05 juillet 2009

Yves Bénard cumule les présidences

Déjà président du Comité vins de L'INAO, le Français Yves Bénard a été élu à la présidence de l'Organisation internationale de la vigne et du Vin. Il succède à l'Australien Peter Hayes. Il ne semble pas qu'il y ait eu d'autres candidats pour le poste.
L'OIV est une organisation technique intergouvernementale, composée de 44 Etats membres - dont les principaux pays producteurs de raisins (et aussi de vin). Elle n'a pas de pouvoirs réels de régulation. Son siège est à Paris.

Sa gestion journalière est assurée par l'Italien Federico Castellucci.

 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 juillet 2009

J'ai des relations

J'ai envie aujourd'hui de vous parler d'une de mes relations. Relations Publiques, s'entend. Avec une majuscule.

Je crois avoir déjà eu l'occasion de l'évoquer en passant dans ce blog. "Elle", c'est Christine Ontivéro.

On ne se voit pas souvent - il faut dire qu'elle crèche à Perpignan, et moi à Waterloo, alors ça ne facilite pas les rencontres. Mais il suffit parfois d'un petit communiqué pour réchauffer l'amitié distante.

Non, tous les journalistes ne considèrent pas les RP comme une espèce dangereuse. Et l'inverse est vrai. D'ailleurs, pour la petite histoire, j'ai épousé une attachée de presse. Bon, elle n'exerce plus, mais il fut un temps où nous menions nos deux activités de front, et cela ne nous empêchait pas dormir avec la conscience tranquille. "Sleeping with the enemy", comme disent les Américains. Si vous voulez tout savoir, nous avons même fait trois beaux enfants. Honni soit qui mal y pense, ce sont des mal embouchés (n'est-ce pas, Michel?)

Mais revenons à nos moutons - quoique, Christine n'a rien d'une brebis égarée, ni d'un mouton de panurge. Lisez un peu sa profession de foi, vous comprendrez pourquoi on peut respecter une Relation Publique, à l'instar de toute grande professionnelle. Certaines attachées de presse se spécialisent dans les jupes et les idées courtes. Mais il y en a d'autres. Amis vignerons et confrères journaleux, prenez-en de la graine... Mais je laisse la parole à Christine:


"Comment faire pour être vu dans la presse ? Il ne suffit pas de faire du bon vin et d’attendre que les journalistes viennent à vous. Il faut :

•    les informer au bon moment,
•    savoir les convaincre,
•    avoir un discours cohérent.

Attachée de presse spécialisée dans le vin, la gastronomie et le tourisme, j’ai créé mon agence en 1997 après avoir appris les rouages du métier en service intégré durant 16 ans.

Parce que j’aime le vin, les plaisirs de la table et la relation qu’entretiennent les hommes avec leur terre, j’ai choisi de me spécialiser dans l’art de vivre.

La conception de mon métier est très éloignée de la «communication spectacle» qui coûte très cher et dont l'efficacité, sur le long terme, reste à prouver.

Aujourd’hui, l'humanité ressent le besoin d'un peu plus d'authenticité.
Un «courant» qui a toujours fait partie de ma philosophie de vie.

C’est en :

•    m’appliquant à respecter le code de déontologie de mon métier
•    inscrivant mes actions dans la durée,
•    établissant une vraie relation entre mes clients et les journalistes

que j’exerce ce difficile et beau métier depuis bientôt 30 ans.

Organiser un événement


Pour donner de l’éclat à un événement, point n’est besoin de « bling bling ».
Il suffit, quelle que soit la situation, d'être respectueux vis à vis de son produit et d’organiser la manifestation en mettant en scène tous les « ingrédients » pour rendre crédible le message que l'on souhaite communiquer.

Il m’arrive souvent de participer à des soirées interminables au cours desquelles il faut attendre des heures de discours avant de pouvoir manger des mets sans saveur ou trop compliqués accompagnés de vins qui ne sont même pas servis à la bonne température.

Se mettre à la place des invités, veiller à leur confort, ne pas leur faire subir ce que l’on ne voudrait pas soi-même subir, cela paraît relever du bon sens. Et pourtant…

Ce volet de mon activité fait appel à mon souci constant d’être à l’écoute de mes interlocuteurs et de veiller à ce qu’ils gardent un excellent souvenir de leur accueil.

Tout prévoir, c’est un métier."

 

Vous en voulez encore? Voici un extrait récent de son blog

"Il n'est pas dans mes habitudes d'écrire ce que je pense des pratiques de certaines agences de relations presse. Après tout, chacun travaille comme il veut, il ne m'appartient pas d'en juger. J'abhorre les vignerons qui, pour se valoriser, disent du mal de leurs voisins - suivez mon regard - je ne vais donc pas me comporter comme eux.
Alors, sans les citer, mais elles se reconnaîtront sûrement, je voudrais tout simplement leur dire : vous avez le droit de laisser croire à vos clients que communiquer sur une médaille ou autre distinction est une information qui intéresse la presse, mais, à force d'inonder les boîtes e.mails des journalistes d'informations inconsistantes, ils sont de plus en plus nombreux à refuser de donner leurs adresses électroniques. Comme on les comprend!

Le matin, quand ils arrivent, s'ils doivent ouvrir 50 messages dont 15 leur annonçant que tel vigneron ou telle cave a reçu une médaille - en chocolat - ils crisent. Ce serait tellement simple d'expliquer à vos clients que ce type d'information n'a aucun intérêt pour la presse. Si les médailles sont un guide pour le consommateur, elles n'ont aucune influence sur les journalistes qui sont capables de détecter, eux-mêmes, les qualités intrinséques d'un vin et, surtout, qui n'accordent aucune crédébilité aux concours dont ils soupçonnent les dégustateurs d'un manque d'expérience.


Vous avez le droit d'exercer votre métier comme vous le souhaitez mais vous discréditez la profession car ce n'est pas avec un communiqué annonçant des médailles que vous aurez davantage de résultats. DIfficile ensuite d'expliquer à des entreprises échaudées par des dépenses en communication sans effets qu'on peut travailler différemment. Quand on est à l'écoute des journalistes, on sait ce qui les intéresse et ce qui ne les intéresse pas. Ils se plaignent de plus en plus d'être envahis d'informations inutiles. Vous ne pouvez pas l'ignorer.
Réfléchissez-y !"

Christine Ontivéro

Bien entendu, Christine a entièrement raison, et c'est très courageux de sa part de s'en prendre ainsi à sa propre corporation. Je me répète, mais dans ce métier là aussi il faut faire du tri.

09:26 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |