23 mars 2008

Liberté de la presse du vin (le retour)

Nos confrères français de l'Association Nationale des Elus du Vin nous adressent ce communiqué, qui fait suite à la condamnation du journal Le Parisien. Cette fois, les choses semblent aller dans le bon sens. Croisons les doigts...

 

A la suite d’une réunion de travail à Paris, entre l’Association Nationale des Elus du Vin qu’il co-préside, avec l’Association des Journalistes de la Presse du Vin (APV) et de la FIJEV, le Sénateur Roland COURTEAU vient de déposer une proposition de Loi, afin, a-t-il précisé, « de préserver le respect de principes, comme celui de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, en matière d’information sur le Vin. »
 
Cette initiative se justifie, selon Roland COURTEAU, par plusieurs jugements rendus par des tribunaux à l’encontre de certains organes de la presse écrite, dont le  Parisien et les Echos.
 
Ainsi, précise-t-il, « le TGI de Paris, par exemple, a considéré que les articles rédactionnels illustrés de photographies, et consacrés au Vin, constituaient des publicités… et qu’à ce titre, les journalistes auraient dû respecter les prescriptions de l’article L3323-4 du Code de la Santé Publique en complétant leurs rédactionnels par le rituel message sanitaire, précisant que « l’abus d’alcool est dangereux… Les journaux concernés ont donc été condamnés… »
 
Pour Roland COURTEAU, c’est cette évolution jurisprudentielle qui suscite l’inquiétude chez nombre de journalistes de la presse spécialisée ou non « dès lors qu’elle ne cesse de s’amplifier. »
 
« Faute d’une définition très précise de la publicité qui la distinguerait des articles rédactionnels, je crains qu’à l’avenir tout article positif sur le vin soit assimilé à une publicité… Ainsi, si les journalistes, dont le métier est de porter un regard critique, ne peuvent plus émettre d’avis positif sans risquer de tomber sou le coup de la loi, alors l’exercice de leur liberté d’expression et d’information du public, est gravement menacée. Est-ce à dire que les journalistes sont condamnés à ne faire que des commentaires négatifs sur le vin ? », s’interroge le Sénateur. « La confusion faite entre publicité et articles  rédactionnels est extrêmement périlleuse au regard de la liberté de la presse ».
 
Ainsi, poursuit le Sénateur, « assimiler à une forme de publicité, tout article ou toute publication que donnerait une image favorable du vin, lui imposerait, non seulement d’être assorti du rituel message sanitaire, mais en outre, de se borner aux seules indications limitativement autorisées par l’article L.3323-4…, (degré volumique, terroirs, nom du fabricant, mode d’élaboration, couleur, arômes…). Ces règles, conçues pour encadrer la publicité constitueraient  donc, une forme de carcan pour la presse. Quant aux revues de consommateurs, elles devront y regarder à deux fois, avant de comparer les mérites et les prix respectifs de  plusieurs vins ».
 
Afin d’éviter une telle évolution jurisprudentielle « et compte tenu qu’il n’existe pas de définition juridique unifiée de la notion de publicité » il convient, indique-t-il, «de faire, par la loi, la distinction entre publicités et articles de presse rédactionnels en matière d’information sur le Vin».
 
D’où sa proposition de loi déposé, sur le bureau du Sénat et qui précise  que
 
«ne constituent pas des publicités au regard de l’article L3323-4, les articles de presse élaborés d’une manière indépendante et publiés sans contrepartie financière».
 
Source: Association Nationale des Elus du Vin

20:32 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

19 mars 2008

Les joies de l'ampélographie

De notre consoeur suisse Marie Linder, ce petit article sur l'ampélographie:

"Hier soir j'ai assisté à une conférence/dégustation sur les cépages rares des Alpes. Cette présentation était animée par le docteur José Vouillamoz, brillant chercheur d'origine valaisanne, qui n'est plus à présenter dans le monde de la viticulture.
 
 
syrah-lg
Grappe et feuille de Syrah
 
 
Quand on parle d'ampélographie, son nom revient fréquemment puisqu'il est à l'origine de nombreux articles sur les relations entre les différents plants grâce à ses observations, ses connaissances et plus récemment  grâce au teste ADN.

Par exemple: Il vous apprend que la mondeuse blanche est la mère de la syrah, qui est elle-même une demi-soeur du viogner. Si on va encore plus loin, on découvre que le pinot noir n'est autre que le grand-père de la syrah, le père du chardonnay, du gamay, rien que pour citer les cépages les plus connus.

Après la théorie, place à la pratique, avec la dégustation d'une dizaine de vins rares  tel que le gringet, le completer, le teroldogo... Bref c'était une soirée passionnante!

Et finalement je vous raconte ma soirée! Mais au départ, ce que je voulais , c'est simplement rectifier; lors d'une récente intervention, je mentionnais qu'on avait recensé environ 5000 cépages différents au monde. Et bien mes sources doivent dater un peu, j'ai appris hier soir qu'il y en avait en fait entre 6000 et 10000!
"
 
Marie Linder 

10:31 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |