06 avril 2009

Les Européens veulent connaître l'origine des aliments, Bruxelles rechigne

Alors que les consommateurs et une bonne partie des eurodéputés demandent plus de transparence sur l'origine géographique des produits alimentaires - des projets de directive vont dans ce sens, la Commission européenne rechigne, jugeant "inutile" de généraliser cette information. Par crainte du "patriotisme alimentaire".

Patriote ou pas, j'avoue que je préfère savoir si ma pizza surgelée est italienne ou... allemande (comme celle de Dr Oetker), mon yaourt à la Grecque... espagnol (comme celui de Danone), mon emmental... finlandais (comme celui de Valio). 

Pour certains, c'est très clair, pour d'autres moins (il faut se contenter parfois du code emballeur, qui ne dit rien sur l'origine des ingrédients). Et je ne vous parle pas des fabricants qui changent d'approvisionnement sans rien dire: ainsi, récemment, le lait à marque N°1 a changé de mains; de Danone, il est passé chez Lactel. Et la production, qui se faisait en France, est passée en Belgique. Ce n'est que du lait, bien sûr, et après tout, les vaches n'ont pas d'accent. Mais quand même, le consommateur est-il assez informé?

Bruxelles ne semble pas très motivé sur ce point.

Et le vin? Il n'est pas concerné directement par le projet de l'Union européenne, car il fait déjà partie des produits dont le pays d'origine doit être mentionné. Oui, mais quid demain des vins de coupages interrégionaux (comme les vins des Vignobles de France), ou intercommunautaires?

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

04 avril 2009

Vin et Santé : une nouvelle étude favorable à une consommation modérée

Fort à propos, la Sopexa me fait parvenir ce communiqué plein d'espoir...

"Une récente étude* publiée dans le numéro de mars de la revue américaine Gastroenterology démontre qu'une consommation modérée de vin offre une protection contre l'oesophage de Barrett, une complication du reflux gastro-oesophagien chronique qui prédispose au cancer de l'oesophage. Les sujets qui consomment entre 7 et 14 verres de vin par semaine diminuaient respectivement de 19 et 56% le risque de développement de la maladie.

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Bon appétit... et santé!

 

Cela n'est pas sans rappeler le fameux French paradox. Concept né il y a près de vingt ans lorsque statisticiens et cardiologues ont souligné la relation entre une consommation régulière et modérée de vin et la diminution des risques cardio-vasculaires. Le phénomène a été baptisé ainsi, essentiellement parce qu'en France, en dépit de facteurs de risque identiques, le nombre d'accidents cardiaques est l'un des plus faibles de tous les pays industrialisés. Une énigme qui, pour certains chercheurs, trouve son explication -entre autres- dans la culture française du vin...

Précisons néanmoins que cette étude américaine montre aussi qu'une consommation d'alcool au-delà des 2 verres par jour, accroît de 44% les risques de développer la maladie".

*L'étude a été menée par Kaiser Permanente à Oakland (Californie) auprès de 953 patients hommes et femmes qui ont été interrogés sur leurs habitudes de consommation de boissons alcoolisées.

10:20 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |