18 avril 2009

Rosés de coupage, une tradition espagnole

Courageusement (et il est bien seul en France) notre confrère de Sud Ouest César Compadre a donné la parole aux défenseurs du rosé de coupage, à savoir les Espagnols:


«La position des professionnels des Côtes de Provence, fer de lance de la protestation en France sur ce dossier des rosés, est de la pure démagogie.» Pau Roca, secrétaire général de la Fédération espagnole du vin, organisme professionnel basé à Madrid, ne mâche pas ses mots.

«De quel droit Bruxelles n'autoriserait-il pas pour les vins de table ce qui est déjà permis pour les vins d'appellation d'origine contrôlée ? Ces derniers, qui ont normalement des règles plus restrictives que les premiers, voudraient-ils défendre un privilège ?» s'interroge-t-il.

« Nombre d'appellations, dans chaque État membre, se sont par la suite interdit cette pratique, y compris en Espagne. Mais rappelons que le champagne rosé, un des effervescents les mieux valorisés qui soit, peut être élaboré en mélangeant vins blanc et rouge », martèle notre interlocuteur. Qui estime donc sans détour qu'« autoriser désormais le mélange des deux couleurs pour élaborer des vins de table rosés est logique et légitime ».

L'Espagne, qui a longtemps eu, notamment dans la Mancha (centre du pays), un vignoble planté de raisins blancs alors que la consommation s'orientait vers le rouge, a beaucoup utilisé le mélange des deux couleurs. C'est la technique de la « mezcla » (mélange) des vins de table, qu'elle a gardée, à titre dérogatoire et sans pouvoir les exporter, lors de son entrée dans le Marché commun en 1986. «C'était juridiquement du vin rouge. Depuis cette époque, nous avons beaucoup reconverti de vignes de blanc en rouge (arrachage et replantation) et la mezcla est tombée en désuétude», assure Pau Roca.

Sur le front des appellations, l'Espagne produit aussi de beaux rosés, non assemblés, notamment en Navarre et à Cigales (Valladolid). Au Pays basque et en Rioja, le rouge « clarete » a aussi une belle cote.

Rien d'étonnant donc à ce que les Espagnols aient poussé à Bruxelles pour obtenir la réforme. « Sans oublier », précise Pau Roca, chantre du parler vrai, «que la loi permet d'assembler en amont raisin blanc et rouge pour tout type de vin».


César Compadre (SUD OUEST).

16:30 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

16 avril 2009

Nouvelle responsable vins à l'INAO

"Dominique FILHOL est la nouvelle directrice adjointe chargée des vins, eaux de vie et autres boissons alcoolisées au sein de l’Institut national de l’origine et de la qualité.
 
Titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un 3ème cycle en droit, Dominique FILHOL était depuis 1985 chef du bureau des boissons à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes au ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
 
Dominique FILHOL a débuté sa carrière au service de la répression des fraudes (ministère de l’agriculture) en 1972 où elle était en charge des appellations d’origine, puis de l’ensemble du secteur viticole.
En 1985, à la suite de la fusion de la répression des fraudes avec la direction générale de la concurrence et de la consommation, elle devient chef du bureau des boissons. Elle était également responsable de la coordination de la mission, d’enquête vins et spiritueux depuis 2000.
 
Par ailleurs, Dominique FILHOL était membre du Comité national des vins, eaux de vie et autres boissons alcoolisées à l’INAO en tant que représentante du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
 
Dominique FILHOL succède à Hervé BRIAND nommé  Délégué territorial INAO Ouest dans le cadre de la réorganisation des services territoriaux de l’INAO."

 

Les études d'histoire mène à tout! Espérons que Mme Filhol saura aussi s'occuper de l'avenir...

19:16 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |