16 avril 2009

Nouvelle responsable vins à l'INAO

"Dominique FILHOL est la nouvelle directrice adjointe chargée des vins, eaux de vie et autres boissons alcoolisées au sein de l’Institut national de l’origine et de la qualité.
 
Titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un 3ème cycle en droit, Dominique FILHOL était depuis 1985 chef du bureau des boissons à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes au ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
 
Dominique FILHOL a débuté sa carrière au service de la répression des fraudes (ministère de l’agriculture) en 1972 où elle était en charge des appellations d’origine, puis de l’ensemble du secteur viticole.
En 1985, à la suite de la fusion de la répression des fraudes avec la direction générale de la concurrence et de la consommation, elle devient chef du bureau des boissons. Elle était également responsable de la coordination de la mission, d’enquête vins et spiritueux depuis 2000.
 
Par ailleurs, Dominique FILHOL était membre du Comité national des vins, eaux de vie et autres boissons alcoolisées à l’INAO en tant que représentante du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
 
Dominique FILHOL succède à Hervé BRIAND nommé  Délégué territorial INAO Ouest dans le cadre de la réorganisation des services territoriaux de l’INAO."

 

Les études d'histoire mène à tout! Espérons que Mme Filhol saura aussi s'occuper de l'avenir...

19:16 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

14 avril 2009

Autres temps, autres vins

Hier, j'étais invité à la fête des 50 ans de mon beau frère. Belge, médecin, il apprécie le vin mais sait garder la tête froide.

Les invités étant nombreux (une trentaine), un buffet nous était proposé, le repas s'achevant sur un gâteau au chocolat.

Deux vins ont été servis: un Crémant d'Alsace de Dopff au Moulin (très belle Cuvée Julien), et un cabernet sauvignon chilien de Concha y Toro, le Casillero Del Diablo 2007, un tantinet boisé, mais assez harmonieux.

 

C JuL SAG 3Mo

Dopff "Au Moulin", Cuvée Julien

 

Si je vous en parle, c'est parce que cela illustre bien les changements intervenus dans la consommation de vin. Il y aencore 10 ans, je suis certain que personne n'aurait osé, pour un tel événenement, déroger à la tradition du Champagne. Notez que je ne me plains pas du choix de mon beau-frère: ce Dopff-là vaut bien un bon Champagne, au diable les buveur d'étiquette!

Quant au Chilien, là encore, mettre un tel vin dans un repas d'anniversaire aurait semblé une incongruité il y a encore quelques années. Plus aujourd'hui, apparemment, et on comprend mieux le succès des produits andins dans la fourchette des 3 à 6 euros, où ils taillent des croupières, non seulement aux vins de pays et aux petites AOC de seconde zone, mais aussi au petits Bordeaux. Il y a dix ans, un petit Médoc aurait fait l'affaire. Aujourd'hui, un Chilien de la GD l'a remplacé.

 

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Casillero del Diablo

 

Je ne suis en rien nostalgique des terroirs classiques: j'aime les nouveaux horizons vineux. C'est juste que pour le même budget, j'aurais choisi des vins plus typés. Après le Crémant de Dopff - lui, je l'aurais gardé, ou à défaut une Cuvée Blanc de Noirs de la même maison, j'aurais sans doute ajouté un blanc sec pour aller avec les charcutailles et le saumon fumé (type Pouilly-Fumé, peut-être); et puis j'aurais sans doute proposé un Saumur-Champigny légèrement rafraîchi, pour rester dans la Loire; autre possibilité: tout au blanc d'Alsace, avec, apres le Crémant,  un riesling et un gewurz ou un pinot gris - il y avait des fromages forts.

Mais tout ça est très personnel, pour un repas de ce type, je préfère généralement rester dans une seule région, c'est une politique qui me convient. Mais c'est aussi une question d'invit"s. Pour un grand nombre de gens moyennement passionnés par le vin, on ne choisit sans doute pas les mêmes vins que pour un petit cercle d'initiés... Alors, outre le fait que je tien sà agrder de bonnes relations avec lui (et c'est mon médecin!) je ne jetterai pas la pierre à mon beau-frère pour ses choix.

Mon seul vrai regret, ce fut le café servi sur le gâteau. J'avoue qu'à ce moment là, un petit Maury, un Banyuls ou un Porto m'aurait bien plu. Quand je pense aux efforts du Roussillon pour faire découvrir les somptueux accords de ses vins avec le chocolat...

 

09:11 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |