18 janvier 2009

Lapostolle ou le meilleur des deux mondes

La Colchagua, c’est grand et c’est assez varié. Hier, sans conteste, c’est Lapostolle qui m’a le plus impressionné.
D’abord, il y a le site. Le lieu où la cave est implantée, Apalta, c’est un vaste amphithéatre, un plateau où les rangs de vignes tracent s’alignent comme à la parade. Orientées au sud, bien sûr, car dans cet hémisphère, et dans une région aussi chaude, c’est la meilleure façon de gagner un peu de fraîcheur. Mais les plus belles parcelles – des vieilles vignes, le plus souvent – partent à l’assaut des collines, où elles forment de jolies marquetteries, qui sont autant de micro-terroirs. Ce sont d’ailleurs ces vignes de coteaux, notamment celles de l’ouest, qui bénéficient de l’ombre de la montagne en fin d’après-midi, qui font de l’Apalta une zone propice à la qualité.

Lapostolle

Casa Lapostolle


Voici 11 ans, Alexandra Lapostolle (la famille du Grand Marnier), conseillée par Michel Rolland, décidait d’acheter le terrain et de planter. D’autres les ont imités, comme Montes. Les bons résultats obtenus dès le départ, ainsi que la notoriété internationale des investisseurs, font qu’Apalta est aujourd’hui ce qui ressemble le plus à la version chilienne d’un cru à l’Européenne.
La cave en elle-même est spectaculaire. Nichée sur une éminence rocheuse, au peu près a centre de l’amphithéatre, elle se signale de loin au visiteur, par de gigantesque morceaux de douelles qui semblent élever vers le ciel comme un tonneau imaginaire. Le domaine est entièrement biodynamique, et pour faire bonne mesure, la bâtisse suit les principes du feng shui. La cave, souterraine, s’enfonce sur plusieurs étages dans la roche, ce qui permet d’eploiter au mieux la gravité. Le chais est ultramoderne, mais sobre et fonctionnel, ce temple au dieu raisin a la simplicité du shinto. Notez qu’il ne sert que pour le top de la gamme, à savoir, le Clos Apalta.

Ah, j’oubliais, les vins sont grandioses de pureté. Au-delà du fruit – le plus bel argument de la majeure partie des vins chiliens, j’ai ressenti ici dans le verre la marque d’un véritable terroir. Il s’exprime notamment par de superbes minéralités, en rouge comme en blanc. Ajoutez-y une belle maîtrise du bois et des assemblages (nous avons pu goûter à la barrique les futurs Clos Apalta), et vous aurez une petite idée  de la qualité de ces produits de classe internationale. Qui plus est, la greffe franco-chilienne a bien pris, j’en veux pour preuve  la beauté des Carménères du Clos. Ou encore l’enthousiasme du jeune œnologue français, Jérôme Poisson, qui nous a reçu, et qui se passionne pour ce terroir.

Outre la dégustation, l’autre grand moment de la visite fut le déjeuner en plein air – brochettes de langoustines épicées, grillées à point, pavé de bœuf tendre comme le cœur d’une nonette, et pour finir, une glace aux fraises. Spécialité chilienne entre toutes (elles sont goûteuses à souhait).  Fraises…. accompagnées, bien sûr, d’un petit verre de Grand Marnier.
Le meilleur des deux mondes, je vous dis !

23:52 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 janvier 2009

Dîner de Chasse à la Villa

On sait vivre, à Bruxelles, comme le prouve cet extrait du site de mon copain (et marquis) Charles de Trazegnies :

VINSROUGES

"Quinze joyeux convives se sont retrouvés à la Villa Lorraine, le 18 novembre dernier, pour un dîner de chasse autour des vins AOC de la cave de Rasteau. Le repas, introduit par Charles de Trazegnies, rédacteur en chef d’Uccle chez Vous, fut commenté par Marie-Claude Fondanaux, diplômée en oenologie de la Faculté de Bordeaux (DUAD), et par Jean-Jacques Dost, le directeur de la cave. Et on peut dire que les vins se sont bien accordés avec les mets ! Le Domaine de Pisan (Côtes du Rhône Villages 2006) avec la mousse de plume sauvage aux baies de genévrier en feuille de vigne ; l’Ortas Prestige (Côtes du Rhône Villages 2005) avec le salmis de poule faisane aux champignons des bois et truffe de Bourgogne ; l’Ortas Les Hauts du Village (Côte du Rhône 2004) avec le filet de lièvre arlequin, purée de céleri-rave, de marrons, pommes et airelles ; et le Signature vin doux naturel (VDN) (Vaucluse 2006) avec le délicieux soufflé au café et noix de pécan. Sans oublier le Vintage VDN (Vaucluse 2005) qui fut servi à l’apéritif.Au total, un excellent repas conçu par Patrick Vandecasserie, des vins de qualité qui semblent faits pour épouser le gibier et une ambiance particulièrement chaleureuse entre personnes qui ne se connaissaient pas une heure auparavant. L’expérience étant concluante, un autre dîner thématique sera organisé au début de l’année prochaine".


Plus d'info: http://www.doubleclic.be/ucv/?p=768

09:37 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |