vins n'étaient pas indiens. Seulement les juges (dont certains vivant en Grande-Bretagne).

Le président du jury, Robert Joseph, a eu une phrase intéressante: "Il est important que des juges locaux puissent donner leur opinion. Si votre palais apprécie les vins du Nouveau Monde, par exemple, il n'y a aucune raison que des jurés européens vous dictent ce que vous devriez boire".

Cela fait réfléchir. Malgré tous nos efforts d'objectivité, nous sommes bien sûr tous le fruit d'une culture, d'une éducation. Même nos années d'apprentissage et de  perfectionnement dans l'art de la dégustation sont marquées de ces influences. Alors gare au colonialisme vineux!

L'Europe, berceau du vin, doit-elle être taxée d'élitisme pour autant? Devons-nous assouplir nos exigences qualitatives, sous prétexte de reconnaître à d'autres cultures le droit de boire différent?

Le débat est ouvert. 

Le hic, c'est qu'avec plus d'un milliard d'Indiens, notre petite poche d'élitistes risque demain de ne plus peser bien lourd. Hâtons nous donc d'éduquer les Indiens au vin!

13:36 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |