28 mars 2014

Vade retro bouchonnier

L'autre jour, lors d'un voyage de presse, j'ai dû me farcir une heure de présentation à propos des avantages supposés des produits d'un bouchonnier (si c'est lui qui le dit!).

C'est qu'il était sponsor de l'événement. Et les organisateurs ont fait le forcing pour nous faire assister à la présentation, mes collègues journalistes et moi. Dieu sait pourtant qu'on aurait préféré être ailleurs!

Pourtant, je ne vois pas comment je pourrais en parler. J'écris pour des consommateurs et les consommateurs ne choisissent pas les bouchons des vins qu'ils boivent. Ce sont les producteurs.

Une exception, peut-être; les capsules à vis. Comme elles se voient, le consommateur pourrait à la rigueur se déterminer en fonction de cette différence. A titre personnel, vous savez que je suis favorable à ce type de bouchage. Mais je ne me fais pas d'illusion sur mon influence.

Dans tous les autres cas, le consommateur ne découvre le bouchon qu'une fois la bouteille ouverte, alors je pourrais bien lui vanter le Diams, le Nomacorc ou l'Amorim que cela ne changerait rien.

Je constate quand même que nous autres journalistes sommes de plus en plus les otages de ces fournisseurs de la production, que ce soit au sein des concours que des présentations de presse.

Je profite de cette modeste tribune pour leur dire, ainsi qu'à leurs charmantes attachées de presse (qui ne font que leur boulot, bien sûr), que leur communication m'ennuie. Que même si j'en avais l'envie, je ne pourrais les aider. Et que je n'en ai pas l'envie.

Je le dis poliment aujourd'hui, mais j'ai bien peur un jour de ne plus pouvoir me retenir de le dire de manière plus véhémente, et publique, lors d'un de ces événements sponsorisés.

 

 

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : bouchon, communication, vin | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

23 mars 2014

Le nez humain serait beaucoup plus sensible que prévu

Une étude de l'Université Rockfeller de New York, sous la direction d'Andreas Keller, révèle que le nez de l'homme (et de la femme) pourraient distinguer, non pas 10000 odeurs, comme on le croyait jusqu'ici, mais 1000 milliards.
 
Cette étude pourrait aussi remettre en cause la distinction traditionnelle entre les 4 grandes sensations olfactives (florale, brûlée, animale et acide).

Pour rappel, l'être humain possède 350 récepteurs spécifiques pour l'odorat, remplacés à peu près tous les mois.

Ce système apparaît au moins aussi performant que l'oeil ou l'oreille.

Ce que l'étude ne précise pas, c'est la grande variabilité des performances selon les sujets. Mais ça, il suffit de se rendre dans une salle dégustation de vin pour le constater: certains identifient les bretts, le TCA, des déviations ou des arômes divers, d'autres pas.

Ensuite, entre en jeu un autre paramètre: la mémoire olfactive et la capacité de faire appel à un "vocabulaire d'odeurs". A ce jeu, même des handicapés du tarin peuvent parfois faire jeu égal avec des cochons truffiers.

00:22 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |