21 août 2008

Reconversion dans l'armagnac pour un héritier de la GD

Olivier Halley, ancien gros actionnaire de Promodès-Carrefour, a racheté le négociant Papelorey, mieux connu pour ses eaux-de-vie Larressingle, ainsi que la maison Samalens; l'ancien propriétaire Pierre Samalens reste au poste de gérant et garde 20% du capital.

La morale de l'histoire: pour qu'un des héritiers d'un des plus gros groupes de la GD s'intéresse à l'Armagnac, c'est qu'il doit avoir un avenir...

09:00 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : eau de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

19 juillet 2008

Pour ou contre l’EPO ?

Une nouvelle chronique estivale de notre ami Eric...

En ces temps de pédalages durs et agités, voire sprintants parfois, la question se pose avec une acuité toute particulière: l’eau, le pastis et l’orgeat doivent ils encore être mélangés n’importe comment et sans retenue ? au risque de provoquer des troubles digestifs importants dans les organismes des sportifs durement éprouvés que nous sommes par bientôt deux semaines de reportages en direct au suspense insoutenable. Certes, on évolue, nous sommes loin, comme le dit si bien Lance Aux Bras Forts, des cocktails des débuts. Aujourd’hui on parle d’EPO de troisième génération, qui est en fait un produit au dosage de pastis légèrement différent et un peu moins facile a découvrir par le test classique de l’haleine.

Les autorités responsables ont décidé d’augmenter la férocité des contrôles : désormais les glaçons seront prohibés dans la base de l’assemblage, ensuite, pour éviter les excès de sucre, le sirop d’orgeat devra être garanti 100% pure origine bio. C’est à ce prix que les générations futures pourront enfin regarder les spectateurs, droit dans leurs yeux rougis par des heures de veille télévisuelle à l’ombre de trois semaines de juillet. C’est d’ailleurs une des raisons principale à la prise des congés majoritairement en août par nos amis français. S’ils étaient en vacances en juillet, ils n’auraient pas le temps de regarder les étapes du Tour. Leur seul problème, et il faut s’en rendre compte en cette époque où certains prônent le ratachisme, c’est qu’ils ne peuvent pas écouter les commentaires de nos spécialistes. Et ça, c’est une sacrée perte pour eux, mais comme ils ne peuvent pas s’en rendre compte, ils ne sont pas malheureux.

Aujourd’hui, le Tour arrive en Italie. C’est compliqué et pas forcément logique, mais quand le Tour d’Italie passe par Liège, et qu’Hannibal traverse les Alpes avec des éléphants, rien n’est plus vraiment logique. La caravane du Tour est probablement plus importante que celle d’Hannibal, ce qui pourrait générer quelques problème, a ce petit détail près : les routes ont bien changés depuis l’époque du carthaginois. S’il avait su que tous les chemins menaient à Rome, il aurait peut-être moins traîné en route et qui sait, au lieu de rester une décennie sur place, il aurait pris la ville pas encore sainte et hop, le sort du monde en eut été changé. Je ne sais pas exactement ce que buvait Hannibal, mais par contre, pour fêter la victoire d’un de leurs champions nos amis de la Botte ouvriront sûrement une bouteille de Prosecco.

Gagnons tous un peu de temps, oubliez de croire, ne serait-ce qu’une seconde, que le Prosecco est un Champagne au rabais ou un quelconque succédané low cost. Les succès damnés n’intéressent personne, pas la peine donc d’en parler, ni même de faire coco-Ricco, on ne tire pas sur une ambulance aux pneus crevés. Non, le Prosecco est avant tout un cépage blanc que l’on trouve dans le nord de l’Italie et un tout petit peu en Argentine. Il est classé cépage d'appoint en DOC Colli di Conegliano, Colli Euganei, Montello e Colli Asolani et Prosecco di Conegliano Valdobbiadene. Il est classé recommandé ou autorisé dans les provinces Bergame, Belluno, Padoue, Trévise, Pordenone, Trieste et Udine des régions Frioul-Vénétie julienne et Vénétie. Il couvre pas loin de 8.000 hectares. Il est principalement cultivé dans les collines de la province de Trévise.

Deux vins sont issus du prosecco: un vin blanc sec ( DOC Colli di Conegliano) et un vin effervescent (DOC Prosecco di Conegliano Valdobbiadene). Malheureusement, comme souvent, un paquet de tricheurs crétins sévissent au sein du peloton des producteurs. Ils discréditent les produits en proposant des choses qui n’ont de Prosecco que le nom. Restons avec les bons, ceux qui le méritent. C’est le cas de Sandro Bottega. L’homme est connu, avant tout pour ses magnifiques alcools, pourtant il produit aussi une belle gamme de vins à bulles. C’est bien le cas de cette bouteille « Prosseco de la Casa Bottega ». La face de la bouteille porte en toutes lettres « Vin aromatique ». C’est parfaitement le cas. Le prosseco exprime clairement ses côtés floraux légers, entre le tilleul et la verveine. C’est une bien belle bouteille que voilà, quelque chose de délicat, tout en souplesse, en fruité. Parfumé, mais juste par les caractéristiques aromatiques du cépage. La bouche est peu dosée, ce qui rend le vin croquant au palais. La fin est marquée par un peu d’amertume. C’et une bonne chose en terme de longueur et de finesse. A 8,59 € chez Colruyt, ce serait une belle connerie que de ne pas le découvrir, c’est vrai quoi, quand on voit le paquet de pinards médiocres qui font des bulles sur le marché, quand il y en a un au dessus de la mêlée, on fonce.

Eric Boschman

12:23 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |