12 juin 2009

Ma "Power List" à moi

Moi aussi, j’ai ma "Power List", comme Decanter. Mais je vous la livre sans hiérarchie, par ordre alphabétique.

De l’influence, ces gens en ont. Pas forcément sur tout le monde ni aux quatre coins de la planète, comme un Castel, un Magrez, un Parker, un Johnson ou un Sarkozy; mais  sur moi, sûrement. 

Ils sont journalistes, agents, œnologues, producteurs, de tous horizons vineux; je les ai rencontrés au hasard des interviews ou des dégustations. J’écoute leur avis, ils m’inspirent – journaliste et spécialisé dans le vin, je suis doublement une éponge.

Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais j’ai toujours plaisir à partager un bon verre ou une bonne conversation avec eux. Que demander de plus, en définitive, les copains, c’est fait pour ça…

Il y en a aussi certains que je n'ai jamais rencontrés, mais dont la prose me plaît.

Désolé pour tous les autres que je oubliés. Je voulais juste montrer que l’influence, ce n’est pas qu’une question de notoriété. En définitive, c’est très personnel.

Ralf Anselmann (D), Fabian Barnes (F), Jacques Berthomeau (F), Eric Boschman (B), Adeline Brousse (F), Jim Budd (GB), Christian Callec (NL), Pierre Casamayor (F), Pierre Cazalis (CDN), David Cobbold (F), Anibal Coutinho (P), Ronald De Groot (NL), Belgacem d’Khili (TN), Gérard Devos (B), Hervé Durand (F), Sébastien Durand-Viel (F), Fredéric Galtier (F), Iris de Lisson (D), Jean Marc Gatteron (F), Louis Havaux (B), Natasha Hughes (GB), Jean-Michel Jaeger (B), Jacqueline Jensen (DK), Timo Jokinen (FIN), Helmut Knall (A), Ghislain K. Laflamme Alain Leygnier (F), Eli Maamari (LIB), Filippo Magnani (I), Evelyne Malnic (F), Patricia Marques (P), Mariana Martinez (CL), Jordi Melendo (E), Isabel Mijares (E), Marc Olivier (F), Christine Ontivero (F), Jacques Orhon (CDN), Cristina Pandolfi (ARG), Yves Paquier (CH), Isabelle Perraud (F), Jean-Michel Peyronnet (F), Hélène Piot (F), Michel Rémondat (F),  Mark Schiettekat (B), Bernard Sirot (F), Gonzalo Sol (E), Michel Smith (F), Youri Sokolow (B), Aristide Spies (B), Philippe Stuyck (B), Patricio Tapia (CL), Pierre Thomas (CH), Alexandre Truffer (CH), Frank Van den Bogaert (B), Marc Vanhellemont (B), Sally Webster (GB), Simonne Wellekens (B), Yves Zier (F), Franco Ziliani (I).

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |

10 juin 2009

Marianne Fischer Price

Eric Boschman nous donne son avis sur la querelle du rosé. Avec lui, ça gratte toujours là où ça fait mal...

 

Et ben voilà, on a gagné, on a gagné, on a gaaaaaaagnéééééééé ! 

Moi je dis, quel talent, quelle pression dans les bars, personne te pousse à boire, chacun fait ce qui lui plait. Grâce aux grognements de milliers de vignerons, d’instances dirigeantes, de syndicalistes en colère, de journalistes et chroniqueurs, l’ignominie a reculé. Le spectre de l’immonde coupage est repoussé aux calendes grecques. Au minimum. C’est con, j’ai les lèvres gercées en ce moment parce que sinon je sonnerai bien un ou deux coups de clairons à la victoire.

Heu, quelle victoire, au juste Auguste ? Ben celle de la démocratie, de la vox populi contre les ignobles eurocrates bruxellois pondeurs de règlements obscènes. C’est le moment de relire Queneau pour savoir que mon cul c’est du poulet. Parce que cette histoire de rosé, c’est le roseau qui cache la forêt. Où se situe le problème? C’était quoi cette histoire de rosé, d’abord?

En deux mots, dans le cadre de la nouvelle organisation des marchés vinicoles, il aurait été possible de mélanger des vins rouges et des vins blancs afin de fabriquer des rosés. Arghhhh, arrière, vade retro Satanas, et quoi encore ? Ben oui, en Champagne par exemple, comment élabore-t-on le rosé d’après vous ? Aie, et dire que d’aucuns sont persuadés qu’il ne serait pas possible de «fabriquer» de bons rosés en coupant le vin. Moche pour le marketing champenois, en fait. Le problème du coupage est un problème philosophique, pas technique. C’est plus une question de volonté.

Ou l’on accepte l’idée que le vin soit un produit alimentaire comme les autres, entre la limonade et le lait enrichi aux vitamines ou pas. Un truc, un machin, que l’on pourra formater en dépit des circonstances climatiques, organiques, biologiques et j’en passe et des meilleures. Certes, un tas de vins dans le monde sont déjà «construits» pour correspondre au monstre du Loch Ness que l’on nomme le goût du client. C’est comme ça que l’on imagine les vins du «Nouveau Monde», en fait. Techniquement parfaits et basta.

Mais les vins du Nouveau Monde ne viennent pas qu’en dehors d’Europe. Ils viennent de partout, même de chez nous. La question se trouve dans ce que nous voulons que nos vins soient. Sommes nous prêts à aimer des choses un rien plus complexes, un rien plus chères parfois, à nous cultiver un peu pour comprendre un peu plus plutôt que de formater, d’industrialiser, d’interdire et de réglementer à qui mieux mieux ? C’est une vaste question. Bien plus profonde et grande que de savoir si le rosé doit être coupé, comme disait mon ami le Rabbin.

Eric Boschman

19:08 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |