26 décembre 2008

Xmas Message from the President of FIJEV

"2008 has been a turbulent year. Not only has the world wide economic collapse affected wineries, importers and merchants, but our sector has been hit as well. A number of publishers have gone bankrupt or been sold, in many countries the number articles on wine has been has been reduced and demand for new books is anything but heady. Further, the spector of moral prohibition haunting certain countries has left an indelible imprint on our spiritual ink.

That, though, is no reason to become pessimistic. There has never been so much fine wine produced in so many far flung places of the world at such reasonable prices, which gives us so many new and interesting stories to tell.

Yes, consumption may continue to fall in certain European countries, but demand for the wines we want to write about continues to grow...and the excitement about wine in many emerging markets is particularly encouraging.

25 years ago, few of us would have ever thought that we would become wine writers. I am certain, the golden days of our profession are still to come. There will certainly be fewer single pens monopolizing the public view of wine, which allow ever more voices to sing their individual tunes.

Diversity of opinion is a part of wine's complexity that we should all embrace. That includes respect for those who do not share our point of view.

After all that has happened this year, I've decided to open two wines at lunch with my wife and children today that bring back memories. One is the 2004 Riesling Halbstück from Knipser in the Pfalz, which was one of the best mature dry German Rieslings that I tasted for this year's guide book. The red will be a 1985 Côte Rôtie La Mouline from Guigal. This was the last of seven vintages that I did with Marcel Guigal and the bottle was part of my meagre payment for assisting with the harvest. I know what it is worth today, but that is unimportant. This wine was hardly known back then, so I'll open it for the emotion that it provokes.

How many other 'cult' wines will we drink together in twenty years time that few of us have heard about today?

When the extended family arrives tomorrow, I'll revert to value for money!

I wish you all health, happiness and a Merry Christmas!"


Joel B. Payne
President FIJEV
Publisher and Chief Editor Gault Millau Wine Guide
Founding member of the Grand Jury Européen

10:28 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

24 décembre 2008

La Femme est l'avenir du vin

En cette veille de Noël, j'ai envie de pousser un petit coup de gueule pas très politiquement correct. Les âmes sensibles ne sont pas obligées de lire.

C'est à propos des associations de femmes du vin. On en trouve en France, en Espagne, en Italie, en Suisse, au Chili, à croire qu'elles pratiquent l'autofertilisation. Et il y a même une fédération qui rend des prix internationaux. N'allez pas croire que je suis contre les femmes, surtout! Ou alors, tout contre, comme disait Guitry.

 

Vigneronnes

La femme est aussi le passé du vin...

 

Non, ce qui m'insupporte, c'est plutôt ce besoin qu'elles ont de se mettre à part. Comme si leur identité sexuelle était l'étendard d'une qualité du produit.

Je me fiche du sexe du vigneron quand je bois son vin. Comme je me fiche de la couleur de sa peau ou de sa religion - à moins, bien sûr, que des interdits religieux n'influencent la qualité de son vin, mais c'est une autre histoire. Il y a des vins faits par des femmes qui me plaisent - Donnafugata, par exemple, ou Roc des Anges; d'autres pas. Quant à la notion de vin féminin, elle me fait doucement rire. C'est à peu près du même niveau que le fameux instinct de maternité. Demandez aux enfants de Geneviève Lhermitte ce qu'ils en pensent. Désolé, c'est facile, je sais qu'il y a de très bonnes mères, mais bon, il y en a d'autres aussi. Avec plus de 50% de la population, n'en déplaise à Ferrat, Renaud ou Aragon, il y a forcément du déchet dans le lot, et l'avenir de l'homme a bon dos. Puisque les femmes sont nos égales, je les traite en toute égalité. Les femmes politiques ne me plaisent pas plus que les hommes politiques, par exemple.

Pour moi, il y a derrière tout ça comme un relent de communautarisme. A quand l'association des blacks du vin? Ou celle des gays du vin? Celle des unijambistes du vin? Celle des machos du vin? En quoi cela intéresse-t-il le consommateur, à moins qu'on ne veuille qu'il achète le produit pour une mauvaise raison, l'appartenance à une quelconque minorité?

Et les cons du vin? Voila une association qui devrait prospérer. Imaginez un peu: des gens qui font un mauvais vin, mais qui ont une excuse: ils sont cons. Alors on doit quand même acheter leur vin, par solidarité, en quelque sorte. Parce qu'on est toujours le con de quelqu'un.

Moi par exemple, hier, je suis sûr que certains de mes petits camarades de dégustation m'ont pris pour un con. Je n'ai pas aimé un grand Champagne non dosé, et nettement oxydatif. Ce n'est pas l'idée que je me fais du Champagne. Alors con, je reste.

Bon, je vous l'avais dit, cette chronique n'est absolument pas politiquement correcte. Mais c'est ce que je pense. Ah, j'oubliais, je mangerai du foie gras, ce soir, n'en déplaise aux activistes animaliers.

Bon, je vous laisse, ma femme m'appelle.

11:58 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : vin, sexe, gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |