10 mars 2008

Calculez la teneur en sucre de votre vin

Est-ce qu'un vin a du sucre résiduel ? Sans y gouter, voici une méthode originale pour le déterminer... Très simple, vous n'avez que peu de choses à faire...
 
Prenons par exemple une bouteille de "Veltinske Zelené - Pozdni Sber" 2004,
bien connu de ceux qui ont visité la Tchéquie...
 
Méthode :
1) Vous prenez la bouteille
2) Vous la mettez dans votre sac (Samsonite) avec vêtements/PC/papiers
3) vous la déposez à la consigne de Prague
4) vous la récupérez à Bruxelles...
 
Comme vous voyez très simple...
 
A l'ouverture : attention : la méthode consiste à calculer le nombre de morceaux de verre qui collent, par l'influence du sucre, sur tous les objets qui étaient à l'intérieur du sac...
 
Plus les morceaux de verre collent partout, plus de sucre il y a...
CQFD..
 
Il faudra plusieurs expériences pour déterminer un rapport précis entre "colle/morceaux de verre/sucre", mais je compte sur l'expérience de chacun pour déterminer cela...
 
A la prochaine pour de nouvelles expériences amusantes... En route pour de nouvelles aventures....


Thierry Hanon-Degroote
Webmaster
Fédération Internationale des Journalistes et Ecrivains du Vin (www.fijev.com)

18:28 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

03 mars 2008

Sucrer ou ne pas sucrer, là est la question...

Fallait-il interdire la chaptalisation en Europe, comme le projet initial de Mme Fischer le prévoyait? J'incline à penser que oui. 

Attention, je ne dis pas que la chaptalisation fait de mauvais vins. Pas mal de ténors des grands vins, à qui je ne peux que tirer mon chapeau, l'utilisent, le plus souvent avec circonspection, mais l'utilisent tout de même.

Remarquez que leurs vins, c'est une goutte d'eau dans la mer, et que les excès de la chaptalisation, si excès il y a, c'est plutôt chez les gros faiseurs qu'on peut les trouver.

 

sucre2

 

Identité 

Mais pour moi, le problème est ailleurs. C'est un problème d'identité, de respect du produit et du consommateur. La magie du vin, n'est-ce pas justement que les années se suivent mais ne se ressemblent pas, qu'il y a parfois du moins bon, en tout cas du différent? Des vins moins riches, les années "sans", mais qu'on peut boire plus vite? Des vins qui ressemblent à la nature.

Si vous mettez du sucre dans les endives, c'est sûr, vos enfants en mangeront plus facilement. Mais ce ne seront plus des endives. 

Bien sûr, mon raisonnement ne saurait convaincre de gros producteurs qui ont des cuves à remplir, une qualité à suivre, des clients à livrer dans la grande distribution...

D'ailleurs, le projet européen a été amendé. Et même si le réchauffement climatique le rend de plus en plus inutile, on gardera la possibilité de sucrer. Il y aura toujours des cuvées plus faibles, des versants plus arrosés, des vignes moins bien orientées. Alors chacun fera sa tambouille. Les supermarchés tomberont parfois à cours de sucre. Et dans le même temps, on acidifiera, parfois sur les mêmes cuves. Ce n'est pas parce que les levures sélectionnées permettent d"obtenir de jolis arômes formatés et des fermentations au demi-degré près qu'on peut se permettre de prendre des risques en aval. Tant qu'il reste un peu de raisin dans le vin, personne ne peut se plaindre, et surtout pas les marchands de sucre.

Ca, en gros, c'est l'industrie du vin. Ne faudrait-il pas séparer une bonne fois pour toutes ces produits-là des vrais vins de caractère? La chimie pour les vins de marque, des conditions plus draconiennes pour les AOC...

Il paraît qu'on y pense.

  

11:26 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |