20 avril 2009

Assassinat du représentant de France Direct Vignobles à Moscou

Thierry Spinelli, le représentant en Russie de France Direct Vignobles, ainsi que son épouse russe et sa fille de deux ans, ont été retrouvés morts ce matin dans leur appartement de Moscou. Une enquête a été ouverte pour meurtre, deux foyers d'incendie ayant été découverts.

Selon l'expert qui a examiné le corps de Mme Spinelli, celle-ci a été étranglée.

Marseillais d'origine, Thierry Spinelli travaillait pour France Direct Vignobles depuis 2006, assurant la promotion des vins de Bordeaux sur ce marché émergent; auparavant, il avait été responsable de compte-clé pour William Pitters Russie, puis directeur commercial des Grands Vignobles de Vostok.

11:25 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 avril 2009

Rosés de coupage, une tradition espagnole

Courageusement (et il est bien seul en France) notre confrère de Sud Ouest César Compadre a donné la parole aux défenseurs du rosé de coupage, à savoir les Espagnols:


«La position des professionnels des Côtes de Provence, fer de lance de la protestation en France sur ce dossier des rosés, est de la pure démagogie.» Pau Roca, secrétaire général de la Fédération espagnole du vin, organisme professionnel basé à Madrid, ne mâche pas ses mots.

«De quel droit Bruxelles n'autoriserait-il pas pour les vins de table ce qui est déjà permis pour les vins d'appellation d'origine contrôlée ? Ces derniers, qui ont normalement des règles plus restrictives que les premiers, voudraient-ils défendre un privilège ?» s'interroge-t-il.

« Nombre d'appellations, dans chaque État membre, se sont par la suite interdit cette pratique, y compris en Espagne. Mais rappelons que le champagne rosé, un des effervescents les mieux valorisés qui soit, peut être élaboré en mélangeant vins blanc et rouge », martèle notre interlocuteur. Qui estime donc sans détour qu'« autoriser désormais le mélange des deux couleurs pour élaborer des vins de table rosés est logique et légitime ».

L'Espagne, qui a longtemps eu, notamment dans la Mancha (centre du pays), un vignoble planté de raisins blancs alors que la consommation s'orientait vers le rouge, a beaucoup utilisé le mélange des deux couleurs. C'est la technique de la « mezcla » (mélange) des vins de table, qu'elle a gardée, à titre dérogatoire et sans pouvoir les exporter, lors de son entrée dans le Marché commun en 1986. «C'était juridiquement du vin rouge. Depuis cette époque, nous avons beaucoup reconverti de vignes de blanc en rouge (arrachage et replantation) et la mezcla est tombée en désuétude», assure Pau Roca.

Sur le front des appellations, l'Espagne produit aussi de beaux rosés, non assemblés, notamment en Navarre et à Cigales (Valladolid). Au Pays basque et en Rioja, le rouge « clarete » a aussi une belle cote.

Rien d'étonnant donc à ce que les Espagnols aient poussé à Bruxelles pour obtenir la réforme. « Sans oublier », précise Pau Roca, chantre du parler vrai, «que la loi permet d'assembler en amont raisin blanc et rouge pour tout type de vin».


César Compadre (SUD OUEST).

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