02 février 2009

Poutinka

La Russie reste un pays à part. Saviez-vous qu'une de ses vodkas les plus en vogue (4,4% du marché, dans un pays où les marques sont légion) s'appelle Poutinka, du nom de l'ancien président devenu premier ministre - ou bientôt le contraire, qui sait?

 

putinka

 

 

La marque est neuve (elle est née en 2003, des oeuvres de la Distillerie Moscovite Cristall), mais elle a rapidement séduit les partisans du hiérarque russe, qui n'en manque pas. Et puis, Cristall, c'est déjà une invitation à la transparence politique...

Imagine-t-on chez nous un Cognac Sarko, un Sherry Zapatero, un Schnaps Merkel ou un Genièvre Van Rompuy? Sans doute pas. Un Péket Daerden, peut-être?

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce mer-vé-li-eux ambassadeur du goût belge  (accessoirement Ministre du Gouvernement Wallon), voici un petit exemple de ses prestations:

http://www.youtube.com/watch?v=0dguKikz7Ec

 

 

11:32 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : russie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

21 janvier 2009

Chez Botalcura

Changement de région, me voici dans le Maule, à 350km environ au Sud de Santiago.
Autre changement, par rapport à hier: la taille du domaine. Après le géant Errazuriz Ovalle, me voici chez Botalcura, un petit négociant original à plus d’un titre.
Tout d’abord, s’il s’est installé dans ce coin, ce n’est pas spécialement pour en vinifier les raisins, mais plutôt parce qu’un des propriétaires, Juan Fernando Waidele, y possède des terres. Car Botalcura, comme bon nombre de maisons chiliennes, va chercher des raisins un peu partout dans le pays. Ses sauvignons viennent le plus souvent de Casablanca, ses Chardonnays de la partie froide du Maule, ses Cabernets francs de Curico, ses Merlots du Maule, etc…

Botalcura

Botalcura (Photo H. Lalau)


Mais tel n’est pas le principal intérêt de cette cave, qui s’est fixée comme ligne de conduite l’originalité. Pour ce faire, Philippe Debrus, l’œnologue et co-propriétaire de Botalcura, achète les raisins de vieilles vignes oubliées, effectue des assemblages inusités, ou plante des cépages jamais vus au Chili (le Nebbiolo, par exemple).
Sauf peut-être pour son entrée de gamme (il faut bien vivre), il s’éloigne délibérément du côté fruit mûr si courant au Chili, ou encore l’expression variétale, pour emprunter des sentiers moins battus, la recherche de la minéralité, de la tension. Qu’importe si ses vins en choquent certains, qui avec une acidité marquée, qui avec des tannins robustes (comme dans le superbe Cayao 2003); ou encore, avec une texture si fluide et tant d'élégance qu’on les dirait européens. Au moins, on se rappelle de ces vins.
D’ailleurs, Botalcura n’est pas le seul à œuvrer dans ce sens. Je me suis laissé dire que chez Carmen, qui n’est pourtant pas une petite cave, on menait une réflexion assez proche. L’œnologue vient de changer, et la mise au point de vins plus personnels est à l’ordre du jour.
Mais c’est une autre histoire, que je vous conterai bientôt si vous êtes bien sages.


Hervé Lalau

01:15 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |