26 mars 2008

Attention aux pesticides

Une étude publiée par le Pesticides Action Network-Europe, portant sur une quarantaine de vins européens, révèle la présence de résidus de pesticides et fongicides potentiellement dangereux pour la santé et la fertilité. Les vins bio sont moins touchés (on note la présente d'un pesticide dans un seul vin bio, alors que la moyenne est de 4 pour les vins non-bio, et l'on peut aller jusqu'à 10).

Les analyses ont été effectués par des laboratoires privés indépendants. 

Le niveau de prix ou de notoriété du vin ou de son AOC ne semble pas influer grandement sur les pesticides, puisque dans l'échantillon figuraient trois crus classés de Pessac-Léognan et Saint Estèphe, dont un vin à plus de 200 euros la bouteille, et qu'à l'arrivée, on y note la présence de 2 à 5 résidus de pesticides différents.

Aucun des vins ne présentait un taux de résidu supérieur à la limite légale fixée par l'Union Européenne, mais le Pesticides Action Network demande une action des Pouvoirs publics, mais aussi des metteurs en marché et distributeurs pour diminuer drastiquement les doses de pesticides utilisées en viticulture. Le Network fait remarquer que les molécules employées ces dernières années sont potentiellement beaucoup plus dangereuses.

 

On attend les réactions des vignerons et de leurs mandants sur un thème éminemment sensible.

 

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Plus d'info:  http://www.pan-europe.info

17:03 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

23 mars 2008

Liberté de la presse du vin (le retour)

Nos confrères français de l'Association Nationale des Elus du Vin nous adressent ce communiqué, qui fait suite à la condamnation du journal Le Parisien. Cette fois, les choses semblent aller dans le bon sens. Croisons les doigts...

 

A la suite d’une réunion de travail à Paris, entre l’Association Nationale des Elus du Vin qu’il co-préside, avec l’Association des Journalistes de la Presse du Vin (APV) et de la FIJEV, le Sénateur Roland COURTEAU vient de déposer une proposition de Loi, afin, a-t-il précisé, « de préserver le respect de principes, comme celui de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, en matière d’information sur le Vin. »
 
Cette initiative se justifie, selon Roland COURTEAU, par plusieurs jugements rendus par des tribunaux à l’encontre de certains organes de la presse écrite, dont le  Parisien et les Echos.
 
Ainsi, précise-t-il, « le TGI de Paris, par exemple, a considéré que les articles rédactionnels illustrés de photographies, et consacrés au Vin, constituaient des publicités… et qu’à ce titre, les journalistes auraient dû respecter les prescriptions de l’article L3323-4 du Code de la Santé Publique en complétant leurs rédactionnels par le rituel message sanitaire, précisant que « l’abus d’alcool est dangereux… Les journaux concernés ont donc été condamnés… »
 
Pour Roland COURTEAU, c’est cette évolution jurisprudentielle qui suscite l’inquiétude chez nombre de journalistes de la presse spécialisée ou non « dès lors qu’elle ne cesse de s’amplifier. »
 
« Faute d’une définition très précise de la publicité qui la distinguerait des articles rédactionnels, je crains qu’à l’avenir tout article positif sur le vin soit assimilé à une publicité… Ainsi, si les journalistes, dont le métier est de porter un regard critique, ne peuvent plus émettre d’avis positif sans risquer de tomber sou le coup de la loi, alors l’exercice de leur liberté d’expression et d’information du public, est gravement menacée. Est-ce à dire que les journalistes sont condamnés à ne faire que des commentaires négatifs sur le vin ? », s’interroge le Sénateur. « La confusion faite entre publicité et articles  rédactionnels est extrêmement périlleuse au regard de la liberté de la presse ».
 
Ainsi, poursuit le Sénateur, « assimiler à une forme de publicité, tout article ou toute publication que donnerait une image favorable du vin, lui imposerait, non seulement d’être assorti du rituel message sanitaire, mais en outre, de se borner aux seules indications limitativement autorisées par l’article L.3323-4…, (degré volumique, terroirs, nom du fabricant, mode d’élaboration, couleur, arômes…). Ces règles, conçues pour encadrer la publicité constitueraient  donc, une forme de carcan pour la presse. Quant aux revues de consommateurs, elles devront y regarder à deux fois, avant de comparer les mérites et les prix respectifs de  plusieurs vins ».
 
Afin d’éviter une telle évolution jurisprudentielle « et compte tenu qu’il n’existe pas de définition juridique unifiée de la notion de publicité » il convient, indique-t-il, «de faire, par la loi, la distinction entre publicités et articles de presse rédactionnels en matière d’information sur le Vin».
 
D’où sa proposition de loi déposé, sur le bureau du Sénat et qui précise  que
 
«ne constituent pas des publicités au regard de l’article L3323-4, les articles de presse élaborés d’une manière indépendante et publiés sans contrepartie financière».
 
Source: Association Nationale des Elus du Vin

20:32 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |